Deux familles ont profité en masse des ventes immobilières opaques de la Ville de Marseille

Enquête
le 14 Nov 2019
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Pour mener sa politique d’éradication de l’habitat indigne, la Ville s’est livrée à des achats et des reventes d’immeubles dégradés, et à des rétrocessions de ruines parfois. Un jeu trouble qui a profité à des initiés, comme Jean-Paul Dinoia, épinglé sur le cas insolite de la rue Thubaneau dans le rapport accablant de la chambre régionale des comptes.

Au fond de la cour du mémorial de la Marseillaise, rue Thubaneau (1er), un musée aux rares visiteurs dédié à l’hymne national, une bâche est tendue sur plusieurs mètres depuis 2011. Cette année-là, elle est bien pratique pour annoncer que « Marseille accélère » lors de l’inauguration par Jean-Claude Gaudin et le ministre de l’Éducation nationale, plutôt […]

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Les coulisses de Marsactu
Depuis le début de l’année, nous enquêtons ensemble avec La Marseillaise, le Ravi, et Mediapart sur la gestion par la Ville de Marseille des immeubles dont elle est propriétaire en centre-ville. Après un premier volet consacré au patrimoine public laissé à l’abandon, le second volet de notre « consortium » cible des opérations opaques conduites par la Ville. Ces transactions aux "conditions juridiques parfois contestables"” comme l’écrit la chambre régionale des comptes dans son dernier rapport, ont lésé les finances de la Ville pour ne profiter qu’à des bénéficiaires au profil parfois sulfureux. À l'image de Jean-Paul Dinoia, dont le nom est associé au milieu marseillais des années 80 et 90. Reconverti dans les affaires, il a bénéficié d'un traitement particulièrement avantageux.
Julien Vinzent_
Journaliste.

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