Lycéens photographiés en manif par le directeur d’académie : le Défenseur des droits saisi
La CGT Éduc'action 13 a saisi la Cnil et le Défenseur des droits après que le directeur d'académie a photographié et fait identifier des lycéens en manifestation à Marseille. Le syndicat demande des explications sur les informations utilisées et dénonce des mesures portant atteinte à plusieurs libertés.
Les lycéens mobilisés devant la direction académique le 26 avril 2026. (Photo : B.G.)
"Un selfie, monsieur le Dasen ?" Devant la direction des services départementaux de l'Éducation nationale à Marseille, le 30 avril dernier, une pancarte détonne. Alors qu'une cinquantaine d'élèves, parents, professeurs et syndicats manifestent pour protester contre les coupes budgétaires qui touchent les établissements du département, c'est une autre histoire qui anime les discussions. Quelques jours plus tôt, La Provence a révélé que le directeur académique des services de l'Éducation nationale (Dasen), Jean-Yves Bessol, a pris en photo des jeunes pendant une précédente mobilisation et a demandé aux chefs d'établissement de les identifier. Plusieurs parents d'élèves ont ensuite reçu des courriers au sujet de la présence de leur enfant à la manifestation.
L'information a suscité une indignation. Au point que le syndicat CGT Éduc'action 13 a saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et le Défenseur des droits, a appris Marsactu. Ces . . .
Et après ils vont se plaindre d’être invisibilisés.
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Ça sent la bonne humeur :;
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Le suivi de l’obligation d’assiduité n’a besoin que de constater l’absence en cours. Le motif est à l’évidence autre.
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Les élèves ont peut être une obligation d’assiduité mais le DASEN lui a l’obligation de respecter la déontologie de sa profession et de respecter le droit à l’image des mineurs. Et de demander préalablement aux parents de tous les élèves s’ils accordent le droit de photographier leurs enfants sans leur consentement exprès.
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Pas sûr qu’il existe un droit à l’image pour des manifestants… Par contre, si le Dasen est fondé à demander aux parents de justifier l’absence de leur enfant, pas sûr qu’il soit dans son rôle en leur disant où leur enfant se trouvait à un instant t…
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Il faut comprendre ce « Dasen », sûrement un grand pédagogue visionnaire : il aura voulu habituer dès maintenant notre progéniture à se faire fliquer en permanence : entre les caméras de vidéo-surveillance partout, l’intelligence artificielle et les fichiers qui se multiplient et se croisent, c’est ce qui l’attend.
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Cette histoire est quand même hallucinante. Elle n’a pas trop fait de bruit, notamment au niveau national. La démarche de ce syndicat sera j’espère appuyée par d’autres syndicats, et organisations de parents, citoyens…
Nous voyons, depuis quelques années, des pratiques de représentants de l’état, qui relèvent du registre de l’extrême droite. Quand on lit cela au detour d’un article, on a tellement de mal à y croire, on reste sidéré, et la vie reprend, cela est silencié, surtout que peu de personnes ont lu ces articles.
Est-ce des balons d’essai ? Pour mesurer les réactions ? Pour repérer les « éveillés » qui réagissent ?
Je crains une habituation progressive de notre société, comme l’histoire de la grenouille et de l’eau bouillante.
Et l’horizon bouché par ce mantra que l’on entend et lit partout : « l’évidence » de l’arrivée au pouvoir du RN, parce que soi disant « c’est ce que veulent les Français ».
Tout le monde (ou presque) semble se résigner à cette situation politique.
S’attaquer aux jeunes, les décourager de manifester, de se révolter, les empêcher de s’informer, de se politiser, par différents moyens, montrent que, comme toujours, le pouvoir a peur de la jeunesse.
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