Le commissariat de Noailles, point de tension pour l’hébergement des mineurs isolés
Trois mois après l'occupation d'une église pour dénoncer le manque de places pour mettre à l'abri les mineurs étrangers isolés, la situation ne s'est guère arrangée. Pour ceux qui n'ont pas trouvé de toit, le commissariat de Noailles devient souvent la dernière option pour ne pas finir la nuit dehors.
En fin de journée, des mineurs isolés étrangers attendent quasiment tous les jours pour essayer d'être mis à l'abri pour la nuit. (LC)
L'endroit est habitué aux âmes perdues, certes, mais à servir de foyer pour adolescents, un peu moins. Le commissariat de Noailles se retrouve actuellement au cœur des tensions dues au manque de places d'hébergement d'urgence pour les mineurs isolés étrangers. Car en l'absence de toit sous lequel s'abriter, tout mineur est en droit de se signaler à la police s'il s'estime en danger. Les témoignages sont nombreux, pour raconter ce phénomène, pointe émergée de l'iceberg. Fin janvier, ce sont deux militantes associatives qui ont repéré "une vingtaine de jeunes", qui attendaient devant les portes.
Une altercation, mercredi dernier, a jeté davantage de lumière sur un phénomène quasi quotidien depuis des mois. Relaté dans La Provence, l'incident est décrit par la préfecture de police comme une altercation entre "des personnes qui ont agressé des membres de la brigade canine" devant le commissariat, se soldant par le placement en garde à vue de deux individus. Une quinzaine de jeunes aurait pris à partie les fonctionnaires pour pouvoir rester à l'intérieur et obtenir une nuit à l'hôtel.
"On était là, jusqu'à 23 heures, il faisait froid, on est rentrés dedans pour attendre, on a montré nos OPP [document attestation qu'il est reconnu mineur par la justice et doit donc être placé sous la protection des services éducatifs, ndlr] et ils ont voulu . . .
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un responsable syndical de la Police : « « Si tout le monde vient dans le commissariat, c’est compliqué, il y a marqué hôtel de police, mais ce n’est pas un hôtel. »
Ironie de l’Histoire : c’était pourtant un hôtel ! « Le Grand Hôtel de Noailles », avant qu’il soit fermé, se soit délabré puis, finalement, soit transformé en hôtel de Police…
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Noailles était même un grand hôtel de luxe où, avant l’avénement de l’avion, descendaient les,voyageurs qui partaient ensuite en bateau vers l’Asie ou l’Afrique, vers les » colonies » … Paradoxe et ironie de l’histoire les jeunes ressortissants de ces terres lointaines, décolonisées, viennent frapper à la porte de l’Europe et demander subsistances … Ces pays se vident de leurs forces vives, ratent on raté leur développement, certains subissent des guerres et la solution, semble-t-il doit venir de l’Europe qui a déjà joué un rôle dans l’histoire de ces pays … Quel énorme paradoxe !!! Einstein disait qu’on ne pouvait pas trouver une solution à un problème en s’appuyant sur les éléments qui ont conduit à ce problème. Il fallait inventer, créer quelque chose de nouveau. C’est pas gagné !
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Et il est où Monsieur « Moi, je tiens toutes les promesses de mon programme » ? et « en 2018, personne à la rue » ? C’est quoi le « en même temps » dans ce cas là ?
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