Zizanie post-électorale à la confédération des CIQ

Actualité
le 12 Mai 2026
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Du huitième au treizième arrondissement, la fronde monte dans le petit monde des comités d'intérêt de quartier (CIQ). Les 240 associations réunies sous cette appellation doivent débattre d'une nouvelle charte et d'un règlement intérieur venant fixer de nouvelles règles. Or, pour certains, elles construisent une hiérarchie entre la confédération et ses adhérents.

Le siège de la confédération des CIQ, boulevard Garibaldi. (Photo : B.G.)
Le siège de la confédération des CIQ, boulevard Garibaldi. (Photo : B.G.)

Le siège de la confédération des CIQ, boulevard Garibaldi. (Photo : B.G.)

Le monde feutré des comités d'intérêt de quartier (CIQ) marseillais bout parfois de débats agités dont le grand public ne perçoit pas les remous. Cette institution renvoie une image policée : des femmes et des hommes, souvent âgés, qui veillent à la tranquillité de leur quartier, dans le cadre de réunions régulières de ces associations régies par la loi 1901, dont certaines dépassent le siècle d'existence. Mais ces rouages essentiels de la démocratie locale font de temps à autre entendre quelques grincements dans leur fonctionnement. Notamment dans les relations entre les différentes strates de l'institution, organisée par quartiers, eux-mêmes regroupés par fédérations d'arrondissement, chapeautées par une confédération.

Les dernières élections municipales ont ainsi laissé des traces. Car la volonté d'apolitisme affichée par l'ensemble des CIQ entre forcément en tension avec le rôle politique que certains bénévoles entendent jouer au moment des élections. Voilà pour la toile de fond. Le nœud de l'intrigue concerne précisément une charte déontologique fixant les droits et devoirs des CIQ vis-à-vis des fédérations et de la confédération, ainsi qu'un règlement intérieur qui s'imposerait à tous. La confédération, sous la houlette de son président Philippe Yzombard, se prépare à la faire voter, avec des répercussions en cascade sur ses relations avec les fédérations et les CIQ eux-mêmes. Le tout devant entrer en application le 6 juin prochain, date de la prochaine assemblée générale de la . . .

Les coulisses de Marsactu
Réaction d'Olivier Ménétrier, après la parution de l'article : N’ayant pas été contacté avant la publication, je souhaite apporter quelques précisions afin de dissiper la confusion entretenue par cet article notamment par certains membres du CIQ de Bonneveine, anonymes. Le 14/03/2026, l’assemblée générale du CIQ du Roy d’Espagne a renouvelé son Conseil d’Administration, en présence du président de la fédération des CIQ du 8e, Guy Barotto, et du président de la Confédération des CIQ de Marseille, Philippe Yzombart, sous la supervision du CA et du Bureau sortants et de son président Claude Gondolo, qui ne souhaitaient pas se représenter. Ma candidature a été acceptée par dérogation, conformément aux statuts. Pourquoi une dérogation ? Parce que les statuts imposent notamment d’être adhérent depuis trois années révolues et à jour de cotisation. Après six années passées à la mairie des 6e et 8e arrondissements comme adjoint délégué à la sécurité, j’avais mis en sommeil ma participation active au CIQ et n’étais donc plus à jour de cotisation depuis trois ans. Cette dérogation a été soumise au vote de l’assemblée générale, notamment afin de permettre au CIQ d’atteindre le minimum statutaire de cinq administrateurs. En revanche, je n’ai jamais démissionné du Conseil d’Administration ou du Bureau, puisque je n’en étais plus membre durant mon mandat municipal. Le délai de deux ans évoqué dans l’article ne me concernait donc pas. Ensuite, le 15/04/2026, le nouveau Conseil d’Administration a élu son Bureau : j’ai été élu président avec quatre voix pour et une absence. Comparer cette situation avec celle de Mme La Rocca me paraît peu pertinent, les contextes statutaires comme les parcours étant différents. Je ne demande pas un droit de réponse — dont chacun sait l’efficacité très relative — mais simplement quelques précisions afin d’éviter la confusion entretenue par cet article. Pour celles et ceux qui le liront, et qui me connaissent, à défaut de forcément m’apprécier.
Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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12 commentaires


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  1. MarsKaa

    Jai toujours l’impression que ces comités n’ont pas pour intérêt le quartier, ne representent pas les habitants du quartier, mais sont au service de quelques personnes qui y défendent leurs propres intérêts.

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    • Malleus Maleficarum

      C’est exactement ça.

      Les lignes de bus privatisées dans le 8ème (coucou Catherine !).
      Le racisme débridé dans le 9ème.
      Etc.

      Super utile. Non, vraiment.

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  2. saveria555

    Sans oublier dans le 7eme secteur, Monique Cordier, ex élue communautaire sous l’ère JC Gaudin et ancienne du CIQ St Just.

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  3. julijo

    Les CIQ ? zizanie ? efficacité ? impact dans les quartiers ?

    Dans « mon » ciq, (qui s’appelle je crois « beaumont-plateau ») je n’ai jamais assisté à une réunion où les problèmes réels qui étaient abordés, l’étaient avec sérénité, débats, et partages de points de vue ; ils n’aboutissaient jamais à une position un peu concrète.
    On sentait très rapidement, qu’il y avait un groupe de 3 à 4 personnes qui géraient au gré des intérêts des maires et élus de secteur, dont ils étaient proches.et la solution des problèmes posés était conforme aux souhaits de ces élus, tout le reste étant bla-bla inutiles. on finissait la réunion par un apéro un peu maigre, et le « clientélisme » -vertueux ou pas- fonctionnait.

    Alors évidemment participer à la courroie de transmission des projets de…blum, boyer, assante, julien ravier, souvestre, différents maires au fil des années….ne m’a pas intéressé longtemps.

    Alors, qu’ils se bouffent le nez entre eux, et qu’ils se mettent la rate au court bouillon….à part les « édiles » des ciq de la ville, ça concerne qui ????

    Bien évidemment ce serait plutôt chouette que dans tous les quartiers il y ait des endroits pour débattre de l’ambiance, la sécurité, l’habitabilité (!) de chaque secteur, mais il faudrait dans ce cas, non pas la charte présentée, mais un réel modus vivendi sans pression quelconque des maires ou élus qui la plupart du temps n’habitent pas dans le périmètre.
    Et ça….ça tient de l’utopie.

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    • Armand Louis

      @Julijo
      Le fait que vous ne soyez ‘ pas sur du nom de « votre » CIQ atténue ce me semble la portée de votre propos.
      Les CIQ servent à quelque chose ne serait(ce que par leur pouvoir de nuisance (ex. hôpital privé de St Barnabé) . Ils ont une expertise de terrain et la connaissance du fonctionnement concret des institutions. C’est pourquoi à chaque élection municipale, ils sont courtisés par les élus. D’ailleurs, dans l’arrondissement de « votre » CIQ, l’équipe du maire de secteur a « récupéré » des membres de CIQ.

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    • julijo

      Il y a plus de 30 ans que je suis dans le quartier et « mon » ciq a changé de nom plusieurs fois, entre Saint-Julien et Beaumont il doit bien y avoir au moins 2 CIQ sinon 3 aujourd’hui…. J’ai signalé que ce n’était pas ma tasse de thé ce genre de réunion, son nom exact m’importait peu.
      En ce qui concerne l’expertise et les connaissances du terrain, je mets largement en doute vos propos. Peut-être quelques-uns après le briefing avec l’élu qu’il faut soutenir….
      Et oui plusieurs se retrouvent dans l’équipe municipale du 11 12 aujourd’hui.
      Ce qui n’engendre pas de ma part la meilleure confiance.

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  4. Dominique PH

    100 % d’accord avec les commentaires ci-dessus de MarsKaa, de Saveria ainsi que de julijo à qui d’ailleurs je propose une réponse à son  » ce serait plutôt chouette que dans tous les quartiers il y ait des endroits pour débattre de l’ambiance, la sécurité, l’habitabilité (!) de chaque secteur, mais il faudrait dans ce cas, non pas la charte présentée, mais un réel modus vivendi sans pression quelconque des maires ou élus qui la plupart du temps n’habitent pas dans le périmètre.
    Et ça….ça tient de l’utopie. »
    En fait, c’était ce que proposait le programme de la liste Marseille fière et populaire ( Delogu ) dans son chapître Démocratie de proximité/démocratie participative ; mais bon, ça n’a fait que 12 % des voix … Bref; les CIQ ( moyenne d’âge 78 à 79 ans pour la plupart ) ont encore de l’avenir mais seulement dans leur entre-soi ; cela alors que ça aurait été si positif, faste, bienfaisant pour la population globale que soient enfin créés et agréés des vrais comités de quartier c’est à dire ouverts enfin à l’habitat vertical , ouverts aux primo arrivants, ouverts à des personnes timides mais tirées au sort … et où chaque génération aurait sa place, les seniors faisant part de leurs longues expériences, les cadets de leurs compétences dans les nouvelles technologies…

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    • Armand Louis

      Sauf que le fonctionnement d’un CIQ exige bcp de travail et ce type de bénévolat est peu prisé chez les jeunes. pour diverses raisons notamment d’emploi du temps D’où une moyenne d’âge élevé.
      Certains présidents de CIQ très âgés ne veulent pas partir, ce qui entache l’attractivité et la vitalité de leurs associations. Et ce type de CIQ est intéressant pour les politiques en raison du peu d’adversité qu’ils rencontrent.
      Ceci dit, les CIQ sont ouverts à tout le monde quelque soit l’âge et le statut social des personnes. Là comme ailleurs, il faut s’accrocher pour être reconnus et être un jour président….!!!!!

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  5. Forza

    Le Moyen Âge (et la moyenne d’âge 😄).
    Malgré ses belles promesses de 2020, le PM s’est engouffré dans la brèche comme ses prédécesseurs.
    Virez-moi tout ça et remise à plat.

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  6. saveria555

    Mais à qui peut on faire croire que les CIQ sont « apolitiques »?
    Leur appétence pour les questions de sécurité, « ah une bonne expulsion d ‘un campement de roms » leur facilité à cotoyer les élus du RN,  » ben oui, ils ont èté èlus »!
    Qu ils assument leurs convictiolns une bonne fois pour toute.

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  7. Pascal L

    « elle a été désignée “à l’unanimité” » : mais c’est combien de personnes l’unanimité ?
    Notre CIQ (au nord de Marseille) compte une quarantaine d’adhérents (dont une moitié de retraités) et il semble qu’il est l’un de ceux qui compte le plus de membres, certains n’en aurait pas plus d’une dizaine et dans ce cas ce sont 4 ou 5 personnes au plus qui prennent toutes les décisions sans avoir de compte à rendre à quiconque.
    Ce serait très intéressant d’avoir les chiffres.

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