Patrimoine : une révolution se prépare au centre de Marseille
Depuis début décembre, la future Aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine du centre-ville marseillais est soumise à concertation. Au premier abord rébarbatif, l'imposant document protège en fait les vues, les panoramas, certains bâtiments et arbres d'un large périmètre. Son règlement drastique va entraîner une révolution dans la rénovation des immeubles et des commerces.
Patrimoine : une révolution se prépare au centre de Marseille
Disons le tout de go : voilà un sujet qui a toutes les qualités de l'épouvantail à lecteurs. Acronyme sans attrait, une AVAP vient remplacer plusieurs ZPPAUP, pensez donc. Plusieurs kilos de documents, 700 fiches, des palanquées de cartes, des points rouges, des points gris, des triangles, des losanges, des carrés... Au secours !
Et pourtant, depuis plusieurs années, les services de la Ville et de l'État travaillent à un projet destiné à préserver les éléments architecturaux remarquables du centre de Marseille mais aussi les places, les points de vue, les arbres... Y compris ceux qui, au fond de votre îlot offrent une touche de vert, un abri à oiseaux et une alternative à la vue du voisin en caleçon.
Tout ceci grâce à une AVAP, pour Aire de valorisation de l'architecte et du patrimoine, plus grande et beaucoup mieux que les Zones de protection du paysage architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) qui protégeaient certaines parties du centre-ville jusqu'à présent. La mise en place de ces zones, instituées par la loi Malraux a surtout permis l'instauration de périmètres de restauration immobilière aux bilans très contestés. Leur effet sur l'aspect extérieur du bâti notamment à Belsunce et Noailles reste peu perceptible.
Lancée en 2014 avec l'extinction des ZPPAUP au plan national, l'aire de mise en valeur marseillaise a été arrêtée durant l'été 2016. Depuis le 1er décembre, ce projet est soumis à concertation publique avec deux réunions publiques et expositions au siège de la métropole et à la direction de l'urbanisme. Le document sera ensuite approuvé par le conseil municipal et la métropole en février 2017. Il sera soumis à enquête publique à l'automne de cette même année et applicable à partir de 2018.
Vers une éco-cité historique
Traduit en termes politiques par l'adjointe à l'urbanisme, Laure-Agnès Caradec, lors de la réunion de présentation, ce mercredi au musée d'histoire : "L'AVAP dessine une immense zone de 470 hectares qui comprend une grande partie du centre-ville et de la rade. Notre ambition est de fabriquer une éco-cité historique." Le mot est ronflant, mais pas si éloigné de l'ambition générale du projet dont les prescriptions s'imposeront à tout document d . . .
Cette ville me fait devenir Thomiste, après des décennies de laisser aller et de laisser faire on brandit une bible d’usages respectueux, souhaitons que ces prescriptions soient suivies d’effets…avant la saint glinglin ou l’an pèbre
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Comment cette AVAP va-t-elle être plus performante que les anciennes ZPPAUP qui n’ont pas empêché l’enlaidissement et la dégradation des rues de Marseille par des aménagements privés faits en dehors de tout aspect esthétique et réglementaire et surtout hors de tout contrôles (cf magasins de déstockage sur la Canebière).
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Remarquable travail, mais ce « règlement drastique » sera-t-il seulement appliqué ? En cette matière comme en d’autres, la politique gaudinesque, c’est jusqu’à présent le laisser-faire.
Si l’article indique qu' »une simple balade au sein des anciennes ZPPAUP suffit à se convaincre de la difficulté à faire appliquer les réglementations en vigueur », on pense plus à une volonté de fermer les yeux qu’à une « difficulté » quand on voit comment certaines rues ont été, par exemple, massacrées par des devantures commerciales tapageuses et moches.
Sur le bilan des règles d’urbanisme censées s’appliquer depuis des années au centre-ville, on peut lire ce petit article éclairant : https://marseillemissionpossible.wordpress.com/2013/12/05/centre-ville-decrepi-cherche-regles-durbanisme-desesperement/
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très bon article, clair et précis. Merci !
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qu’est ce qui a changé dans l’équipe municipale ? qu’est ce qui peut nous laisser croire que ces nouvelles belles paroles et ces beaux documents seront suivi d’effets ?
Et toujours la sempiternelle ritournelle « nous, à la Mairie, on fait ce qu’il faut, c’est après, c’est les autres, c’est …Marseille, les marseillais qui… »
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Les Marseillais ont bon dos. Quand je vois les panneaux publicitaire JCDecaux qui fleurissent tous les 50 mètres (certains placés en dépit du bon sens, masquant les piétons qui s’engagent à traverser), ou l’installation du parking 2 roues de la mairie du 1-7 en plein milieu de la promenade arborée du haut de la Canebière), je trouve que c’est parfois la mairie qui est la première à saccager cette ville…
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Il faut préserver les « volets marseillais » – avec un peu de volontarisme, on pourrait faire la leçon de choses à toutes les entreprises de « rénovation » du département qui pour la plupart remplacent à tour de bras de magnifiques fenêtres et volets bois par de hideuses fermetures PVC sur des immeubles XIXe !
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Ah j’adore « éco-cité historique » ben oui un grand musé ! Encore un ! Mais cette fois on vivra dedans ! Bande de tarés…
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je rigole !!!
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