Macron à Marseille : un acte 2 poudre aux yeux
Au terme d'une visite au programme très chargé, le président de la République a quitté Marseille en laissant derrière lui comme un goût d'inachevé. Comparés aux grandes annonces de 2021, ces trois jours auront davantage été marqués par un grand flou, suscitant son lot d'incompréhensions, voire de ressentiment. Récit.
Emmanuel Macron en visite à la copropriété dégradée Benza (10e arrondissement), le mercredi 28 juin 2023. (Photo C.By.)
"Oh ! Regarde, il y a quelqu'un !" Maeva saisit le poignet de sa copine, Nathy, et pointe du doigt un appartement au 9e étage d'un bâtiment de la copropriété Benza (10e arrondissement). Par l'espace que devait occuper une fenêtre, jadis, on voit un plafond totalement brûlé. Et dans l'encadrement de l'ouverture se tient un homme en arme. "C'est un sniper ?", interroge une des collégiennes, franchement étonnée de voir quelqu'un à cet endroit. Un habitant explique : cet appartement a été victime d'un incendie il y a quatre ans : "Et depuis, il pleut chez les voisins du dessous. Alors au lieu de mettre un policier, ils feraient mieux de réparer le plancher..."
Ce mercredi matin, le président de la République effectue son 3e et dernier jour de visite à Marseille. L'occasion d'évoquer un des thèmes qui figuraient en bonne place dans le plan Marseille en grand : la lutte contre le logement indigne en général et la résorption des copropriétés privées dégradées en particulier. Pourtant, après trois jours de visite au pas de charge, entre les gyrophares des motards qui ouvrent la marche – y compris pour les bus des journalistes –, les rencontres protocolaires et l'excitation des bains de foule, le déplacement présidentiel n'amène que peu de réponses concrètes à ce fléau qui ronge la ville. Sur ce thème comme sur les autres, le "Marseille en très grand" promis dans la presse ne débouche pas sur de réelles nouveautés, ni sur un véritable acte 2 du plan gouvernemental.
À Benza, "on rentre en force et on nationalise"
La résidence Benza, avec ses onze immeubles défraîchis et son millier d'habitants, ne fait pas partie des cas les plus épineux en termes de copropriété à l'abandon à Marseille. Mais elle est de celles "qui risquent de basculer", résume le député Renaissance du cru, Lionel Royer-Perreaut, pour justifier cette incursion du côté de Pont-de-Vivaux, à l'est, plutôt que dans les grandes copropriétés à la dérive du Nord de la ville, comme le Mail ou les Rosiers. En cause, analyse-t-il, des marchands de sommeil et des propriétaires peu scrupuleux qui ne payent plus leurs charges, entraînant la résidence par le fond.
Dans une ambiance d'excitation mêlée de doute qui entoure généralement un déplacement officiel d'un chef de l’État, des hommes en djellabas et des mamans bien mises, en ce jour d'Aïd el kebir . . .
Et la mairie ? Et le département ? Et la région? Macron a tenté de bousculer toutes ces couches admistratives et politiques….comment ont-ils réagi ? Ils attendent les euros venant de l’état. Les solutions de proximité doivent être prises à pleines mains par cette bureaucratie.
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Où en est la nouvelle répartition des pouvoirs entre la métropole et la ville de Marseille ? Sans celle-ci, rien ne sera possible et les promesses aboutiront à arroser le sable.
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tte « le roi carotte » était dans son éPlace nette, scène d’opérelèment : « je brille, je communique, je vous enfume… »
Mais où sont les réactions des politiques de Gauches… Far cagar Tutti.!!!!
Modestine
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Rien sur la renovation des quartiers noailles et belle de mal?
Pas de coup de pouce financier pour le prolongement du tram vers st antoine. Burel st jerome. ?
Et le prolongement du M2 vers la pomme?
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la com n’est pas son genre
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l’idée de la centrale nucléaire n’a que 50 ans https://www.laprovence.com/article/societe/19094304543068/grand-format-centrale-nucleaire-a-marseille-fos-un-projet-vieux-de-50-ans
un président qui disrupte ? non qui retarde
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Je pense que la phrase de l’article : »dix ans après une capitale européenne sans lendemain autre que son musée national. » n’est pas exacte, le bilan global de Marseille 2013 est bien plus conséquent que le seul MuCEM.
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