Port-de-Bouc, la cité pauvre et tranquille qui traque le mal-logement

Reportage
le 11 Mai 2021
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Après Noailles, la métropole autorise l'extension du permis de louer, notamment à Port-de-Bouc. Plongée dans le centre ancien méconnu d'une des plus jeunes communes du département.

Un exemple d'habitat ouvrier dont la façade illustre le manque d'entretien. Photo : B.G.

Un exemple d'habitat ouvrier dont la façade illustre le manque d'entretien. Photo : B.G.

Le confinement qui s’étire maintient le centre-ville de Porte-de-Bouc dans une douce torpeur. Peu de monde dans les rues, peu de masques sur les visages. Sur les quais aux terrasses fermées du port de plaisance, on se salue de loin. Entre les sculptures monumentales de Raymond Morales, les bâtisses de bord de mer aux allures […]

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Commentaires

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  1. Brigitte13 Brigitte13

    Bonjour,
    Merci pour ce reportage dans cette ville si discrète. Saviez-vous qu’elle a recueilli l’Exodus et 2 autres navires transportant 4500 survivants de la SHOA, bloqués par la marine britannique l’été 1947 ?
    Que pensez de ce territoire métropolitain de 3 communes, dont sa voisine Martigues, du même bord politique et dont les richesses et/ou les outils ne semblent pas bénéficier Port-de-Bouc ?

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  2. Milene Milene

    J’ai longtemps habité Saint Mitre les Remparts.
    Merci de ce rappel important sur Port de Bouc ville solidaire.
    Dans les année 70 ces 3 villes avec Fos ont pris de plein fouet les effets pervers du mirage industriel de Fos (qui devait créer selon l’Etat 100 000 emplois) et qui ont du gérer seuls l’accueil des ouvriers qui ont construit les usines puis l’accueil des exilés de l’intérieur notamment les lorrains venus travailler sur le site.
    Dans ces années 70 les trois villes ont créé un SIVOM Syndicat intercommunal à vocation multiple à la même époque ou l’Etat imposait les villes nouvelles (Istres Fos et Miramas) . Deux types de partenariat à l’opposé. L’un volontaire l’autre imposé. L’Eta a alors arrosé les villes nouvelles et a très peu aidé les 3 autres.
    Un exemple .La coopération sur l’eau :
    A cette époque aussi une coopération a été mise en place pour la gestion de l’eau. Il a fallu se battre pour quitter le contrat avec la Régie des eaux de Marseille qui ne respectait pas ses obligations en terme d’ entretien du réseau et faisait payer le prix fort aux administrés. La gestion de l’eau a été municipalisé pour le grand bien des usagers
    Il y avait aussi coopération culturelle avec le bibliobus intercommunal et le Festival populaire Martigues Port de Bouc Saint Mitre les Remparts.
    Et de nombreuses autres coopérations intercommunales. La solidarité était évidente : Saint Mitre les remparts n’ayant aucunes ressources autre que les impôts liés au logement.
    Les élus des 3 villes se sont battus pour que les retombées de Fos (impôts entreprises) soient répartis sur toutes les communes qui avaient la charge d’accueil des salariés (école, logement ….). Sans succès.

    La répartition des recettes des villes notamment dues par entreprises relèvent du législatif de l’Etat. Cette disparité de revenus entre les villes est présente sur tout le territoire national

    Aujourd’hui on impose une coopération forcée : la mise en place de la métropole avec une dépossession progressive du rôle des élus municipaux et de la participation des citoyens. La suppression de la taxe d’habitation avec une conséquence importante pour la capacité des villes à gérer leur territoire.
    La Métropole a t’elle fait avancer d’un iota l’inégalité territoriale.
    MHB

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