Une élue RN à La Ciotat membre du conseil de déontologie de la juridiction administrative
L’élection de Dominique Bonmati comme conseillère municipale d’opposition sur la liste du Rassemblement national (RN) lors des municipales 2026 à La Ciotat a suscité des réactions jusqu’au Conseil d’État. Comme mis en exergue par notre partenaire Mediapart dès mars, Dominique Bonmati figurait en effet en quatrième position sur la liste d’extrême droite en tant que “magistrat administratif honoraire”. Ancienne présidente du tribunal administratif de Marseille, elle est l’une des quatre membres du collège de déontologie du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel (CSTACAA) qui siègent au Conseil d’État.
Lors d’une réunion du 15 avril, comme indiqué dans un nouvel article de Mediapart, le conseil a conclu à ce sujet : “Il y a lieu de s’interroger sur la compatibilité d’un mandat politique, quel qu’il soit, avec un mandat au Collège de déontologie. (…) Le CSTACAA déplore la situation dont il a pris connaissance et attend une position responsable de la membre intéressée du Collège de déontologie.” La durée du mandat est de trois ans, renouvelable une fois, et un magistrat ne peut pas être destitué. Dominique Bonmati a été élue en 2022 et réélue en novembre 2025. Contactée par La Provence dans le cadre d’un article paru ce 8 mai, l’élue d’extrême droite n’a pas répondu, arguant juste : “Les charges administratives qui m’incombent encore, même dans l’honorariat, m’imposent un très strict devoir de réserve.”
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