L’arrivée d’un tacos géant sème la discorde sur la Canebière

Info Marsactu
le 23 Juin 2021
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En toute discrétion, le nouveau propriétaire du 50 la Canebière négocie avec une enseigne de tacos pour y installer un restaurant sur plusieurs centaines de mètres carrés à la place de l'historique bijouterie, en fin de bail. Des commerçants du centre-ville s'offusquent déjà de cette offre bas de gamme. La Ville n'est quant à elle pas en mesure d'intervenir.

Le bâtiment situé sur la Canebière va connaître une nouvelle destination. (Photo BG)

Le bâtiment situé sur la Canebière va connaître une nouvelle destination. (Photo BG)

Imaginez un ovni qui n’aurait pas la forme habituelle d’une soucoupe mais celle rectangulaire d’un tacos fumant, dégoulinant de sauce fromage dont l’atterrissage imminent provoque un vent de panique sur la Canebière. Une version moderne de l’Attaque des tomates tueuses ? La rumeur remue plutôt la sempiternelle polémique sur le déclin de la Canebière sous l’influence néfaste des kebabs. Le lieu d’implantation n’est pas anodin. Situé juste en face de la mairie de secteur des 1/7, le rez-de-chaussée de l’immeuble haussmannien concerné accueillait une boutique de bijouterie depuis 1930.

La première à sonner l’alarme a été la vice-présidente de la chambre de commerce, Nicole Richard-Vespieren, gérante d’une cave à vins rue de Rome. “C’est plus qu’une rumeur, assure l’élue consulaire. Des discussions sont en cours pour installer une enseigne de restauration rapide à cette adresse. Ce serait une très mauvaise nouvelle, à l’heure où la Ville parle de renouveler l’offre commerciale sur l’artère la plus emblématique de Marseille“.

Même son de cloche dépité du côté de l’hôtel Mercure qui fait face à la boutique. “Si cela se confirme, ce n’est pas un bon signe pour le développement de la Canebière, constate Aurélie Nicolas, la directrice. On préfèrerait des commerces indépendants, gage de qualité plutôt qu’une nouvelle enseigne de restauration rapide”. Elle-même s’estime abandonnée par les pouvoirs publics alors que son établissement haut de gamme côtoie les vendeurs à la sauvette et l’habitat indigne. “Cette rumeur s’ajoute au chaos quotidien”, souffle-t-elle, dépitée.

Tractations confirmées

Le bruit qui court n’en est pas un. Le propriétaire de l’immeuble a bien ouvert des négociations avec des investisseurs en vue de l’ouverture d’un restaurant d’une chaîne de tacos qui occuperait alors les centaines de mètres carrés du rez-de-chaussée et de l’entresol. Le reste de l’immeuble est proposé en vente à la découpe sur le site de ce marchand de biens. Contacté par Marsactu, son directeur n’a pas souhaité infirmer ou confirmer la destination finale de ce local, ni faire plus de commentaire sur des tractations en cours.

Il a acquis ce bien en 2017 pour un peu plus d’1,8 million d’euros. Cette opération a fait l’objet d’une préemption de la part de la Soleam, qui est responsable de l’opération Grand centre-ville pour le compte de la métropole Aix-Marseille-Provence. Une procédure qui permet à une collectivité de mettre la main sur un bien immobilier mis en vente ou tout juste vendu. Mais le nouveau propriétaire a contesté cette préemption et obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Marseille.

Pas de préemption possible

Pour empêcher l’installation d’un fast-food à venir, la municipalité aurait pu faire jouer un autre dispositif de préemption, cette fois-ci commerciale, mis en place en 2017 par Solange Biaggi, ex-élue au commerce. Dans le cadre d’un “périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat” qui comprend notamment Noailles, la Ville peut faire cesser la vente de fonds de commerce et racheter le lot pour y installer des activités de son choix. À l’époque, la Ville visait explicitement la restauration rapide puisqu’il s’agissait de “limiter le développement des commerces surreprésentés tels que la restauration rapide de faible qualité, les services de taxiphones…”

Problème : ce dispositif ne fonctionne que lorsque le local fait l’objet d’une cession. Or, au n°50 de la Canebière, le nouveau propriétaire a choisi de mettre fin au bail de la bijouterie. En cas de fin de bail, le propriétaire est libre de proposer le fonds de commerce à quiconque est susceptible d’en payer le loyer – fort cher, indique-t-on de bonne source. Par ailleurs, le potentiel repreneur serait prêt à engager un million d’euros pour financer les travaux et aménagements du lieu.

À ce prix-là, il paraît difficile de trouver des commerçants susceptibles de s’aligner. Toujours de bonne source, le propriétaire aurait été approché par un cabinet médical, une activité en développement en pied d’immeuble, mais qui ne participe pas vraiment à l’animation du quartier. Quant aux enseignes de prêt-à-porter, elles n’ont plus vraiment le vent en poupe en centre-ville.

En arrivant aux affaires, la nouvelle majorité municipale a choisi d’élargir le périmètre de préemption en lançant une vaste étude pour y inclure les quartiers de faubourg et les noyaux villageois. La mairie lance régulièrement des appels à manifestation d’intérêt pour des locaux préemptés comme récemment pour un ancien sauna du haut de la Canebière. Pour ce secteur, la Ville indique clairement ses intentions.

L’objectif, sur le secteur Haut-Canebière, est de favoriser le maintien et le développement d’une offre commerciale de proximité diversifiée en permettant l’implantation d’activités commerciales de qualité qui puissent apporter une offre peu présente ou un concept novateur en lien avec les tendances de consommation actuelles.

“Circuits courts” et “produits de qualité”

L’appel à manifestation d’intérêt est précis sur le type de commerce envisagé : il s’agit des “activités de restauration privilégiant les circuits courts et proposant des produits de qualité” et des “activités d’épicerie fine, traiteur”. Cet ancien sauna et son implantation n’ont pas grand-chose à voir avec l’immense plateau de la bijouterie, mais l’intention générale semble assez éloigné d’un vaste restaurant à tacos, fût-il de qualité.

Joint par Marsactu, le président de l’association Marseille centre, Guillaume Sicard accueille la nouvelle avec dépit : “Ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’attractivité du centre-ville, constate-t-il. Même si je comprends la volonté du propriétaire de rentabiliser son investissement. Peut-être que la Ville peut encore renverser la tendance en proposant par exemple une association de différents artisans et commerçants qui, ensemble, pourraient assumer le loyer“.

Saisie de cette question, la Ville reconnaît son impuissance à agir : “Le bailleur a utilisé une méthode pour contourner le droit de préemption puisque le bailleur de l’immeuble a mis fin au bail de l’enseigne Piery, et a rédigé et signé un nouveau bail avec un restaurateur burger/ tacos, explique le service presse par écrit. C’est une des limites du droit de préemption. Cependant la ville, reste vigilante au respect de la réglementation, notamment en matière d’urbanisme, d’accessibilité et de sécurité du local“. Le tacos géant peut donc poursuivre son atterrissage…

Actualisation le 23 juin à 11 h 11 et 14 H 59 : ajout de la réaction de la Ville et correction d’une évaluation erronée de la surface commerciale.

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Commentaires

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  1. Haçaira Haçaira

    Il faudrait des commerces chics et chers pour des habitants à faible revenu ?

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    • neom neom

      Ben oui, si il y a autant de kebabs et autre c’est qu’ils ont une clientèle!
      La loi de base de l’offre et de la demande régule automatiquement.
      Le fiasco de la rue de la République montre ce qui se passe quand on veut passer outre en essayant d’imposer vision rêvée de la ville.

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    • RML RML

      La question n est pas chic et cher, la question c est la diversité.

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    • patrick R patrick R

      raison de plus d’aller faire son shoping à Aix en Provence

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Arrêtez de vous lamenter sur le senpiternel déclin de la Canebière.Cette artère est morte et bien morte depuis un bon moment, comme la République, St Fė, rue de Rome. Nous sommes en plein tiers Monde.Alors certains allumés vont dire que nos anciens élus ne sont responsables de rien, si c’est le cas ils ont servis à quoi ?.Poser la question est y répondre, sauf à se servir.

    On connaît dans chaque hémisphère
    Notre Cane…Cane…Canebière
    Et partout elle est populaire
    Notre Cane…Cane…Canebière
    Elle part du vieux port et sans effort
    Coquin de sort, elle exagère
    Elle finit au bout de la terre
    Notre Cane…Cane…Canebi

    Voilà le refrain de la célèbre chanson Cane, Canebière qui maintenant fait partie d’une archeologie musicale concernant une ville disparue dont le premier séisme physique à été la rue d’Aubagne,
    Alors aujourd’hui les assassins reviennent sur le lieu du crime Soleam en tête, ils se disent impuissants, finalement cette auto qualification est tout à fait juste.Nous avons à faire à des impuissants conjugués a tous les genres et tous les modes.
    Et puis Hacaira, avec vos réflexions à la noix ,c’est bien vous que “je mettrai à la lanterne” de façon imagée, les gens de faible revenu ne sont pas condamnés à ne se nourrir que de produits infâmes.

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  3. Pierre12 Pierre12

    Êtes-vous sûr des 600 m2 sur 2 niveaux (rdc et entresol)….parce que les plateaux font 133 m2…?

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    • Benoît Gilles Benoît Gilles

      Bonjour, oui c’est une erreur de ma part. Il y a bien deux niveaux mais ça ne peut pas faire 600 mètres carrés si on ajoute le rez-de-chaussée et l’entresol. Je corrige. Merci de votre lecture précise.

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    • Pierre12 Pierre12

      Beaucoup moins « géant » donc le tacos…cuisines et locaux techniques déduits, il fera moins de 200 m2 et encore.

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  4. Dark Vador Dark Vador

    Hélas, trois fois hélas, le constat, accablant, que dresse @Brallaisse, est bien celui-là. Consterné, dépité, désabusé je suis. Impuissance je crie ton nom : la Canebière ne revivra pas ses beaux jours flamboyants. La superbe rue de la République (ex-rue Royale je crois) a subie le même sort. Marseille est une ville pauvre est cette paupérisation éclate en son Centre-Ville, depuis des décennies…

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    • Andre Andre

      Juste une petite observation. La rue de la Republique était la rue Imperiale, percée à l’époque de Napoléon III.
      Pour le reste, je suis d’accord, malheureusement.

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    • Pierre12 Pierre12

      Soyez patients, il y a 5 ans à peine, il y avait encore 6 voies de voiture et bus, sur le bas de la canebière.

      Personne ne croyait, sauf vous peut-être, que ça allait devenir les champs élysées, ou l’avenue Montaigne, en si peu de temps.

      Déjà, la transformation est impressionnante sur le bas, si l’on compare à il y a 10 ans. Les commerces sont propres, les façades aussi, les trottoirs c’est mieux, on s’y promène en sécurité, d’ici 10/15 ans, nous ne sommes pas à l’abris de bonnes surprises en terme d’implantation commerciale.

      Soyez un petit peu plus optimiste, tout n’est pas noir…

      Ca va prendre du temps, mais on n’est

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  5. Zumbi Zumbi

    Ce qui est vraiment à déguster, c’est le langage orwellien de la com de ces chacals (à voir en cliquant le lien de l’article” : “Pour les amoureux du Patrimoine, cet ensemble immobilier est vendu en division de volume
    ( le RDC et Entresol étant exclu de la vente)
    soit SANS LES CONTRAINTES DE LA COPROPRIETE.”
    C’est exactement la logique des proprios d’habitat insalubre : tu appâtes en disant “Patrimoine” (ça aura une valeur à la revente) ; tu découpes un immeuble en plein de petits lots pour le vendre ; tu n’investis jamais rien une fois que tu l’as acquis parce que ton montage juridique rend tout le monde irresponsable, tu ne dis pas explicitement qu’au rez-de-chaussée il y aura un truc qui sortira du graillon et des poubelles débordantes d’emballages.
    C’est le résultat de plus d’un quart de siècle d’une politique municipale dont le seul cap (je me souviens d’une conversation avec une conseillère municipale qui le disait explicitement) était l'”attractivité”, entendue comme “faire venir les investisseurs”, ce qui en d’autres termes veut dire “du moment qu’il y a des gens qui mettent du pognon dans l’immobilier on est content”.
    D’une ville dont nombre d’édiles constituent ou complètent leur revenus en multipliant les placements immobiliers de toute nature.
    Et celui d’un patronat local dont les dirigeants successifs sont des improductifs qui ne tirent leurs rentes que de transactions immobilières.
    On va encore le payer longtemps.

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    • Pierre12 Pierre12

      N’importe quoi.

      « En plein de petit lots », les lots font 130 m2.

      La division en volume c’est pour échapper aux contraintes de la copropriété verticale lorsque vous faites des travaux notamment.

      Pour les investisseurs, vous faites comment si personne ne veut acheter et rénover, vous appelez à l’aide dans 10 ans, 20 ans…

      La prochaine fois, essayez d’être un peu plus constructif, car là j’ai l’impression d’être au café du commerce 🙄

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  6. Andre Andre

    Je suis de l’avis de certains commentateurs. Ce qui se passe sur la Canebière est le reflet de l’évolution du centre ville. L’immeuble Piéri, car tel est son nom, n’est il pas en bas de Noailles, au bout de la rue d’Aubagne? Qu’a fait la municipalité précédente pour que ce secteur ne se transforme pas en el dorado des marchands de sommeil?
    Quand au “fast food” pourri avec ses tacos bourrés de produits chimiques mais pas chers (ça, c’est encore à voir…) trouve -t-on normal que les plus modestes doivent s’en contenter?

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    • Pierre12 Pierre12

      Pas du tout en bas de la rue d’aubagne.

      La soleam a essayé, sans résultat.
      Que vient faire l’ancienne municipalité ?
      Qui vous a parlé de marchand de sommeil dans ce dossier, un investisseur a acheté l’immeuble et le revend appartement par appartement, rien d’illégal.
      La nouvelle municipalité, que fait elle ?

      Que croyez-vous, qu’en un claquement de doigt, la canebière va se métamorphoser ?
      Ca va prendre du temps, déja la différence est énorme avec quelques années en arrière.

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    • Andre Andre

      Pierre 12, merci pour la précision, mais il se trouve que je connais Marseille comme vous. Piéry est bien au croisement de la rue Longue mais la rue d’Aubagne, oh combien symbolique, malheureusement, débouche juste un peu plus bas. Mais peu importe.
      Je ne vous apprendrai pas qu’une voie relève d’un ensemble. Si les Champs Elysees étaient du côté de Belle Ville, ce ne seraient pas l’artère qu’on connaît. Si la Canebière a depuis longtemps décliné, c’est bien parceque les quartiers qui l’entourent ont eux même décliné. Certes, une municipalité ne peut tout faire et d’autant moins quand le bâti est de statut privé. Mais elle a cependant des leviers à disposition ainsi que l’État. Un maire comme Gaudin, ancien ministre, membre éminent du LR, avait la faculté d’interpeller les instances nationales pour que soit mise en place une politique à hauteur du problème. Rien d’impossible, ces mesures ont été adoptées depuis. Mais il aura fallu huit morts!
      Encore aurait il était nécessaire que cette municipalité s’intéresse à cette problématique.

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    • Pierre12 Pierre12

      Cher André,
      Vous n’êtes pas un cousin de braillasse, à essayer de vous raccrocher aux branches lorsque vous vous trompez, l’emplacement cité n’est aucunement « le bout de la rue d’aubagne », car si vous partez de ce principe « une voie relève d’un ensemble », n’importe quoi au passage, le bas de la canebière est aussi le bout de la rue d’aubagne.

      Pour gaudin and co, que vous n’oubliez pas décidément, regardez ce qu’il se passe à Bordeaux, 2 immeubles se sont effondrés et personne n’a rejeté la responsabilité sur le maire.

      Si demain un autre immeuble privé s’écroulait à marseille, je ne vois pas en quoi payan serait responsable.

      Mais bon si ça vous fait plaisir de désigner gaudin à la place des copropriétaires qui n’entretiennent pas leurs immeubles faute de moyen ou de bonne foi, tant mieux pour vous.

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    • Andre Andre

      Je ne sais quel est l’état du bâti de ce quartier de Bordeaux mais à Marseille, ce sont des centaines de signalements, pour l’essentiel justifiés, qui ont afflué dans le services de la sécurité des immeubles de la Ville fin 2018. Après l’effondrement de la rue d’Aubagne (qui irrigue le même quartier que la rue Longue!😀) les gens ont pris conscience des risques qu’ils couraient à habiter des immeubles delabrés. Le service en question était un service minuscule qui a d’ailleurs implosé. Cette faiblesse des structures dédiées est déjà bien significative du désintérêt de l’ancienne municipalité pour cette question. Après, si la mairie ne peut bien évidemment prendre en charge tout le bâti qui est privé et qui relève de la responsabilité de ses propriétaires (vous enfoncez là une porte ouverte) on ne peut dédouaner pour autant la mairie qui, je le repète puisque vous semblez ne pas m’avoir bien lu, dispose de leviers pour inciter ces propriétaires à l’action. Certains sont des marchands de sommeil mais d’autres n’ont tout simplement pas les moyens de faire de gros travaux. Ces procédures ont été mises en place après le drame et se poursuivent. La faute politique de Gaudin est de rien avoir anticipé.
      Au passage, je suis souvent d’accord avec le dit Braillasse.

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  7. RML RML

    Ce qu on retiendra, c’est que le problème du centre ville, c’est ses propriétaires ! Aussi bien dans le commercial que dans le privé

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Pierre12 , nous revenons toujours à la même problématique de la facade .Le vieux port et basta.
    Carrese l’avait déjà dit, marre de cette ville du quart Monde. Si vous pensez que 100 M2 de bas de Canebière vont sauver le reste vous vous mettez vous même le doigt dans l’œil . Garibaldi est pourri, Léon Gambetta aussi, Cours Saint Louis à l’abandon, haut de la Canebière cela pue l’urine, idem les rues adjacentes au Lycée Thiers sauf quand Gaudin visitait où l’on parfumait. Les commerces dignes de la rue Didouche Mourad ,mais tout va bien Pierre 12.
    La CRC a été plus que dure avec la Soleam pour son inaction. Alors je demande comment ont fait, Lyon,Nice,Paris, Bordeaux, Annecy,Strasbourg,Bastia, Ajaccio pour rénover leurs centre ville. Ils n’avaient sûrement pas les branques dont nous sommes dotés.

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    • Pierre12 Pierre12

      Super la comparaison avec Lyon, Paris, Nice et j’en passe.

      Vous auriez pu parler de londres et hong kong tant qu’à faire.
      C’est un peu comme si vous compariez louis vuitton et tati ou porsche et renault.

      Ca ne vous a pas échappé que les populations qui y vivent, notamment en centre ville, ne sont pas les mêmes et n’ont surtout pas les mêmes moyens.

      Décidément, entre le journaliste qui confond 2 x 133 m2 avec 600 m2, les balourds qui voient des arnaque(urs) partout, des micro logements de 133 m2, et vous qui comparez l’incomparable, ça ne vole pas très haut.

      Tant que vous y êtes, comparez la rue du faubourg Saint Honoré avec le cours belsunce, c’est sûr que les immeubles n’ont pas les mêmes façades et commerces en pied d’immeuble.

      Je passe sur certains de vos amis du pm qui luttent contre la gentrification, et qui préfèrent que les rues restent bien populaires pour pas dire crasseuses, type la plaine.

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  9. Alfonse Alfonse

    Benoit Gilles, merci de vérifier : un niveau faisant 132 m2 (la vente des 5 étages correspondant à 600 m2) , il paraît difficile que le futur restaurant occupe 600 m2.

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    • Benoît Gilles Benoît Gilles

      Bonjour, oui c’est une erreur de ma part. Il y a bien deux niveaux mais ça ne peut pas faire 600 mètres carrés si on ajoute le rez-de-chaussée et l’entresol. Je corrige. Merci de votre lecture précise.

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  10. vic-hug vic-hug

    “les pauvres n’ont-ils pas droit à de la bonne bouffe ? gnagnagna” en vrai l’hôtel Mercure voulait juste des épiceries fines, de luxe, pour ses clients. Préférable de voir fleurir les fastfood plutôt qu’une ruedelarépubliquisation de la canebière, non ?… un peu d’hypocrisie de la part des interviewés. Certes un fast food c’est pas ce qu’il y a de mieux, mais au moins les prolos peuvent y aller.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Les prolos et les enfants de prolos , j’ai vraiment horreur de ce mot , développent de graves pathologies grâce à la bouffe de mauvaise qualité accompagnée de soda moyenne ou grande taille. Continuons vous avez raison.

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  11. Brigitte13 Brigitte13

    L’ancienne Municipalité a construit et développé des centres commerciaux : Grand Littoral, La Valentine, Les Terrasses du Port, Le Prado, la rue de la République, les Docks…le centre-ville s’est vidé et le centre bourse est d’une tristesse, à moitié vide de ses boutiques

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    • Brigitte13 Brigitte13

      Oups, l’ancienne Municipalité a autorisé la construction et le développement…

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    • Pierre12 Pierre12

      Covid, gilets jaunes, retraite…

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Le courage en politique c’est d’assumer.Vos amis ont passé et continuent de passer leurs temps à se défausser sur l’Etat, l’héritage Defferre , l’Europe et Dieu sait quoi. Quand une collectivité est dirigée par des pleutres vous avez le résultat que nous avons.
    Le dernier en date et pas des moindres sur le centre ville étant le Lionel qui se défausse déjà par anticipation sur son action.Cela promet de jolis rapports de la CRC ,mais comme tout le monde s’en fiche.
    Alors ,vous pensez que leurss détracteurs attribuent toutes les fautes à vos amis, non ces derniers sont si dérisoires , mais les domaines dont ils ont été en charge hier ou aujourd’hui ne sont que résultats empreints de médiocrité, hors mis leurs propres intérêts, bien sûr.
    Alors le déni de réalité et le les symptômes de la persécution, cela se soigne.

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  13. Brallaisse Brallaisse

    Payan et Vassal faites quelque chose.
    J’étais sur la Canebière ce matin , sordide,sale, puanteur insupportable,trottoirs envahis côté Tacussel par des tables de kebabs.C’est une véritable honte, je vous passe les pauvres hères dormant sur le trottoir, les odeurs d’urine dans le parking du centre Bourse.
    Tout est sordide.

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