L’usine Haribo reste à Marseille

SUCRE
Bref
Lisa Castelly
24 Jan 2017 2

« Pour nous, le choix était simple : ou délocaliser, ou rester ici. Nous avons choisi de rester ici parce qu’on y est bien. » Jean-Philippe André, président d’Haribo France a mis fin vendredi aux spéculations sur le déménagement possible du siège de son entreprise hors de Marseille. Alors qu’il affirmait en juin chercher un point de chute « sur le territoire de la métropole », la Provence révèle que le PDG a finalement annoncé à 700 de ses salariés, lors d’une soirée anniversaire de la marque, que le siège et la production resteraient bien à Marseille. Un terrain a en effet été trouvé du côté de l’Estaque pour accueillir de nouveaux bureaux afin de désengorger ceux du boulevard du Capitaine Gèze, où le siège social et l’usine demeureront.

Jean-Philippe André est par ailleurs revenu avec le quotidien sur le plan de départs volontaires équivalent à une centaine de poste à temps plein sur Marseille et Uzès. Un plan avalisé par un vote interne, contre l’avis des syndicats majoritaires qui s’y étaient opposés en juin dernier. « Le taux de participation a atteint 90 % et le taux d’adhésion au plan a été de 66%. L’affaire est donc close », a botté en touche le PDG.

Source : La Provence

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Commentaires

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  1. Samuel RobertSamuel Robert

    Serait il possible de faire preuve d’un peu de bon sens dans l’intérêt d’Haribo et de celui des habitants ?
    Le site envisagé pour accueillir le nouvel immeuble du côté de l’Estaque est, si l’on se fie aux images produites par la Provence, situé au pied de la falaise de Mourepiane, dans le virage que forme de chemin du littoral pour contourner le bassin de Saumaty avant l’entrée dans l’Estaque. Ce site n’est pas sans poser de problème. Il présente l’originalité d’être dominé par une falaise instable (des sondages géologiques ont eu lieu fin décembre sur la traverse du phare, petite rue qui suit le rebord de la falaise dans le quartier de Mourepiane proprement dit) qui produira sans aucun des désordres dans le futur. Ensuite, le site est occupé par une petite plante endémique rarissime dans la région (teucrium pseudo chamaepitis). Enfin, même si un permis de construire pour un immeuble de 14 m de haut a été autorisé, ce projet a longuement été combattu par les riverains… Il est la dernière trace visible de l’ancien bord de mer et constitue un repère paysager quand on arrive à l’Estaque, mais aussi quand on en repart. La colline de Mourepiane et son phare apparaissent alors bien en vue.

    Si l’on doit se réjouir de la volonté de Haribo d’investir à Marseille, on ne peut que se lamenter du choix de la localisation de ce futur immeuble de bureaux. N’y a-t-il pas assez de bureaux vides sur le périmètre d’Euromed ? Si la volonté de l’entreprise est de s’installer dans le 16e arrondissement, pourquoi pas à Saint-André, toujours sur le chemin du littoral, là où une friche issue de la démolition d’une ancienne tuilerie attend d’être réaménagée depuis des années (à côté d’un supermarché et d’un fast-food) ?

    Ne pourrait-on pas concilier développement économique et respect du cadre de vie ? Mr le directeur d’Haribo, peut-on espérer que vous lisiez ces lignes et qu’elles vous incitent à choisir une autre localisation ? Comprenez vous que préserver le site de la falaise de Mourepiane est important pour les habitants est que ce n’est pas une entrave à vos projets de développement à Marseille, qui présente de nombreuses autres opportunités foncières ?

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    • toinetoine

      Il me semble que le promoteur immobilier Résilience (Xavier Giocanti) avait un projet de construction d’un immeuble de bureaux à cet emplacement. Malheureusement, le rendu de ce projet n’apparaît plus sur le site.
      De manière générale, il est à déplorer que l’EPAEM Euroméditerranée soit bien incapable de retenir un siège social sur sa zone et de proposer à Haribo un emplacement sur la Joliette ou Arenc. Bref, Euromed n’est toujours pas attractif aux yeux des entreprises privées, difficile d’accès et reste essentiellement « alimenté » par des transactions publiques.

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