Les épiceries en ligne et leurs “darkstores” tentent une OPA sur la ville

Enquête
le 7 Mai 2022
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15 minutes pour recevoir ses courses sans bouger de son canapé. C'est la promesse de Cajoo, Gopuff, Gorillas ou encore Getir : des supermarchés sans clients, uniquement accessibles via smartphone. Boostés par le confinement, ces "darkstores" débarquent en catimini à Marseille, au risque de saturer un peu plus le centre-ville.

En quelques semaines, les livreurs vêtus de jaune et violet se sont insérés dans le paysage. (Photo : Marius Rivière)

En quelques semaines, les livreurs vêtus de jaune et violet se sont insérés dans le paysage. (Photo : Marius Rivière)

“Local à louer”. L’enseigne au-dessus du rez-de-chaussée de cet immeuble haussmannien de la rue Marx-Dormoy à Marseille (4e) laisse penser que les locaux sont inoccupés. Il n’en est rien. À l’intérieur, des céréales, du papier-toilette, du chocolat, du dentifrice ou de la lessive : des centaines de produits en tout genre s’étalent sur des étagères […]

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Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    Merci pour cet article très intéressant sur un phénomène très récent, qui se développe ; j’apprécie la variété des sources interrogées pour mieux cerner tous les aspects de ce phénomène.

    J’ai été frappé de voir fleurir les scooters jaune et violet quelques jours seulement après avoir été matraqué de pubs.

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    • Assedix Assedix

      +1 ! Notamment pour l’info sur le statut des travailleurs.

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  2. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Très belles photos d’illustration qui montrent le mépris pour le Code de la route qui accompagne ces activités de livraison, entre la circulation sur les rails du tramway et le stationnement sur le trottoir.

    L’espace public urbain n’est pas à la disposition de ces entreprises qui, pour le confort d’une petite minorité incapable de se lever de son canapé, détruisent la qualité de vie et la sécurité du plus grand nombre.

    Pour ma part, j’ai déjà vu un livreur Getir griller un feu rouge à pleine vitesse sur le Prado 1 : la promesse de livrer en 15 minutes est une crétinerie irresponsable.

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  3. BRASILIA8 BRASILIA8

    Il est sur que livrer du PQ à 23h30 répond à une demande pressante cela relève même du service public

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  4. TINO TINO

    GETIR nous livre notre commande en 15 minutes, Poutine nous livre ses satan 2 en 200 secondes. Toujours plus vite vers le néant. Et non vers le progrès. …. J’ai envi de pleurer….

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  5. Hde mars Hde mars

    a la rue malaval ils ont pris toutes les poubelles du quartier pour leur dechet . je pense qu’ils ont fait aucune declration a la metropole pour demander container a eu au risque de payer des frais comme toutes entreprise . Ils ont peut etre un cdi mais a priori aucun locaux pour le personnel vu le nombre de chauffeur qui occupent les trottoirs et ils ont squatte tt les places de voitures autour de leur local

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  6. GlenRunciter GlenRunciter

    Je ne suis pas spécialiste mais a-t-on le droit d’exploiter un lieu d’habitation pour en faire un entrepôt ? Ca m’étonnerait. Sans compter le code de la route pour contrer les scooters. Je pense qu’il existe des moyens de leur pourrir la vie si on le veut.

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  7. Benjamin Ribeil Benjamin Ribeil

    Rue neuve st catherine angle sur fort notre dame le camion tous les matins bloque la rue, en vrac au milieu. Cela augmente les tensions et les embouteillages

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  8. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Ce serait bien que les villes qui ont ce type de ”cancer” se réunissent pour faire front commun.
    Par ailleurs en plus des R’NB l’activité des villes ou des quartiers se trouvent ”impactée” par ce type d’activités.
    De plus je pense qu’un sondage serait nécessaire pour évaluer les nuisances de ce ”cancer” commercial et distributeur.
    Et puis plus grave; est ce nécessaire de commander du PQ jusqu’à 23h 30 comme l’un des correspondants le signale?
    Faudrait que les commerces de proximité réagissent…non? Quand je pense que les grandes enseignes financent ce type de ”cancer” distributeur et commercial.

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  9. Assedix Assedix

    Je ne vais pas me faire des amis, mais si les livreurs sont salariés et les flottes 100% électriques, on évite quand même le pire !
    Ce n’est clairement pas le modèle de centre-ville dont je rêve, mais dans le cas particulier de Marseille, vu le nombre de locaux commerciaux vacants, il doit y avoir moyen de trouver des endroits où ils peuvent s’implanter sans gêner le passage ni les riverains.
    Par ailleurs, la population marseillaise étant ce qu’elle est, et leurs tarifs vraisemblablement assez élevés, je ne pense pas que ces enseignes aient vocation à envahir tout l’espace comme les agences immobilières où à une époque les magasins de téléphonie.

    Reste le problème majeur pointé par l’électeur du 8e du respect du code de la route, mais là-dessus les pouvoirs publics auraient quand même largement les moyens d’intervenir car on ne peut pas dire qu’ils passent inaperçus. 🙂

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