Pollution de l’air : la circulation différenciée prolongée à Marseille
Le boulevard Sakakini au croisement du boulevard Jeanne d'Arc.
Des températures élevées, un faible vent et… de la pollution. Tous les ingrédients sont encore réunis, ce lundi 29 juin à Marseille, pour favoriser la formation d’ozone. La préfecture des Bouches-du-Rhône maintient donc, pour le neuvième jour consécutif, le niveau d’alerte qui accompagne le dépassement d’un seuil pour ce gaz naturel, responsable de problèmes respiratoires quand il est présent en grande quantité.
Avec ce niveau d’alerte, la préfecture a décidé de prolonger la mesure concernant la circulation différenciée appliquée sur la route depuis le 23 juin. Celle-ci implique que, dans la zone à faible émission, les véhicules les plus polluants, donc munis de vignette Crit’Air 3, 4 et 5 ne sont pas autorisés à circuler. La préfecture invite également les conducteurs de manière générale à éviter d’utiliser leur véhicule en privilégiant les transports en commun et le covoiturage.
Prolonger une mesure fantôme pendant neuf jours ne purifie pas l’air ; cela fragilise l’autorité publique et alimente le cynisme des citoyens face aux politiques environnementales. Tant que la contrainte ne s’accompagnera pas de moyens de contrôle réels et d’un choc d’accessibilité dans les transports, la circulation différenciée restera un simple effet d’annonce préfectoral.
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C’est regrettable, mais l’action politique est de plus en plus souvent remplacée par de la communication politique. On a atteint des sommets durant cette décennie, où le traitement d’enjeux lourds s’est limité à de grands discours, suivis soit d’inaction, soit d’actes exactement contraires aux annonces.
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