La CGT va créer une société de production de “biocharbon” sur la centrale de Gardanne
La CGT a annoncé par communiqué à la presse la création d’une nouvelle société de production de “biométhane et biocharbon issu du bois de fin de vie” sur le site de la centrale biomasse de Gardanne, ainsi que la réembauche de 27 salariés licenciés, comme relayent La Provence et La Marseillaise ce 9 septembre. Un protocole d’accord a été signé dans l’été avec l’État et GazelEnergie, l’exploitant de la centrale. Ce projet est poussé depuis des années par le syndicat, pour permettre à l’ensemble des ex-salariés de la centrale de retrouver une activité sur le site.
Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT de la centrale de Gardanne, précise que la société, qui sera affilée au statut des personnels des industries électriques et gazières (IEG), donnant des garanties professionnelles aux salariés, est déjà en cours de création. Il indique aussi que le syndicat et les travailleurs seront actionnaires majoritaires avec une participation minoritaire de GazelEnergie. “On est sur une normalisation des relations à Gardanne dans la continuité des engagements pris. La participation de Gazel est de l’ordre de quelques millions”, commente quant à elle Camille Jaffrelo, porte-parole de l’entreprise.
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“donnant des garanties professionnelles aux salariés”
La CGT oublie de préciser que ces “garanties” sont financées par le contribuable.
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Depuis quand les garanties professionnelles résultant d’une convention collective de branche (ici, celle des IEG) sont-elles financées par le contribuable ?
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Depuis que le contribuable finance le déficit structurel de la CNIEG grâce à des transferts budgétaires décidés chaque année par l’Etat.
Sans ces transferts, les retraités des IEG n’auraient pas de retraite, en tout cas pas dans les modalités de la convention IEG.
C’est la même chose pour les fonctionnaires (FPE) et tous les (futurs) retraités qui travaill(ai)ent au statut (France Telecom, La Poste, SNCF, RATP et j’en passe).
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Le déficit structurel de la CNIEG est dû largement à des raisons démographiques. Il n’est pas financé par des transferts budgétaires de l’Etat mais par une taxe affectée payée par le consommateur, tandis que le taux de cotisation des salariés des IEG pour leur régime de retraite est légèrement supérieur à celui des salariés du régime général.
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“Le déficit structurel de la CNIEG est dû largement à des raisons démographiques.”
Vrai. Les changements démographiques (absolument pas anticipés par les génies qui gouvernent…) ont accentué le déficit de la caisse. Mais ils ne sont pas les seuls responsables. Le rapport entre taux de cotisation (numérateur) et taux de pension (dénominateur) est structurellement en faveur du taux de pension.
“Il n’est pas financé par des transferts budgétaires de l’Etat mais par une taxe affectée payée par le consommateur”
CQFD. La taxe créée par l’Etat pour financer le déficit de la CNIEG s’appelle un… transfert budgétaire!
“tandis que le taux de cotisation des salariés des IEG pour leur régime de retraite est légèrement supérieur à celui des salariés du régime général.”
Vrai également. Mais cela ne change rien au fond du sujet qui est le déficit structurel de la CNIEG financé par le contribuable. Cf. le point 1. Le numérateur a beau être 1.1 fois supérieur à celui du régime général, si le dénominateur est supérieur dans proportions plus élevées (ce qui est le cas…), cela crée un déficit qu’il faut bien financer. Par le contribuable donc.
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Par le *consommateur* d’électricité, donc, au travers de la CTA.
On a compris que vous avez toujours raison sur tous les sujets, mais restons-en aux faits.
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En espérant qu’ils fassent des bioprofits . Tprofit = Pl/(C+V
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La contribution de l’ Etat au systeme de retraite des cheminots a pour objet de compenser le deficit de cotisations des salaries du fait de la reduction des effectifs, et donc des cotisations, qui genere le deficit du système . Et cest pareil pour les autres régimes
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Se repose toujours la question primordiale de ce genre d’établissement industriel: de quel bois va-t-il se chauffer? Sauf erreur de ma part, il n’existe pas de filière “du bois de fin de vie” en France, il faudra donc la créer de toutes pièces. Question corolaire: qu’appelle-t’on “bois de fin de vie”? si cette notion englobe le bois peint ou créosoté, la pollution induite sera conséquente (en plus de celle de l’émission de micro-particules et de gaz inhérente à la combustion du bois, le brûlage privé des déchets verts étant interdit pour cette raison depuis 2011). Quel sera le tonnage de “bois de fin de vie” nécessaire?
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Voilà bien la question posée par Richard Mouren.
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Le biochar peut être une chance : énergie plus propre, carbone stocké, filière bois renforcée. Mais pour être crédible et accepté, cela doit passer par une nouvelle enquête publique transparente.
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Il serait primordial, avant l’enquête publique, d’établir clairement les conditions de fonctionnement de l’établissement: définition précise de la matière première (bois de fin de vie?), zones de provenance de cette matière première, émissions polluantes engendrées par la production et moyens proposés pour la réduire. Cette filière ne pourrait peut-être ne pas être viable économiquement.
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Richard Mouren, je partage votre point de vue,avant de lancer une telle évolution, il serait indispensable d’en mesurer la viabilité réelle, et donc de passer par une nouvelle enquête publique transparente, qui prenne en compte à la fois les impacts environnementaux et la soutenabilité économique du modèle.
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Et n’oublions pas d’embarquer dans cette enquête publique les collègues de la CGT qui se démènent pour remonter leur usine.
Autant intégrer les questions de fin de mois dans les anticipations sur la fin du monde, pour reprendre le dilemme qui illustre bien l’ampleur des défis de notre temps.
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Marc13016
Je plussoie totalement : sans justice sociale, pas de transition crédible, et sans transition, pas d’avenir pour le travail.
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