Suicides aux Baumettes : des associations alertent sur une « omerta »

Silence
Bref
Lisa Castelly
7 septembre 2017 1

Après le suicide, survenu après seulement quelques heures de détention, de Bilal Elabdani en août, la Ligue de défense des droits de l’homme (LDH) tient à alerter sur le fait que les dysfonctionnements qui ont mené à ce drame ne sont pas isolés. L’association, en partenariat avec l’ONG Confluences, a réuni mercredi la presse pour mettre au jour la situation d’un autre détenu, Abdel-Halim Trazie-Bi. La Provence récapitule son parcours dans son édition du jour.

Placé en détention préventive en janvier, ce dernier devait être libéré en juillet, mais suite à une convocation qu’il affirme n’avoir jamais reçue, il a vu la révocation du sursis d’une précédente peine rallonger son séjour en prison jusqu’à l’hiver 2019. Depuis, le jeune homme, qualifié de « bipolaire » et « très fragile » a tenté de mettre fin à ses jours trois fois entre juillet et août. Il a démarré fin août une grève de la faim et de la soif pour dénoncer le traitement qui lui est réservé en prison. Son avocat Me Tarasconi prévient avec gravité : son client est réduit aujourd’hui à l’état de « zombie ». Il craint qu’il « finisse » comme Bilal Elabdani.

Joint par La Provence, le nouveau directeur de la prison des Baumettes, Guillaume Piney, temporise. « Chaque suicide est tragique et un échec pour tous », reconnaît-il, et Abdel-Halim Trazie-Bi souffre « d’un sentiment d’injustice ». Il ajoute qu’un « loupé sur la transmission de l’information sur sa grève de la faim », a pu compliquer sa situation. Mais malgré les lésions qu’il a pu se causer lors d’une de ses tentatives de suicide, « notre médecin a estimé qu’il n’y avait pas lieu de l’hospitaliser », assure le directeur.

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commentaires
Source : La Provence

  1. Voyageur Voyageur

    Les courriers expédiés par le TGI de Marseille aux justiciables relèvent malheureusement trop souvent de la fantaisie : expédiés à une adresse fantaisiste (Rue Edouard Rostand 13013 Marseille par exemple), et soigneusement classé en copie dans le dossier comme preuve de convocation, voire jamais expédiés (pas de copie dans le dossier, pas de chrono). Adressés aux avocats ça allait mieux. Il fut un temps…

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