Le cinéma Le César fermé pour sauver les Variétés ?

Actualité
le 10 Nov 2016
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L’information a filé très vite, portée par l’association de soutien au cinéma les Variétés sur la Canebière. Son jumeau, le César, place Castellane, ferme ses portes, alors que le groupe qui les porte est en redressement judiciaire. L’article posté par l’association sur son blog annonce même la pose de scellés. À première vue, point de scellés ce jeudi sur les portes du César, mais plus de films à l’affiche ni personne à l’accueil. Sur une feuille A4 blanche, griffonné à la hâte est annoncé « cinéma fermé provisoirement ». Ce scénario n’avait été évoqué jusqu’ici par aucune des parties, que ce soit par les avocats du patron du groupe Bastille Saint-Antoine, Galshka Moravioff, ou par les salariés et leurs soutiens.

« Lors de l’audience devant le tribunal de commerce début octobre, ni le potentiel repreneur Jean Misrahi, ni l’administrateur ne savaient que le bail du César avait été rompu », explique une salariée. Ce n’est qu’en commençant à étudier le dossier que la nouvelle leur est parvenue : le propriétaire des murs du César, à qui les loyers n’ont pas dû être versés très régulièrement, a dénoncé le contrat qui le lie à son locataire et il est en quête d’un remplaçant.

La décision de quitter les lieux pour éviter de cumuler des dettes supplémentaires a donc été prise par l’administrateur judiciaire, poursuit cette salariée. « Il a estimé qu’il fallait d’abord stopper l’hémorragie, payer les dettes, relancer l’activité », et donc laisser la charge au repreneur potentiel, Jean Misrahi, de négocier directement avec le bailleur s’il le souhaite. Sauf que, d’après les salariés et leurs soutiens, les négociations n’ont pour le moment rien donné. « Jean Misrahi nous a fait savoir qu’idéalement, il conserverait les deux cinémas, mais que dans un cas comme celui-ci, il se concentrerait sur les Variétés », dit Florence Pazzottu, porte-parole de l’association.

Pour l’heure, les salariés du César ont fait leurs bagages et rejoint leurs collègues pour travailler ensemble dans les locaux des Variétés, où la programmation commence à reprendre son souffle. Les salaires dus depuis juillet ont aussi été versés ces jours derniers par l’AGS, le régime de garantie des salaires. « Aucun licenciement n’est prévu, en tout cas pas avant la cession officielle, qui aura lieu début décembre », assure la salariée pour qui la possibilité que d’autres repreneurs se présentent pour racheter le groupe n’est pas à exclure.

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Commentaires

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  1. CAN. CAN.

    Quid de la politique culturelle cinématographique au quotidien à Marseille?
    Bien sûr, le Chambord s’est engagé dans une intéressante évolution mais de là à compenser.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      La politique quoi ?

      Évitez d’employer des mots inconnus de nos dirigeants municipaux si vous voulez être compris…

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Oui tout ce qui touche à une quelconque politique culturelle ou prospective urbaine n’entre pas dans le champ de vision des zélus, c’est une équipe très soudée, il n’y a qu’un esprit.

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  2. barbapapa barbapapa

    Il y en même un conseiller municipal (il se reconnaîtra) qui parle de politique « sculpturelle »

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Sa langue aura…fourché…çà aurait pu être… « cultuelle »…

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