[Petites histoires de résidences fermées] Le chemin du conflit mène à l’école

Série
le 29 Juil 2017
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Souvent cossues, parfois anonymes, les résidences fermées sont une constante de l'urbanisation à Marseille. Certaines copropriétés choisissent un matin de fermer un accès, puis un autre, quand d'autres sont vendues sur plan avec barrières et portails dernier cri. Mais ces choix, privés, ne sont pas sans conséquences pour l'espace public. Le premier épisode de notre série consacrée au sujet revient sur le litige qui a opposé parents d'élèves et riverains de l'école Vaccaro, au sud de la ville.

[Petites histoires de résidences fermées] Le chemin du conflit mène à l’école
[Petites histoires de résidences fermées] Le chemin du conflit mène à l’école

[Petites histoires de résidences fermées] Le chemin du conflit mène à l’école

La série d’articles consacrée aux résidences fermées a été réalisée en partenariat avec une équipe de chercheurs du Laboratoire population environnement développement (LPED) de l’université Aix-Marseille, sous la direction d’E.Dorier, déjà évoqué dans Marsactu. Retrouvez au bas de cet article un décryptage de cette situation par Julien Dario, doctorant en géographie. L’histoire pourrait ressembler à […]
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Lisa Castelly
Journaliste

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Commentaires

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  1. Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

    1) Concernant la résidence Michelet-de Lattre
    – Pourquoi l’école est incluse dans le périmètre de la résidence ?
    – Pourquoi le boulevard Koening, voie publique, est aussi inclus dans le périmètre de la résidence à la place d’avoir 2 périmètres: un à l’est et un autre à l’ouest du boulevard ?
    – Quel est le statut administratif du “petit chemin”: public ? privé ?
    2) Concernant le lotissement Coin-Joli
    Ce sont l’école et les bureaux de votes qui sont inclus dans le périmètre fermé du lotissement alors qu’on parle d’aménagement des bureaux de vote pour les handicapés.
    A plusieurs reprises j’ai marquer aux procès verbaux d’un des bureau de vote la difficulté d’accés de ce bureau pour les handicapés ou personnes agèes.

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    • Lisa Castelly Lisa Castelly

      Bonjour, et merci pour vos pertinentes questions !
      1) L’école a été construite consécutivement à la création de la résidence, à la fin des années 60, pour faire face à l’arrivée de nombreuses famille. À l’époque la résidence n’était pas close donc la question se posait moins. C’est le même cas de figure qu’à Coin joly. Je ne peux pas vous dire si sa création émanait d’une demande des résidents ou d’un besoin identifié par le rectorat…
      Idem pour le bd koenig : dans la mesure où la résidence ne comportait pas ou peu de clôtures et qu’il se finit en impasse, le problème n’était pas le même à l’époque. Et les copropriétaires se satisfont assez bien que le ramassage des ordures et l’éclairage soient assurés par la Ville.
      Le petit chemin appartient à la résidence.
      2) Pour Coin joly, je vous renvoie à nos différents articles sur le sujet :
      https://marsactu.fr/coin-joli-la-vie-derriere-des-grilles/
      https://marsactu.fr/bref/coin-joli-se-ferme-encore/
      https://marsactu.fr/coin-joli-le-proces-des-residences-fermees/
      https://marsactu.fr/bref/lotissement-coin-joli-justice-valide-fermeture/

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    • Tarama Tarama

      L’école Mazargues-Beauchêne est elle aussi construite au coeur d’un lotissement qui s’est progressivement complètement fermé (originellement de simples chaines en bout de rue pour interdire la circulation, puis des grilles, puis des portables automatiques à chaque entrée. Les accès sont ouverts aux heures de travail, six jours sur sept – comme quoi c’est possible -).

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  2. Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

    SUITE
    âgées
    Qui lit ces procès verbaux ?
    Un élu de ce secteur était handicapé.
    Est-ce une façon de lui rendre hommage ?

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  3. Tarama Tarama

    Ces situations ne sont pas le résultat de l’histoire comme le dit Royer-Perreaut, mais de la nullité des élus marseillais qui laissent perdurer des situations aussi aberrantes qu’illégales (ici c’est le pompon, une voie publique barrée par un portail…). Ce maire se place ainsi dans la droite ligne de son prédécesseur Teissier.

    Quant à ces résidents qui détestent leurs voisins et n’ont aucune considération pour la sécurité d’enfants de 6 à 10 ans, que dire d’eux…

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  4. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Le souci de l’intérêt général qui anime notre municipalité se traduit par des déclarations volontaristes de ses représentants :
    – Moraine : « cela ne nous concerne pas »,
    – Caradec : « ils sont chez eux »…

    Pour être juste, précisons que Mme Caradec essaie de se rattraper aux branchages en ajoutant : « il faudrait quand même permettre la circulation à pied ». Des déclarations vraiment utiles tirées de cet article de Marsactu : https://marsactu.fr/projet-durbanisme-autour-de-cite-radieuse/.

    Bref, le laisser-faire est l’âme de la politique gaudinesque, ce n’est pas un scoop. En 24 ans de mandat à la tête de cette ville, nos champions municipaux auront largement eu le temps de déstructurer complètement son urbanisme. Combien de temps faudra-t-il ensuite pour corriger, si c’est possible, les erreurs et le je-m’en-foutisme de cette fine équipe ?

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    • Tarama Tarama

      Le problème c’est qu’une fois que le béton est coulé c’est fout, et il a beaucoup coulé (et ça continue). Et qu’une fois qu’une barrière est posée c’est quasi-impossible de la faire enlever, surtout s’il se trouve des juges pour se moquer complètement de l’intérêt collectif…

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Dans ce cas particulier, une barrière coupe le boulevard du Maréchal Keonig, voie publique. Même si elle n’est fermée que le soir et la nuit, c’est inacceptable de s’approprier ainsi un espace public au détriment de la liberté d’aller et venir.

      La puissance publique n’a probablement pas besoin d’un juge pour se faire respecter : une mise en demeure de laisser la voie libre d’accès, suivie du démontage de la barrière si la copropriété ne s’exécute pas, devrait suffire.

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  5. Trésorier Trésorier

    Ahurissant le cas de cette copropriete qui cloture une route publique. On est dans un pays de droit ????

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  6. LAU LAU

    Si je peux me permettre une précision : “assemblée générale du syndic” ne veut rien dire. Il s’agit de l’assemblée de la copropriété, convoquée par le mandataire de la copro, à savoir son syndic. Les convocations sont adressées en RAR, voire RAR électronique, au moins 3 semaines avant la réunion. Avant 2020, les fermetures de copro se votaient à la majorité de l’article 26. Il serait intéressant de lire le PV d’AG.

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