[L’été venants] Le Vieux-Port, épicentre populaire de l’été marseillais
Qu'ils viennent de loin ou du coin, en masse, en couple ou en famille, chaque été, Marseille attire davantage. Une source d'agacement pour les uns et de revenus pour les autres. Cet été, Marsactu raconte ces "venants" estivaux qui se frayent leur chemin dans la ville, avec ou sans tour organisé. Deuxième épisode : le Vieux-Port et le bas de la Canebière, cœur palpitant de tous les brassages.
Depuis quelques étés, le Vieux-Port accueille un flot de touristes ininterrompu. (Photo : C.By)
Commentaires
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Depuis au moins quatre ans via le Comité de Quartier nous demandons, documents à l’appui, des WC publiques. L’ancienne Maire d’arrondissement nous les avaient promis mais c’était les ABF (Architecte des Batiments de France) qui bloquaient concernant l’impact ”visuel” disait-elle. Je vous passe les réponse du Député Mennucci…!!! Nous avons contacté le nouveau Président du CIQ mais bon, c’est les vacances me semble-t-il…!
Devant cet afflux comment les touristes, hommes/femmes doivent pisser et où?
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Un peu de matérialité dans cet élan poétique…, il n’a pas tort Jean-Marie, mais ça casse un peu l’ambiance.
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C’est un vrai problème, vous avez raison.
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Bel article, fidèle à l’ambiance, qui donne la parole à diverses personnes. Bravo pour ce travail !
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Cette série d’articles portant sur le Vieux Port, Corbières et la Plaine , articles sympathiques au demeurant témoignent du changement profond de cette ville, et les plus anciens habitants de Marseille du moins certains ,dont je fais partie,peuvent trouver ce dernier déroutant, surprenant voire dérangeant.
Articles intéressants, mais bourrés des clichés devenus habituels prônés par le politiquement correct, Marseille multi ceci, Marseille multi cela alors qu’à longueur d’année nous ne parlons que de ville coupée en deux et de communautés.Et je vous fais grâce du mythe du Vélodrome,n’en jetons plus.
Il y a quelques années je prenais un très grand plaisir à me baigner à Corbières, endroit magnifique, mais à force de saleté de l’endroit au lendemain de soirées, à supporter les incivilités des uns et des autres j’ai arrêté de m’y rendre.Je n’y suis jamais retourné, c’était insupportable.Cela a peut-être changé ?.
La Plaine étai un vrai marché, il s’est transformé au fil du temps en dépotoir, alimenté par des pseudos révolutionnaires de comptoirs qui pensent que saloper le bien public par des tags est acte révolutionnaire.Enfin le Vieux Port, reflet du vrai Marseille, où la vente à la sauvette est interdite par la mairie,cette dernière ne précise pas si le shit est compris ou pas dans cet arrêté municipal.
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Alors oui , sur ce Vieux Port je préférerais voir les porteurs de casquettes de chez Charlie, qui commentaient l’actualité avec fort accent , de voir passer nos marseillaises décontractées, et surtout de ne pas voir ces touristes qui visitent Marseille comme un Zoo, encore quelques temps nous aurons droit au lancer de cacahuètes de la part de ces derniers.
Le temps passe, cela est sûr, mais entre cette tentative de créer ce Marseille imaginaire pour touristes et la dure réalité quotidienne ,il y a un Monde
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tout à fait d accord !! on est bien chez nous et laissez nous tran
quilles
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l ombrière semble être devenu un abribus
Rien a a dire de plus
peut être pour les hommes pisser directement dans le vieux port ce ne sera pas pire que ceux qui le font au fond de leur bateau et qui vide direct dans le vieux port de toute façon l’odeur est déjà la, un peu plus un peu moins
Et pour les femmes ………………. j ai pas d’idée quoique j en ai vu entre 2 voitures….
bref pas marrant
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la faute au revêtement de sol si pourri et au manque de mobilier urbain !
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« La touriste anglaise “Les gens sont gentils. Et on dirait l’Afrique !” » La vérité sort de la bouche des touristes.
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J’ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière, à Marseille.
Je m’apprêtais à écrire une chronique rafraîchissante pour un magazine d’été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels.
J’avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d’hiver, au fond d’un placard.
Je m’apprêtais même à faire de l’humour. Quelques fois, j’y arrive. Mais voilà. Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d’Estienne d’Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.
J’ai plus envie de relativiser. J’ai plus envie de faire de l’humour. Et j’ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien.
J’ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.
J’ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d’emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.
J’ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d’urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.
J’ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d’organisation collective.
J’ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n’ont sans doute plus pris un métro depuis des lustres.
J’ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l’absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l’escroquerie.
J’ai plus envie.
J’ai plus envie de baisser les yeux devant l’indolence arrogante de jeunes connards.
J’ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.
J’ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d’apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.
J’ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d’abrutis incultes, vociférant et bruyants au milieu des trottoirs qui n’ont qu’une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot « respect » qu’ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.
J’ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d’orthographe. L’illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l’ardeur des vandales.
Et aussi…
J’ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d’un trait négligent sur des plans d’architectes en mal de terrains à lotir.
J’ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l’îlot Malaval est une honte).
J’ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.
Et encore…
J’ai plus envie d’écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d’entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.
J’ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.
J’ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen.
Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c’est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l’histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale « l’appréciation de la haute bourgeoisie locale »
J’ai plus envie de ce manque d’imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d’avenir pour leur progéniture se résume à : «un boulot à la mairie ou au département».
J’ai plus envie d’entendre les mots «tranquille» «on s’arrange» «hé c’est bon, allez, ha» prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.
J’ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.
J’ai plus envie de l’incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d’ambition comme profession de foi.
J’ai plus envie des discours placebo autour de l’équipe locale de foot en lieu et place d’une vraie réflexion sur la culture populaire.
J’ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l’insalubrité à longueur de vie.
J’ai plus envie de m’excuser d’être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville. Ma ville !
Pourquoi j’ai plus droit à ma ville ?
Merde !
Phillipe Carrese
Tout est dit
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Vous auriez dû vous arrêter aux réformés Braillasse. Un exorcisme s’impose !
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Jacques89 ,si l’état de votre ville et si sa situation vous conviennent,alors tout est parfait, nous sommes sur la bonne voie.Encore un effort.
Ce coup de gueule de Carrese qui ne date pas d’hier,et auquel j’adhère totalement, décrivait une réalité qui ne s’est pas améliorée, loin s’en faut.
Alors effectivement Carrese aimait Marseille,mais pas du tout celui que l’on essaye de nous vendre.
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Je ne peux pas dire que l’état de la ville me convienne, je n’y vit pas. Mais j’y ai vécu 30 ans et j’ai toujours connu ça. A l’époque les coupes gorges ce n’était pas les cités de la Castellane ou de la Rose, c’était plutôt entre Garibaldi et Belsunce. Alors, qu’on veuille nous vendre autre chose, je veux bien, mais ce serait être bien naïf de penser qu’on va en avoir pour notre argent.
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Et oui Jacques, nous y voilà,vous avez en deux lignes résumé la situation. Garibaldi coupe gorge ,dans les années 70 j’étais en prépa à Thiers sûrement pas, Belsunce dans la journée, sûrement pas non plus.Cette violence se limitait à un périmètre très réduit.On essaye de nous vendre le multi ceci et le multi à Marseille , comme cela est vendu en Espagne avec l’âge d’or d’El Andalous qui ne résiste pas à l’analyse historique
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Vous parlez d’exorcisme, entraînons nous plutôt pour le De Profundis,notre cité en est là.Nous étions méridionaux avec qualités et défauts, nous ne le sommes plus et c’était l’un des constats de Carrese en sus du reste décrit dans son coup de gueule.Sommes passés de Quartier Nord et du Massilia sound système à Jules ou Jul’s ,voyez l’ampleur des dégâts.
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Ces commentaires font fi de l’optimisme propre aux pauvres gens. Elles-ils espèrent que cela va venir et ça va pas venir dans l’immédiat. Toutefois une ville vit avec ses quartiers hauts, ses quartiers bas (tout organisme humain a ses propres contradictions que parfois une tristesse se pose et les ailes de l’espoir, l’argent des pauvres, s’envole…)
En tout cas faut pas céder sur les besoins naturels.
J’espère que nos élus lisent Marsactu.
Quant aux clichés que les jeunes journalistes en usent sans en abuser, faut bien que jeunesse se dépasse…!
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Carrese pointe des problèmes réels, mais ce qui me gêne c’est de faire porter la responsabilité aux pauvres gens. On ne supporte pas de voir la misère. Mais alors, on fait quoi ? On la cache ? On l’enferme complètement dans les 2e, 3e, 14e, 15e, 16e arrdt ? Avec interdiction de frequenter le centre-ville et le littoral ?
On ne voit qu’un bout de la misère sur le VieuxPort, un tout petit bout…
Ne pas oublier que les discours sur les rues infrequentables, sur la rapine, sur les vols, sur les prostitués, sur le “cloaque” et la “faune”, sur le bruit et l’odeur… ont toujours visé les pauvres, de toutes origines, ouvrières ou rurales, françaises ou étrangères…
comme s’ils n’étaient pas les premières victimes de ces conditions de vie lamentables.
Les pauvres eux n’ont pas la possibilité d’aller prendre l’air dans les Alpes ou en Corse, n’ont pas de jardin ou de résidence secondaire ni même une voiture. Pas les moyens de vacances ailleurs. Leur “ailleurs” ce sont les plages et le vieux port. Loin des immeubles insalubres et des cités.
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Relisez Carrese, ce qu’il décrit est simplement les conséquences de l’incurie marseillaise, mais vous avez raison malheureusement les Invisibles sont les plus visibles à Marseille, la misère au soleil,vous connaissez sans doute la suite
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Merci Coralie. Comme votre article sur le 83 vos observations nous retracent ces ambiances d’été “comme si on y était” (en plus d’y être 😉 et les témoignages recueillis sont suffisamment variés pour percevoir la complexité des lieux et des situations. Les commentaires fournis sont d’ailleurs à la mesure de l’intérêt suscité par votre écrit. En ce qui me concerne rien d’idyllique ni de glauque : la vie un été 2021 post confinement à Marseille, et c’est déjà beaucoup.
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moi je suis fan des stands improvisés de thé à la menthe, de location de shisha, de coiffure, de héné et de crêpes, la mairie devrait appuyer et accompagner ces entrepreneurs qui ont souvent du mal à pouvoir travailler de manière classique ! que la mairie organise un peu ces stands plutôt que de faire venir la police et d’embêter tout le monde ! ps : pourquoi le camion qui vent bonbons et casquettes a t il la permission de venir s’installer alors qu’il est si moche ? Ne pourrait on pas lui imposer de mieux s’intégrer au port ?
ce qui me choque sur le vieux port c’est l’appropriation abusive par les plaisanciers des plateformes qui leur ont été construites avec nos deniers. Il faudrait les ouvrir ou en ouvrir certaines au public !
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