Derrière la vitrine de la valorisation, l’incinérateur de Fos ne recycle que 2 % des déchets

Décryptage
le 19 Avr 2021
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L'incinérateur du territoire Marseille-Provence traite chaque année plus de 400 000 tonnes d’ordures ménagères, majoritairement brûlées. L’installation valorise les déchets sous forme d’électricité, de biogaz ou de compost, mais ne trie que très peu le tout-venant qu'elle reçoit. Chaque année, des milliers de tonnes pourraient pourtant être recyclées.

Supposé rediriger une partie des poubelles vers les circuits de recyclage, le site de Fos reste largement en dessous des objectifs fixés. (Photo NH)

Supposé rediriger une partie des poubelles vers les circuits de recyclage, le site de Fos reste largement en dessous des objectifs fixés. (Photo NH)

En attendant son métro ou son tram, difficile de rater ces messages. “Pour mes déchets, j’adopte le réflexe : Réduire, Réutiliser, Recycler”, annonce un quadragénaire souriant sur une affiche. Un autre panneau publicitaire nous incite à composter nos restes de fruits et légumes, précisant que, via Aix-Marseille Provence métropole, on peut passer commande d’un composteur pour dix euros. Cette campagne de communication s’inscrit dans le “plan métropolitain de prévention des déchets ménagers”, qui ambitionne de faire de la métropole un territoire “zéro déchet zéro gaspillage”. Un horizon qui semble assez lointain : les Marseillais et leurs voisins ne sont pour l’heure pas vraiment exemplaires en matière de gestion des poubelles. Ils ne mettent que 10 % de leurs déchets dans les bennes de tri sélectif qui sont ensuite dirigés vers le centre de tri de Suez aux Pennes-Mirabeau. À Paris, ce chiffre est de 14 % et au niveau national, il monte à 29 %, d’après l’Ademe. 

Plusieurs milliers de tonnes de carton, de plastique ou de ferraille qui pourraient être retirées de la masse pour être recyclées finissent chaque année dans les fours. Au total, seulement 2 % des poubelles reçues sont extraites.

Une bonne partie de nos déchets recyclables sont donc jetés dans le “tout-venant”, c’est-à-dire les ordures ménagères, qui sont traitées, pour Marseille et les 17 autres communes du conseil de territoire, par le “centre de traitement multi-filières” de Fos-sur-mer. Or cette installation, gérée par l’entreprise EveRé, délégataire de la métropole, n’est pas non plus totalement exemplaire dans sa gestion de nos poubelles : les trois-quarts sont toujours brûlées. Plusieurs milliers de tonnes de carton, de plastique ou de ferraille qui pourraient être retirées de la masse pour être recyclées finissent chaque année dans les fours. Au total, seulement 2 % des poubelles reçues sont extraites.

Plus de 95 % des déchets que l’on traite sont valorisés”, répètent pourtant les responsables d’EveRé, en faisant visiter le site de Fos-sur-mer ou sur leurs documents de communication. De l’électricité – “assez pour alimenter une ville de 75 000 habitants” – et du mâchefer, un matériau qui sert notamment de sous-couche pour le revêtement des routes, sont en effet produits à partir de la combustion, tandis que l’unité de valorisation organique, où sont dirigés environ un quart des ordures reçues, fabrique du biogaz, également retransformé en électricité, ou du compost, revendu à des agriculteurs de la région.

Mais il s’agit là de valorisation et non pas de recyclage : d’après l’Ademe, la valorisation “s’effectue par divers moyens”, tandis que le recyclage (aussi appelé « valorisation matière ») est “la réintroduction directe d’un déchet dans le cycle de production dont il est issu, en remplacement total ou partiel d’une matière première neuve”. La réglementation française, calquée sur le droit européen, privilégie le recyclage, considéré comme plus écologique, sur la valorisation. EveRé, en mettant en avant ce chiffre de 95 % de valorisation des déchets, profite de la confusion qui existe entre ces deux termes dans les esprits.

Des résultats en-deça des objectifs de tri

Le problème principal aujourd’hui, c’est évidemment que le tri en amont, de la part des ménages, est insuffisant.

Stéphane Coppey, FNE 13

À France Nature Environnement, on rappelle que l’incinération reste préférable à l’enfouissement, et plus encore aux décharges, officielles ou sauvages : construit en 2010, l’incinérateur EveRé est en effet venu remplacer l’immense décharge d’Entressen. “Le problème principal aujourd’hui, c’est évidemment que le tri en amont, de la part des ménages, est insuffisant”, insiste Stéphane Coppey, membre de la délégation départementale de l’association. Pour ce qui est des ordures ménagères, il faudrait aussi en sortir beaucoup plus de recyclables. C’est la métropole, in fine, qui est responsable, en tant que donneur d’ordres public : elle peut mettre en place un dispositif de sanctions ou de rémunération vis-à-vis de son prestataire pour l’inciter à faire davantage”. Et de souligner qu’il existe des incinérateurs, dans d’autres régions, qui sont bien plus performants qu’EvéRé sur ce point-là.

D’après le contrat passé entre la métropole – qui n’a pas souhaité répondre à nos questions – et son prestataire privé, il existe bien des “objectifs de base” concernant la récupération des recyclables (métaux ferreux et non ferreux, plastiques et cartons) au sein du centre de tri d’EveRé, où passent 90 % des poubelles qui y arrivent chaque jour. “Nous n’avons pas d’engagement contractuel de tonnages sur l’extraction des matériaux faisant l’objet de la collecte sélective des particuliers”, affirme à l’inverse Bérenger Saltel-Pongy, le responsable Environnement d’EveRé. “Nos objectifs sont fixés en termes de valorisation globale sur le site, ce qui inclut le recyclage et les valorisations organique et énergétique”.

Le carton et le plastique, matières les moins recyclées

Pour 2013, dans leur bilan annuel concernant l’incinérateur, les services de la métropole (MPM à l’époque) se réfèrent pourtant bien à des objectifs sur les matériaux recyclables à récupérer au niveau du centre de tri. Ils soulignent que l’entreprise ne parvenait alors à extraire que 3000 tonnes de recyclables, alors que le contrat qui les lie spécifiait qu’elle devait en sauver 18 500 tonnes de la combustion, de la méthanisation ou du compostage. Les résultats étaient particulièrement bas pour le carton et le plastique : pas une tonne extraite pour le premier, sur un objectif de 7470, et à peine 132 pour le deuxième, contre presque 4000 exigées par contrat.  

En 2020, suite à un dysfonctionnement, seulement 29 tonnes de plastiques ont échappé à l’incinération pour être recyclées.

Aujourd’hui, les 2% recyclés représentent environ 9000 tonnes de matières, récupérées chaque année. “Nous retirons une bonne partie des métaux, fer ou aluminium, mais peu de plastique, qui est beaucoup plus difficile à extraire des ordures”, détaille Bérenger Saltel-Pongy. D’après les chiffres communiqués par l’entreprise lors de la commission de suivi de site (CSS) de février 2021, quelque 152 tonnes de plastique ont été récupérées en 2019, et encore moins en 2020, où seulement 29 tonnes de plastique sont sorties du centre de tri. Le responsable Environnement du site invoque “une panne du système de tri optique des bouteilles plastiques”, qui a duré toute l’année 2020. Réparé en fin d’année, ce système qui repère les bouteilles en plastique a fonctionné à nouveau en décembre, soit un mois sur douze. Quant au carton, il n’est pas mentionné par EveRé dans les tonnages de recyclables. “Le contrat ne prévoit pas l’extraction des cartons reçus parmi les ordures ménagères”, justifie Bérenger Saltel-Pongy. Ils vont donc soit à l’incinérateur, soit vers le méthaniseur ou le composteur. 

En plus de l’incinérateur, le site de Fos compte un méthanisateur et une installation de compostage. (Photo : NH)

Pour ce qui est du plastique, quels que soient les problèmes techniques rencontrés, les performances ne peuvent qu’être limitées, puisque seule l’une des quatre lignes de tri est équipée de ce système de tri optique capable de retirer les bouteilles plastiques de l’ensemble. “Ça fonctionne mieux avec les déchets issus de la collecte sélective, qui sont propres et secs”, explique le responsable Environnement, tout en rappelant que tous les plastiques ne se recyclent pas. L’entreprise n’envisage-t-elle pas, malgré tout, d’équiper ses trois autres lignes de tri de ce système, pour retirer davantage de plastique recyclable ? “Nous avons une délégation de service public : si la métropole nous le demande, nous le ferons, mais il faudrait que notre financement augmente en conséquence”, fait savoir Sébastien Cueillens, le directeur d’EveRé. Mais il ajoute que cela pourrait aussi, selon lui, “envoyer le mauvais message” : pas besoin de trier vos déchets, EveRé s’en charge. “La métropole travaille plutôt sur la sensibilisation, l’éducation au tri des usagers”.

Nourrir l’incinérateur

Au-delà de la préoccupation légitime concernant le message envoyé aux usagers, il est possible qu’une dimension technique entre aussi en compte. Le carton comme le plastique ont une qualité qui n’incite pas à les sortir des fours d’EveRé : leur fort pouvoir calorifique. “Un incinérateur doit tourner à son régime nominal”, souligne également Sébastien Cueillens. En clair : avoir assez de tonnes de déchets à brûler pour fonctionner correctement. Celui d’EveRé a d’ailleurs accueilli des déchets du Var et de Corse en 2020, pour faire face à une baisse du tonnage, liée au confinement du printemps. 

Covid ou pas, l’incinérateur devra bientôt s’adapter à une relative pénurie de plastique : à partir de 2022, “l’extension des consignes de tri”, prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, obligera les collectivités à collecter et trier l’ensemble des emballages plastiques auprès des particuliers. Une perspective qui est loin d’inquiéter le directeur d’EveRé, qui voit de belles réserves de poubelles au nord-est de la métropole – la ville d’Aix enfouit toujours ses déchets. “Pour éliminer tous les sites d’enfouissement du département, il faudrait doubler la capacité de notre site”. Autant dire que, dans la politique de gestion des déchets de la métropole, les objectifs de recyclage de l’incinérateur ne sont peut-être pas prioritaires.

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Commentaires

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  1. Treblig Treblig

    Indisciplinés…pas de repression…
    Aucune raison sue cette situation s’améliore !

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  2. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Avant de demander plus de tri des déchets au stade de leur réception à l’incinérateur, il faudrait demander plus de tri en amont, chez les producteurs de ces déchets.

    J’habite dans un quartier dont les habitants ont, en moyenne, un niveau culturel qui devrait leur permettre de saisir les enjeux de ce tri. Force est de constater pourtant que bon nombre d’entre eux ignorent tout de l’existence des poubelles jaunes, et a fortiori des déchetteries.

    J’ajoute cependant que le collège proche de mon domicile ne brille pas pas l’exemplarité : il sort son conteneur jaune en moyenne… une fois par an. Le reste de l’année, tout est jeté dans les poubelles à tout-venant. Comment faire comprendre à des enfants et à des adolescents l’importance d’un geste quand même ceux qui ont une mission éducative s’en foutent ?

    Il est indispensable de faire un peu de pédagogie dans cette ville où le tri des déchets ménagers n’a été mise en place, au début des années 2000, qu’avec des années de retard par rapport aux autres grandes villes françaises. Et il faut peut-être réformer le mode de calcul de la TEOM pour l’individualiser en fonction du volume de déchets produits et de la qualité du tri.

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    • Mstmitre Mstmitre

      Je suis pour l’individualisation de la TEOM mais malheureusement chez nous les gens iront déposer leurs poubelles ailleurs (certainement dans la nature) pour ne pas payer plus!! Alors qu’il leur suffirait juste de trier..

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  3. Andre Andre

    Bon, une usine pas assez performante et des clauses de concession imprécises..
    Mais les Marseillais! 10 pour cent seulement de dechets dans les bennes de recyclage. Il y a pourtant des conteneurs affectés au tri sélectif dans tous les quartiers, à intervalles réguliers, et des poubelles jaunes ont été distibuées à tous particuliers des quartiers pavillonnaires. Avant de taper sur les défaillances des institutons, même si elles sont réelles, il faudrait que les habitants de cette ville prennent un peu leurs responsabilités. Les Marseillais sont des imbéciles et je peux en parler, j’en suis un. Mais un imbécile qui recycle ses déchets!

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  4. Andre Andre

    Cher électeur du 8me, de la pédagogie chez les élèves, je veux bien. Mais qu’en est il des adultes? Il faudrait cesser de s’en remettre toujours aux institutions et penser que si on ne prend pas ses responsabilités, c’est parcequ’on ne nous l’a pas assez bien expliqué. Après on va s’étonner quelle gouvernement a tendance à nous infantiliser. Le tri sélectif, on en parle depuis 20 ans, les conteneurs au coin de la rue ça se voit et les poubelles jaunes, ce n’est pas pour faire joli!

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  5. Mstmitre Mstmitre

    Depuis le temps que le tri existe, personne ne peut dire qu’il n’est pas informé! C’est uniquement du ” je m’en foutisme” et/ou de la fainéantise et c’est bien dommage car impossible à contrôler! Et trier doit être possible partout: dans les rues, les centres commerciaux, les entreprises, les espaces publics, les plages, les cinémas. .. bref partout où il y a du public il doit y avoir non pas 1 seule poubelle mais 3 (tout-venant, verre, plastique/metal/cartons) hors c’est rare que ce soit le cas dans nos grandes villes ou les petits villages (à Fos sur Mer ils le font). Le message ainsi délivré est contradictoire : je suis invité a trier chez moi mais pas quand je sors ou je me balade!!

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    • Jacques89 Jacques89

      Effectivement, quand on sort, il suffit de prendre un sac (recyclable) pour pouvoir trier ses déchets chez soi. Pas toujours facile, je vous l’accorde, mais si la démarche se développe, elle fera probablement école.

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    • Mstmitre Mstmitre

      Je ramène en effet chez moi mes déchets recyclables. Mais la majorité de la population ne le fera pas..c’est comme quand les poubelles débordent, ils déposent à côté !!

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  6. Geneviève Geneviève

    Bonjour,
    Habitante de marseille je continuerai à trier, mais c’est décourageant!

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  7. Jacques89 Jacques89

    Quand on voit que le résultat du tri des pays dits développés finit dans des décharges d’orient dans des conditions de travail déplorables, on se dit que l’incinération a quand même un gros avantage, c’est de faire des kwh en limitant grandement la pollution globale. Mais pour faire comprendre à un écolo qu’il faut raisonner globalement pour avancer dans des techniques plus propres, il faudrait ouvrir le champ de la lorgnette.
    L’incinérateur a besoin de combustibles pour alimenter les fours et les produits de recyclage peuvent servir à ça plutôt que d’alimenter les usines de recyclage qui polluent les rivières ; exemple Golbay (recyclage des papiers) sur la Moselle où la station d’épuration d’une capacité de 250 000 équivalent/habitant ne suffit pas à retirer tous les micropolluants qui finissent dans le fleuve.
    Quant au conte de fées qui nous fait croire que la consommation de papier détruit nos forêts, c’est plutôt le contraire. Le recyclage en fait baisser le prix et donc réduit l’exploitation forestière. Il suffit de voir la différence entre une forêt exploitées (avec des houppiers énormes sur des arbres qui se développe sans concurrence) et une forêt sauvage, pour comprendre que le rendement en production d’oxygène est décuplé.
    Mais quand ça devient trop technique, on préfère se raccrocher à ses croyances portées par des organismes financés par des politiques qui n’ont qu’un but : plaire aux électeurs.

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  8. Zumbi Zumbi

    Je peste quotidiennement contre mon voisinage et les gens de passage qui jettent n’importe quoi partout, mais de là à exonérer nos édiles il y a un fossé.
    Dans mon quartier ce sont quatre immeubles nouveaux qui ont été construits en dix ans dans un périmètre de moins de 500 m. Il y a toujours exactement les mêmes bennes au coin de la rue, et les mêmes conteneurs de tri (un verre et un papier-plastiques alimentaires-métal), avec exactement les mêmes rythmes de ramassage. Résultat : chaque semaine ça dégueule sur la voie publique. Remarque : le reste est à l’avenant, le même nombre de places en école, et un square divisé par 3. Interpellé dans la rue il y a quelques années, M. Moraine, qui se voyait comme le dauphin du maire en place depuis un quart de siècle, a paru surpris puis m’a répondu “il faut bien loger les gens quelque part”… Ça, c’est de la politique urbaine !

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    • Jacques89 Jacques89

      Un peu dans le même style, une journaliste alertée sur les rejets de la station de La Ciotat répondait à l’auditoire : « quand on tire la chasse, on imagine bien que ça va quelques part !». Finalement, il ne faut pas trop s’étonner que pas mal de journalistes empruntent les voies de la politique. J’ai eu un maire qui disait : « puisque les gens le demandent… ».

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  9. Stéphane Coppey Stéphane Coppey

    Merci pour votre article sur un sujet qui mérite une forte mobilisation de la collectivité et des citoyens. Le passage “À France Nature Environnement, on rappelle que l’incinération reste préférable à l’enfouissement” constitue toutefois un raccourci erroné. La position de FNE, y compris à l’échelon départemental, est la suivante :1/ récupération des déchets en vue de leur compostage ou de leur recyclage; 2/ les déchets ultimes, limités, doivent être mis en installation de stockage (ex.décharges) bien gérées; 3/ le choix de l’incinération des déchets ne saurait constituer une  solution car il est coûteux, polluant et n’incite pas à la valorisation matière : votre article en est la meilleure démonstration. Toutes mes excuses si nous nous sommes mal compris sur ce point.

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    • Jacques89 Jacques89

      L’incinération « polluant » ? Tout est relatif : Il faut quand même rappeler que depuis Seveso, les techniques de lavage de fumées ont évoluées. La meilleure preuve c’est que les plus gros incinérateurs sont en région parisienne, au milieu des immeubles et qu’on n’entend jamais personne se plaindre des fumées. L’incinérateur est « couteux » ? Là aussi, tout est relatif. Vous ne prenez pas en compte les coûts de valorisation déchets. Comme la plupart du temps, le jeu des subventions fausse les calculs. Les subventions ce sont nos impôts… et la revente des matériaux à des tarifs minimes ; si bien qu’il est plus rentable de charger le tout sur des porte-conteneurs qui iront polluer… « plus loin ». Quant à l’enfouissement, comme pour les bidons qui renferment les déchets nucléaires, on ne connait pas la durée de vie des bâches de fond de casiers qui complètent l’étanchéité. Espérons que les couches géologiques ne soient pas perturbées… Finalement, la meilleure façon de faire le constat que cette politique ne fonctionne pas, c’est que, comme pour les stations d’épuration (voir mise en demeure de la France par la CE) les élus ne font pas respecter les règles.

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  10. Brallaisse Brallaisse

    Allons , allons et le charme marseillais,le pittoresque phocéen ?. Vous voulez réduire à néant des décennies de laissez aller qui nous valent une réputation inégalée.
    Pourquoi ne pas supprimer les embouteillages, les voitures en triple file, le non respect des stops ou bien des feux de signalisation puisque nous y sommes ?.
    Allez, je plaisante mais il y a vraiment du travail sur cet aspect de la cité.Reste ce mystère , comment d’autres y arrivent et nous pas ?

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  11. Umble Escoulan Umble Escoulan

    Article intéressant. J’aimerais cependant bien comprendre cet écart immense avec ce que la journaliste présente comme un objectif contractuel de recyclage. Cet objectif était il subordonné à des investissements que la Métropole n’a pas faits ? Ou bien s’agit il d’une vraie défaillance de l’exploitant, que la Métropole ne veut ou ne peut pas sanctionner ? Ou bien un contrat mal rédigé, qui permet à chacun d’y lire ce qu’il veut ?

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