L’imprimerie MOP de Vitrolles évite la liquidation de justesse
Menacée de liquidation, l'imprimerie vitrollaise s'oriente finalement vers une poursuite d'activité. Le président Guillaume Riccobono a amendé son plan de redressement, levant les réserves de l'administrateur judiciaire.
Les MOP, réunis devant un représentant du personnel et Olivier Mateu, secrétaire départemental CGT (à gauche).
"Le tribunal a accepté le plan proposé par la direction." Prononcée à la sortie d'un tribunal de commerce par un représentant du personnel, après une longue audience, cette phrase est la plupart du temps accueillie par un soulagement, malgré le plan social qui l'accompagne souvent. L'entreprise vivra, la liquidation est écartée. Mais ce jeudi, à Salon-de-Provence, les réactions à l'annonce de Jérémy Jacques, secrétaire de la délégation unique du personnel de l'imprimerie MOP de Vitrolles, étaient bien difficiles à lire.
Le syndicaliste, comme l'avocat des salariés Guillaume Bordet et même Olivier Mateu, secrétaire de l'union départementale CGT, n'ont alors pas accepté d'en dire plus. "On va à Vitrolles pour en discuter", a seulement lancé Jérémy Jacques. Plus tard, on apprendra toutefois que la décision formelle est attendue pour mardi, mais que l'administrateur judiciaire Frédéric Avazeri a levé les réserves qu'il avait émises sur une précédente version du plan.
Filiale du groupe Riccobono, comptant une soixantaine de salariés et une trentaine d'intérimaires, MOP imprime . . .
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