En décembre dernier, le maire de Peypin s'est fait débarquer par son ancien premier adjoint. En coulisses, une association de protection de l'environnement a œuvré à sa défaite. Avec, en cœur de litige, l'urbanisation d'un bout de colline, objet de grandes convoitises.

Le calme n’est qu’apparent. Les nuages s’accrochent aux collines et crachent une bruine tenace sur la chaîne de vallons où niche Peypin. Nous sommes sur les contreforts de l’Étoile et la petite ville aux allures de village est fière de revendiquer l’héritage de Pagnol, celui du petit Marcel et de Lili des collines. Ici, depuis longtemps, les bartavelles ont fait place à d’autres noms d’oiseaux. La ville est dortoir, le village assoupi mais la vie politique peypinoise connaît des soubresauts fréquents, des luttes fratricides, des procès, des insultes et des élections municipales plus fréquentes qu’ailleurs.

Depuis les années 2000, Peypin a connu cinq élections municipales contre trois prévues. La dernière a eu lieu en décembre après la démission en bloc de plusieurs conseillers. Le maire sortant, Albert Sale, s’est fait sortir par son ancien premier adjoint, Jean-Marie Léonardis (2014-2016). Entre les deux tours, il a reçu le soutien de l’autre candidat, lui-même ancien premier adjoint (2008-2014), Marcel Cavagnaro. Sorti du jeu, ce dernier ne veut plus commenter la trépidante vie politique peypinoise mais reconnaît sans peine que le mot d’ordre des deux candidats était « tout sauf Sale » avec promesse de désistement réciproque.

Le droit du sol en pomme de discorde

On peut s’en tenir à cette pagnolade du pays de l’Étoile. Mais cette affaire peypinoise est un révélateur plus puissant de ces espaces de la métropole où le droit du sol est un enjeu global. Sous l’impulsion du président Gaudin, le plan local d’urbanisme (PLU) y est resté une affaire de maires et la question des logements sociaux, une pomme de discorde avec l’État depuis que les lois SRU et ALUR ont imposé un quota de 20 puis 25 % aux communes de plus de 5000 habitants.

Derrière le règlement de comptes politique, il est donc question de droit du sol, de contrat de mixité sociale et d’association de riverains suffisamment outillée pour faire tomber le plan local d’urbanisme puis le maire. Depuis ce jour de décembre, Albert Sale remâche une froide colère.

Il voit dans sa défaite l’œuvre de l’association de protection des collines peypinoises, créée en 2013, par les époux Martini. À l’époque, le maire avait relancé le projet de plan local d’urbanisme qui traînait depuis 2006. Le couple s’insurge alors contre l’urbanisation des collines qui entourent leur logis et que prévoit le document. Fort d’une soixantaine d’adhérents et du soutien de l’association écologiste France nature environnement, Raymond Martini se lance dans une bataille juridique contre « l’urbanisation de 9 hectares de collines jusque-là espaces boisés classés ».

Brutus, premiers adjoints

Le lotissement construit par Serge Perottino à Peypin.

Albert Sale n’en est pas à sa première élection partielle. Déjà en 2008, il s’était présenté en dissident contre l’ancien maire, Christian Bourrelly dont il était le premier adjoint avant d’être remplacé par Jean-Marie Léonardis. Après une campagne tendue, le maire sortant avait obtenu l’annulation de l’élection et les Peypinois étaient retournés devant les urnes en 2009. Dans un tract, Albert Sale avait attaqué le maire à propos de l’urbanisation d’une colline venue au promoteur et maire de la commune voisine  de Cadolive, Serge Perottino.

Il avait aussi fustigé dans un tract un conflit d’intérêts en révélant l’achat par la mairie d’un standard téléphonique à une société gérée par un conseiller municipal. Cette affaire a rebondi devant le tribunal correctionnel en 2013. Christian Bourrelly y a été condamné à 10 000 euros de dommages et intérêts et trois ans d’inéligibilité pour complicité de prise illégale d’intérêts et atteinte à la liberté d’accès aux marchés publics.

Victoires au tribunal

Celle-ci passe par le tribunal administratif et la cour administrative d’appel qui, en 2014 puis en 2015, annule le plan local d’urbanisme. « Cette annulation a porté sur des questions de forme liées à la concertation publique et non pas de fond, explique l’ancien maire. D’ailleurs, nous avons tout de suite lancé un nouveau PLU qui est en cours d’élaboration. » En 2015, la Ville a revu sa copie en limitant les zones ouvertes à l’urbanisation. Reste celle dite du Terme Nord qui jouxte la villa des Martini. Sur trois parcelles privées, ce bout de colline est censé accueillir 150 logements dont du social à partir de 2019.

Ces débats incessants et les invectives qui les accompagnent avivent les failles dans le groupe municipal. « En 2014, je m’étais présenté à l’élection avec une seule liste. Jean-Marie Léonardis est devenu mon premier adjoint et Marcel Cavagnaro, mon ancien premier adjoint, s’est mis en fin de liste ». Cette belle entente vole en éclat. Dès 2015, les trois hommes ne se parlent plus avec, en objet du conflit, la question de l’urbanisation. Trois conseillers démissionnent alors. À l’été 2016, après deux décès dans le conseil, ce sont huit conseillers qui claquent la porte. Le conseil a perdu un tiers de ses élus, la préfecture est obligée d’organiser de nouvelles élections.

Participation aux élections

L’association ne désarme pas et se lance dans la bataille. En octobre, son président met en débat la possibilité pour les membres de se présenter en position éligible aux élections de décembre. « Nous avons organisé un conseil d’administration élargi, explique Raymond Martini. Le principe de la participation d’adhérents a été acté en partant du principe qu’ils ne devaient pas être administrateurs. Le but est de garder notre indépendance. » Sa femme, Solange Martini, se dévoue et apparaît donc en sixième position sur la liste Léonardis.

Durant la campagne, l’association sonde les têtes de liste d’opposition. Les conclusions de ces échanges sont reprises dans un tract explicite. L’association refuse d’apporter sa confiance à Albert Sale et souligne que ses deux adversaires se disent opposés à l’urbanisation avec un léger penchant pour Jean-Marie Léonardis. « Entré en contact avec notre association en août 2015, [il] nous a confirmé qu’il n’approuvera pas le PLU en cours d’élaboration, et qu’il ne procèdera pas à l’ouverture à l’urbanisation de nouveaux territoires », peut-on y lire. En revanche, le texte ne dit rien de la présence de Solange Martini sur cette même liste. Une fois élue, elle est nommée adjointe à l’urbanisme en janvier.

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Albert Sale à Mc Do

Cette participation directe d’une association de protection de l’environnement dans le jeu politique ne choque pas outre mesure Jean Reynaud. Administrateur de France nature environnement, il a conseillé les Martini dans leur combat juridique. « Pour moi, cela signifie au contraire une évolution de la participation citoyenne, constate ce militant chevronné du droit de l’environnement. Désormais les citoyens prouvent qu’ils sont compétents pour participer à la direction des affaires. Elle n’est pas entrée dans un jeu politique, droite contre gauche, mais pour son village. Cela ne veut pas dire qu’elle peut tout faire sans discussion. Au contraire, à elle désormais de mieux associer la population. »

Réception en mairie

De son côté, Solange Martini refuse de s’exprimer coiffée de cette toute nouvelle casquette. Nous prenons donc rendez-vous avec le maire, Jean-Marie Léonardis. Celui-ci accepte de nous recevoir en mairie en même temps que les administrés qui patientent dans le hall d’accueil.

Autour de la table ronde, Jean-Marie Léonardis est flanqué de son adjoint à l’environnement, Thierry Estienne. Ancien fonctionnaire de police, veuf d’une ancienne élue, il vient modérer les emportements du maire, plus sanguin.

Interrogé sur le rôle joué par l’association de protection des collines dans la récente campagne, il botte en touche. « Albert Sale décidait de tout, tout seul. C’était un autocrate et c’est pour cette raison qu’il s’est retrouvé avec deux listes contre lui. Quant à Solange Martini, nous l’avons nommée à ce poste pour bénéficier de l’expertise technique de France nature environnement qui les a épaulés dans leur combat. » Le jeu de courroie est un peu étrange. Surtout que le maire reprend à son compte les arguments de l’association : refus de l’urbanisation, maintien des espaces boisés classés et recherche de solutions alternatives pour atteindre le taux légal de logements sociaux.

L’urgence du logement social

Car il y a urgence en la matière. Comme beaucoup d’autres communes, Peypin est resté en dessous de 5% de logements sociaux. Jusqu’à présent, sans barguigner, la commune payait une amende de 240 000 euros reversée à la communauté d’agglomération. Celle-ci compensait discrètement en réalisant des projets d’intérêts communautaires sur Peypin. En l’espèce un terrain de foot en synthétique à 700 000 euros qui doit être livré cette année.

Mais depuis l’an dernier, la commune est tenue par un contrat de mixité sociale signé par l’ancien maire et le préfet Bouillon. Ce contrat prévoit la production de 24 logements par an jusqu’en 2019. « Nous tiendrons ce quota », affirme le nouveau maire d’un côté quand, de l’autre, il revoit à la baisse les projets déjà actés. Ainsi le projet d’entrée de ville porté par le bailleur social 13 Habitat « fait de l’ombre à l’école communale ». Il sera repoussé à 2019. Dans le même temps, il espère fortement que la quantité de logements sociaux demandée sera révisée en cas d’alternance politique au sommet de l’État.

De ce côté-là justement, on attend patiemment. Jointe par nos soins, la préfecture refuse de s’immiscer dans les affaires de la commune. Elle souligne simplement qu’il appartient au maire de respecter le contrat de mixité sociale et « faire autant voire plus de logements sociaux ».

A l’entrée du village, le maire précédent avait prévu un projet comprenant du logement social aujourd’hui, conpromis. (Photo : B.G.)

27 permis bloqués

Mais cette histoire peypinoise ne peut s’arrêter là. Car derrière les sigles et les lois, il y a aussi des familles. Jean-Marie Léonardis le reconnaît : depuis que le PLU n’est plus, 27 permis de construire sont bloqués. En refusant de reprendre à son compte le PLU relancé par son prédécesseur, le maire amène sa commune en terra incognita : c’est désormais le plan d’occupation des sols de 2001 qui fait loi. Et si un PLU n’est pas rapidement relancé, ce sont les règles nationales d’urbanisme qui s’appliqueront sous le contrôle des services de l’État.

« Nous tenterons de trouver des solutions au cas par cas, explique Thierry Estienne, l’adjoint à l’environnement. Il n’est pas question d’interdire à une famille de construire une maison pour leurs enfants. » Cette mansuétude devrait également s’appliquer à la famille qui a acquis le terrain du Terme Nord, celui qui fait face au logis des Martini. Les frères Joël Deraa et Christian Abouderaa y ont mis une bonne partie de leurs économies lors d’une mise aux enchères en 2010. L’action de l’association des collines peypinoises leur a mis de sérieux bâtons dans les roues. Depuis Martini et Deraa sont à couteaux tirés. Les premiers ont une liste longue comme le bras des méfaits que les seconds auraient commis. Les plaintes s’accumulent.

Le petit jeu des enchères

Coïncidence, Joël Deraa est justement dans la salle d’attente de l’hôtel de ville le jour de notre visite au maire. Suite à notre appel, il déboule sur le parking de la gare routière. Il tient absolument à nous faire lire un document censé éclairer d’un jour nouveau le combat des Martini.

Ce bout de colline planté de pins et de quelques chênes appartenait à la famille Viaux dont les biens font l’objet d’une liquidation judiciaire depuis les années 80. En 2010, soudainement, le cabinet en charge de la liquidation met aux enchères ledit terrain. « Nous avons été informés de cette mise aux enchères par la directrice de l’urbanisme qui était au collège avec moi, explique Raymond Martini. Quand je lui ai demandée des nouvelles de ce terrain, elle m’a dit d’aller voir les enchères au tribunal. »

Enchères et surenchères

Le 11 mars, les époux Martini se présentent après s’être renseignés sur le prix des terrains inconstructibles. « Ce jour-là, un certain Lantéri a renchéri contre nous, reprend Martini. Mais notre avocate nous a informés qu’il y avait possibilité de former une surenchère ». Avant la nouvelle audience, les deux parties entrent en contact. Ici, les versions s’opposent. Selon Bruno Giravalli, le promoteur marseillais pour le compte duquel lesieur Lantéri agit, c’est Raymond Martini qui a pris contact. Selon ce dernier, c’est le contraire qui s’est passé.

Quoi qu’il en soit, selon une lettre signée par le promoteur que nous avons pu consulter, ce dernier s’engageait à « lui rétrocéder une bande de 5000 mètres de terrain mitoyenne en contrepartie de quoi lui s’engagerait à ne pas s’opposer à la réalisation du programme immobilier que nous avions décidé de mettre en œuvre lors de l’adoption du PLU par la Ville de Peypin, rendant ce terrain constructible », écrit-il dans un courrier. Une version qui diffère de celle de Raymond Martini. Pour lui, la démarche émanait du promoteur lui-même avec une logique d’offre commune jusqu’à 350 000 euros, le terrain étant ensuite découpée en parcelles pour maintenir une bande non construite le long de sa résidence.

Fort de cet accord, Raymond Martini renonce à participer aux enchères. « J’avais l’assurance de ne pas avoir de maisons sous mes fenêtres ». Mais le jour dit, le 19 mars, Christian Abouderaa et sa femme sont au tribunal. « Nous avons été informés par un ami qui est de la partie que le terrain allait être mis aux enchères, explique Joël Deraa. Nous avons mis en commun nos économies et nous avons renchéri. » Ils emportent la mise à 450 000 euros les 2,5 hectares. Un peu cher le bout de colline. « Mais tout le monde savait que ce terrain allait passer constructible. C’était déjà inscrit dans le projet de PLU de l’ancien maire ». En rentrant à Peypin, Joël Deraa va voir Albert Sale qui lui confirme bien que l’urbanisation est prévue. La famille prend donc contact avec des promoteurs et un compromis est même signé avec le promoteur du cru, Serge Perottino, par ailleurs maire divers droite de Cadolive. Contacté, ce dernier ne nous a pas répondu dans le temps consacré à notre enquête.

Compromis de vente et compromis tout court

« De toute façon, le compromis est tombé puisqu’il doit être renouvelé tous les ans », constate Joël Derra. Le combat de l’association des collines peypinoises a achevé d’enterrer pour un temps les espoirs de culbute de la famille Deraa. Sauf que le rendez-vous entre Joël Deraa et le nouveau maire de Peypin dessine un nouvel espoir.

Au journaliste de Marsactu, l’adjoint à l’environnement, Thierry Estienne laisse entendre qu’il faut trouver une solution pour la famille Deraa. Il la leur exposera quelques minutes plus tard. « Ils m’ont proposé de diviser la partie basse en lots pour y faire des villas, constate Joël Deraa. En contrepartie, sur la partie haute, on laisserait en état, soi-disant pour les chasseurs. Mais je ne suis pas bête, c’est juste en face de chez Martini et de la maison qu’il a fait faire pour son fils. Ils ont bon dos les chasseurs. » En l’état, les Deraa et consorts n’ont pas encore accepté le compromis : il reste à régler la question du nombre de villas, du coût de la viabilisation du terrain… On ne sait pas non plus si la nouvelle adjointe à l’urbanisme acceptera ce compromis qui met à mal un des principes défendus par l’association de défense des collines présidée par son mari.

Si une issue négociée paraît se dessiner, elle ne lève pas toutes les zones d’ombre de ce dossier. En particulier, une obscurité persistante : pourquoi la municipalité de Peypin n’a-t-elle pas préempté ce terrain, objet d’une liquidation judiciaire depuis 1978, pour couper court à toute spéculation ? « Oui, j’aurais pu préempter mais la Ville était déjà propriétaire d’un terrain en face, explique Albert Sale. Au Terme Nord, il n’y avait pas lieu de faire jouer la préemption. » Une préemption qui n’est pas non plus intervenue avant, du temps de Christian Bourrelly, en 2006. Albert Sale dit qu’à l’époque, il ne savait pas que le terrain allait devenir constructible. À croire qu’à l’époque, personne n’était contre une petite flambée spéculative au pays des collines.

Actualisation : 23 février à 15 H 15, correction du taux de logements sociaux à Peypin et précision concernant l’enchère sur le terrain du Terme Nord et l’accord entre la famille Martini et le promoteur.

11
commentaires

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  1. barbapapa

    Les collines de Peypin ne sont pas peuplées de lapins et de petits oiseaux, mais de grosses grenouilles !
    Attention, une faute dans le chapeau :
    une association de protection de l’environnement à œuvrer à sa défaite => a oeuvré à

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    • Jean-Marie Leforestier

      Je ne me prononcerai pas sur la faune peypinoise. En revanche, je dois bien reconnaître que vous touchez un point orthographique sensible 🙂 Je corrige.
      Bonne journée et merci du signalement

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  2. Blaah

    Je me demande si FNE a réellement mesuré le bourbier dans lequel on a essayé de la compromettre (d’ailleurs, sommes nous bien d’accord qu’il s’agit d’un soutien officiel et formel de la fédération et pas seulement de l’administrateur cité ?).
    Par certains aspects, cela me fait penser aux camarades de Res Publica quand ils sont venus à la Plaine découvrir la démocratie participative à la marseillaise.

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  3. Garigrèu

    FNE à fait son boulot en défendant les espaces naturels de notre coin .
    L’appétit du (des) promoteur local, par ailleurs président du syndicat des eaux 😉 semble insatiable.
    Tiens, n’était il d’ailleurs pas jugé (relaxé) pour des histoires « d’amélioration d’espace naturel  » !?…
    Les PLU et modifications de PLU tournent la tête des élus locaux, il doit y avoir des dessous de table inimaginables…

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  4. CAN L2

    Attention à ne pas vouloir cantonner les associations environnementales dans un simple rôle de vigilance et de vouloir leur refuser d’être force de propositions et d’actions.

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  5. Regardneutre

    Il est surprenant que des membres actifs d’une association de protection de la nature fasse acte de candidature aux enchères pour acquérir un terrain — d’une contenance > à 2 hectares et classé en Espaces Boisés Classés,zone inconstructible par définition — au motif de protéger la valeur vénale de sa propriété. En général les associations de défense de l’environnement suivent de près l’évolution du plan local d’urbanisme et notamment la réduction des espaces boisées classés dont leur pérennisation est toujours demandée par l’Etat lors des révisions.En règle générale ce type de mutation de propriété s’opère toujours en faveur de la commune qui obtient des l

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  6. Regardneutre

    Il est surprenant que des membres actifs d’une association de protection de la nature fasse acte de candidature aux enchères pour acquérir un terrain — d’une contenance > à 2 hectares et classé en Espaces Boisés Classés,zone au demeurant inconstructible — au motif de protéger la valeur vénale de sa propriété. Dans chaque commune, en terme de vigilance citoyenne, ces associations de défense de l’environnement suivent de près l’évolution du plan local d’urbanisme et notamment la protection contre la réduction abusive des espaces boisées classés dont leur pérennisation est toujours demandée par l’Etat lors des modifications ou révisions d’un PLU.En règle générale ce type de mutation de propriété s’opère toujours en faveur de la commune qui obtient, dans la quasi-totalité des cas ,une subvention appropriée du département…

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    • Garigrèu

      Bonjour,
      Dans le secteur cité dans l’article et les communes environnantes, c’est loin d’être le cas ! Les EBC et la forêt en général disparaissent vitesse grand V.

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    • Benoît Gilles

      Bonjour, juste une précision de chronologie, la famille Martini a tenté d’écquérir ce terrain en 2010, bien avant la création de l’association des collines. Par ailleurs, ils ne se sont jamais cachés de cette tentative d’achat auprès des adhérents de l’association. L’accord passé avec le promoteur a été utilisé lors de l’audience devant la juridiction administrative par les propriétaires qui s’était associés à la défense de la commune de Peypin.
      Notre but n’est pas de jeter l’opprobre sur quiconque mai de montrer la complexité des questions de droit du sol dans ce coin de la métropole.

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  7. Regardneutre

    @Benoît Gilles, Je vous remercie pour cette précision. Néanmoins, je fais partie de ceux qui pensent que pour un défendre, avec partialité et neutralité , une cause qui touche à la chose publique, il faut veiller à séparer l’ intérêt général de l’intérêt particulier. En outre, je ne conteste pas l’honnêteté de la famille que vous nommez car je ne connais du contexte que l’analyse de la teneur de votre article. Bien cordialement à vous.

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