"Ce qui est passé à cash investigation, ne pourrait pas nous arriver"

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le 25 Oct 2013
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Le Fongecif Paca, comme l'indique son acronyme, gère principalement le CIF (congé individuel de formation) pour les salariés de la région. C'est un organisme paritaire géré à la fois par les représentants des salariés et du patronat, sous la forme juridique d'une association loi 1901. Tous les deux ans, la présidence tourne entre salariés et employeurs. Jusqu'au printemps prochain, c'est Nicolas Stringhetta, syndicaliste FO qui en a pris la tête. Il nous en a expliqué les grands principes. Ce congé de formation est plutôt réservé à des salariés qui veulent changer d'orientation professionnelle en cours de carrière, même si il est ouvert pour des salariés à partir de deux ans d'ancienneté en CDI, "mais dans ce cas, il y a peu de chance que le dossier soit accepté" a prévenu Nicolas Stringhetta, et pour des salariés qui ont travaillé "au moins 4 mois en CDD les 12 derniers mois, ou 24 mois les 5 dernières années", a-t-il complété.

Les salariés déposent donc un dossier sur un projet de formation au Fongecif Paca, et une commission décide ou non de le financer. Dans ce cas, le salaire et le coût de la formation seront intégralement pris en charge par le Fongecif pour des durées pouvant aller de 160 heures minimum, à 1200 soit presque une année entière. L'employeur ne peut refuser à son salarié ce CIF, seulement le décaler de 9 mois maximum, pour motifs économiques. Le Fongecif se finance principalement via une taxe de 0,2% prélevé sur la masse salariale des entreprises de plus de 10 salariés, ce qui a représenté près de 48 millions d'euros en 2012 pour le Fongecif Paca. Des sommes conséquentes, dont l'utilisation et son efficacité sont de plus en plus contestées.

C'était le cas encore récemment lors de l'émission Cash Investigation diffusée sur France 2, qui dénonçait en particulier des organismes de formations bidons. "On ne peut pas avoir de contrôle en soi, sur les organismes de formation que le Fongecif Paca finance" reconnaît Nicolas Stringhetta, et renvoie l'Etat à ses responsabilités. Il assure : "Ce n'est pas à nous de faire ce contrôle, le seul qui peut faire le travail c'est la Direccte", (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi). Il assure néanmoins que le Fongecif reste vigilant :

Ce qu'on fait nous c'est d'alerter nos salariés sur les dérives qu'il pourrait y avoir dans certains organismes de formation, c'est à dire que ce qui est passé à Cash Investigation ne pourrait pas nous arriver

Le patron du Fongecif se défend d'une autre critique sur les coûts de fonctionnement de ces organismes sur lesquels l'Etat a demandé d'être plus rigoureux "nous avons déjà fait de nombreux efforts, nos coûts au Fongecif Paca représentent aujourd'hui 9,5% du budget global". A vérifier sur le site de l'organisme qui doit obligatoirement publier ses comptes chaque année. Et pour les salariés qui souhaiteraient en savoir plus sur le Fongecif Paca, une journée de rencontre avec le public est organisée le 7 novembre prochain au Dock des Suds, à partir de 14 heures. 

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