La chambre de commerce demande l’interdiction de la manif des gilets jaunes à Marseille

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Bref
Julien Vinzent_
21 Mar 2019 5

C’est passé à Nice, pourquoi pas tenter à Marseille ? Le président de la chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence (CCIMP) Jean-Luc Chauvin a écrit au préfet de police pour lui demander “d’interdire, ici aussi, le déroulement de l’acte XIX des gilets jaunes”. Mercredi, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé qu’il allait publier un arrêté d’interdiction de manifester, en réponse aux craintes du maire de Nice.

Si Christian Estrosi craignait des violences et dégradations, l’argumentaire de Jean-Luc Chauvin est essentiellement d’ordre économique. “Samedi après samedi, les troubles de l’ordre public provoquent des pertes de fréquentation et par voie de conséquence de chiffre d’affaires. Ces pertes s’enregistrent désormais de manière pérenne, fragilisent durablement l’ensemble de l’économie locale et pourraient engendrer de nombreuses cessations d’activité et de licenciements”, avance-t-il dans un communiqué.


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Commentaires

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  1. patrickpatrick

    et pourquoi pas lui demander de tirer à vue ? m chauvin en interdisant vous ne ferez pas taire les gens et c’est tant mieux

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  2. PromeneurIndignéPromeneurIndigné

    Extrait du mensuel CAPITAL
    Président de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille, Jean-Luc Chauvin a un parcours de notable exemplaire. Sa gestion comme syndic l’est beaucoup moins.

    Membre du conseil syndical du Villaret, une copropriété d’une centaine d’appartements à Risoul, Roland Fontaine n’en revient toujours pas. “Quand j’ai mis mon nez pour la première fois dans les comptes, j’ai découvert… qu’il n’y en avait pas. Au-cu-ne comp-ta-bi-li-té !”, scande-t-il encore médusé. Ce retraité n’était pas au bout de ses surprises. La copropriété ne disposait pas davantage d’un compte courant séparé, comme la loi l’exige pour éviter que les syndics fassent un peu trop mumuse avec la trésorerie.
    Un syndic indélicat ? L’histoire serait tristement banale si le gestionnaire en question, Jean-Luc Chauvin, n’était autre que le président de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille, l’ancien président de la FNAIM des Bouches-du-Rhône et l’ex-président de l’Union patronale. Un notable qui se rêve même un destin politique à Marseille, certains lui prêtant l’ambition de succéder à Jean-Claude Gaudin à la mairie. Pour l’heure, en dépit des témoignages et documents accablants réunis pas Capital, le patron d’Otim, le nom de sa société, a refusé de nous éclairer sur ses curieuses pratiques.
    A la suite de la parution de notre enquête dans notre magazine, Jean-Luc Chauvin a en revanche convoqué une réunion de crise matinale. Le 29 mars, date de sortie de Capital en kiosque, il a tenu à rassurer ses proches : “Gaudin et son équipe sont derrière moi, ils me soutiennent toujours !”. Et d’évoquer les conseils prodigués par la garde rapprochée du maire de Marseille : “Je les ai vus, ils prennent les choses en mains. Ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter. Ils ont l’ha-bi-tu-de”.
    Dans les Alpes-du-Sud, Otim est une signature bien connue des professionnels de la pierre. En quelques années, Jean-Luc Chauvin est devenu le principal syndic des stations de montagne prisées par la bourgeoisie marseillaise et aixoise, avec près de 10.000 lots sous gestion, à Risoul, Embrun ou encore à Vars, où il possède lui-même un chalet. En 2014, en s’offrant les 5.800 lots de copropriétés de l’Immobilière des Hautes Alpes (IDHA), il avait mis la main sur l’ex-portefeuille du géant Urbania, dont la chute avait fait grand bruit au tournant de la décennie 2010. Puis le Marseillais avait racheté dans la foulée la clientèle d’Imagora : 800 lots à Embrun pour une quinzaine de résidences et une grosse poignée d’immeubles sur Risoul. Mais ces derniers mois, son joli domaine a fondu comme neige au soleil. “A Risoul, il tenait 90% des copropriétés, désormais il doit peser autour de 60% du marché”, constate un concurrent. A Vars, ce n’est guère mieux. Selon notre pointage, entre 20 et 30 copropriétés l’ont quitté depuis 2015. “On a réussi à le foutre dehors au bout de quatre années”, raconte crument Roland Fontaine, à l’image de nombreux autres conseils syndicaux. “Et une fois le syndic changé, le notaire a tout repris et fait invalider les ventes des parties communes que Chauvin avait fait voter en douce…”

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    • Alain MAlain M

      Bonjour et merci pour la citation de l’article de Capital que je ne connaissais pas.
      Avez-vous la référence précise de la publication?
      Cordialement.

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  3. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    Il faudrait aussi que Chauvin se pose la question d’ une profondeur métaphysique abyssale : qu’elle est son influence sur l’ensemble de l’économie locale?.
    Je suis d’ailleurs aussi très inquiet , si jamais élu à la mairie recyclé par son amie Martine , quels seraient ses résultats ?.
    La dame en fer blanc le mettrait sûrement à l’immobilier urbain ou président d’un office HLM, vue l’expérience décrite dans le commentaire précédent , cela devrait faire la “maille”.
    Ha! Marseille , son vieux port , la Bonne Mère et ses élus. Quelle Merveille !

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  4. leravidemiloleravidemilo

    M Chauvin nous arrive avec son éthique en toc, made in medef, et ferait bien de nettoyer son, peu reluisant, CV d’affairiste, avant que de vouloir donner au préfet des leçons de maintien. Il ferait bien aussi de craindre que tôt ou tard, des gilets de couleurs multiples “empêchent ” ses nombreuses manifestations, à défaut de les interdire. Il est vrai que, pour l’heure les gilets jaunes sont quand même bon prince, et aiment beaucoup se focaliser sur “l’état” sans trop s’attarder sur ses commanditaires. Quoique ça commence à changer. Par exemple, les “frexit” commencent à apparaitre sur les gilets, et l’ont voit moult drapeaux européens jetés aux feu sur nombre de vidéos (pas sur les vidéos de la télé non là on en voit pas, mais ça se trouve aisément.) Et ça, c’est pas terrible pour l’avenir des affairistes, lobbyistes et medef associé.
    Perso, je n’aurai rien contre sa présence au côté de Vassal aux prochaines municipales/métropolitaines; ça aiderait à ouvrir des yeux qui sont encore fermés chez nombre de citoyens. D’habitude, le principe de séparation des marionnettes et des marionnettistes est une des clés de la réussite politique, mais avec ces deux zigues là et à Marseille, tous les “espoirs” sont permis.
    Il devrait quand même améliorer son écrit car, avec sa belle phrase sur “Ces pertes…. pourraient engendrer de nombreuses cessations d’activité(s) et de licenciements”, il est quand même en train de nous dire que les gilets jaunes sont bien susceptibles de faire baisser le nombre de licenciements, non? Mais vu le niveau de l’actuelle équipée nullicipale , ça passera inaperçu!

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