Jean-Claude Gaudin sur l’habitat indigne : “il faudra faire plus”

Mea culpa
Bref
Benoît Gilles
7 Nov 2018 20

La Marseillaise a profité d’une visite des crèches par le maire pour le faire réagir aux nombreuses mises en cause de sa politique de lutte contre l’habitat indigne. Jean-Claude Gaudin reconnaît que l’effort municipal n’est pas suffisant : “Il va falloir faire plus”. Il rappelle la signature d’un premier plan d’éradication de l’habitat indigne avec Marie-Noëlle Lienemann en 2002. Or, si la ministre de la Ville était intervenue à l’époque, c’était parce que la politique de rénovation du centre ancien de la ville démarrée en 1997 était pointée du doigt, notamment par la chambre régionale des comptes (lire notre article).

Dans La Marseillaise, le maire met en cause la lenteur des procédures et annonce un audit qui fait écho à celui annoncé par le gouvernement : “On va décider une vérification totale de tout ce qui peut paraître aujourd’hui comme de l’habitat insalubre”.

Il met également en cause les propriétaires : “Dans le numéro 65, il s’agit d’une copropriété privée. L’éradication doit aussi atteindre les marchands de sommeil, il n’y a pas que la Ville qui peut les atteindre. (…)  C’est à ces gens-là aussi qu’il faudrait s’adresser, avec un peu plus de violence qu’aujourd’hui”.

Source : La Marseillaise

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Commentaires

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  1. TaramaTarama

    Démission ! _____________

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  2. Mine de plombMine de plomb

    Mea culpa ! Vous êtes cynique ! Ou bien à la ramasse.

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    • leravidemiloleravidemilo

      Je ne vois pas là l’ombre d’un cynisme, mais bien plutôt un écho pertinent à une prière que M Gaudin a du prononcer bien des fois, avant que la messe ne fut dite en français, le confiteor : Je reconnais, je confesse, je me reconnais pêcheur… faute de quoi Dieu a bien du mal à accorder son pardon.
      Parmi nombre d’errements (selon moi), la religion catholique a cet insigne avantage moral d’inciter le fidèle à la modestie, et même à l’humilité, devant Dieu certes, mais parfois aussi devant ses prochains.
      La citation complète est “mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa”.

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  3. Félix WEYGANDFélix WEYGAND

    Comme hier pour l’état des écoles : il découvre le problème !
    Jusqu’ici toute le monde lui disait que tout allait bien : les services (en pleine débandade après des années de “non-management” et de collusion clientéliste) ; comme les élus (dont aucun n’a la moindre idée de ce que pourrait être une politique publique, faut de n’en avoir jamais vu exercée, ni d’avoir jamais été encadrés pour le faire par leurs prédécesseurs ou par leurs partis politiques).
    Le pire est devant nous : Il est clair que sur la question de l’habitat la Ville (et ses instruments : Marseille Habitat, la SOLEAM voir https://marsactu.fr/en-matiere-dhabitat-indigne-letat-et-la-ville-ne-font-pas-leur-boulot/) n’a plus les capacités techniques pour faire face à la situation, même si la volonté politique d’un coup se réveillait.
    Mais d’autres problèmes sont encore plus lourds, même s’ils ne se manifestent pas de manière aussi aiguë qu’un effondrement d’immeuble…
    Le jour où l’on fera le bilan de la surmortalité marseillaise liée à la pollution …

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    • julijojulijo

      Oui, le pire est devant nous…..si on songe un instant à la “reconstruction” de la ville après les nuls et gaudin !!!!!

      Cependant, le premier plan d’éradication de l’habitat indigne date de 2002 !!!! depuis ……. on attend, on gère. La nullicipalité est au dessous de tout (comme pour les écoles effectivement, entre autres) et j’ai honte pour les quelques 25 % de marseillais qui ont voté pour ces incapables patentés.

      Je me pose quand même une question, je connais la loi PLM, et je connais l’emprise de la mairie centrale sur les secteurs, mais,
      qu’ont fait les maires de secteurs jusqu’ en 2014 (dans l’opposition PS à l’équipe des nuls), des quartiers marseillais qui ont, tous des habitats indignes sur leurs arrondissements ???? je pense notamment à Mennucci, pour le 1er secteur, Narducci, pour le 2ème…. Hovsepian et galli…….N’étant pas à cette époque, inféodés à gaudin…..qu’ont ils fait ? qu’auraient ils du faire ??

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    • Félix WEYGANDFélix WEYGAND

      @Julijo
      Pour avoir siégé à la mairie de Marseille sur les mêmes bancs d’opposition que les personnes que vous citez, je vous le confirme, nous n’avons fait que gesticuler, parfois vaguement, parfois avec plus d’énergie.
      A notre décharge, si la majorité ne joue pas le jeu de l’exercice démocratique pour permettre à l’opposition de jouer son rôle, c’est vraiment très difficile de faire grand chose.
      La majorité ne faisait bien sûr rien pour cela, mais l’aurait-elle fait que l’état de décrépitude technique (même il y a 10) de l’administration municipale, ne permettait pas particulièrement d’y voir clair, même pour la majorité municipale qui de toute façon n’a toujours eu qu’une politique de “chien crevé au fil de l’eau”.
      Surtout, l’opposition n’aurait eu de sens que si elle avait été en synergie avec une mobilisation de “la société” (des citoyens, du peuple, des “gens” comme vous dites à la FI)…
      Cette mobilisation ne s’est jamais faites et les partis d’opposition n’ont d’ailleurs jamais fait grand-chose pour qu’elle existe, s’organise et se développe, là où des embryons se manifestait.

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    • julijojulijo

      Je pense sincèrement que vous avez raison.
      L’inertie et le blocage systématique de gaudin et ses nuls sont bien connus. Et il y a tant de sujets occultés par cette équipe planqués dans leur tour d’ivoire.

      La colère qui nous anime tous en ses jours de deuil et de désarroi particulièrement prévisibles et annoncés, nous permettra peut être, nous tous, de prendre conscience encore davantage de l’habitat indigne…et d’agir contre.
      Rdv samedi, et surtout mercredi prochain.

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  4. François Mouren-ProvensalFrançois Mouren-Provensal

    Il serait bon de commencer par demander pardon puis de démissionner.
    Le mépris envers ses propres administrés marquera pour l’histoire sa gestion de la ville.
    je serai curieux de lire un article de Marsactu ou son équivalent sur le règne Gaudin rédigé dans 50 ans ( car malheureusement, malgré l’état républicain on peut parler de règne)

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    • lilicublilicub

      Ayez une vision plus large… exigez la démission de Gaudin et aussi celle de Macron qui n’en finit plus d’appauvrir les gens qui ne peuvent ainsi même plus entretenir leur logement.. Pendant que les actionnaires se gavent et vivent dans leurs palaces..

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  5. lilicublilicub

    Christian Nicol… un carriériste roulant pour des bailleurs sociaux pour rentabiliser leurs bénéfices et qui sévit maintenant …tiens donc comme c’est bizarre.. pour SOLIHA. Attention à bien connaitre ceux qui désignent avec un opportunisme éhonté.

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  6. chabby chicchabby chic

    oui monsieur le maire qui porte l’écharpe de la république française doit s’excuser puis démissionner lui ainsi que tous les élus du conseil municipal; il faut être digne de la république

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  7. Electeur du 8eElecteur du 8e

    “Il va falloir faire plus.” Mais… plus tard, hein : l’essentiel c’est de gagner du temps avec une Nième “vérification” de “ce qui peut paraître” (sic) “comme de l’habitat insalubre.”

    On hésite vraiment entre le cynisme, la sénilité et l’incompétence pour qualifier cette réponse bien dans la tradition gaudinesque : ne jamais traiter les problèmes, mais les minimiser (les écoles où, certes, on doit bien trouver un ou deux robinets qui fuient), laisser le mistral les résoudre (la pollution de l’air), lancer des “plans” vides de contenu réel (les écoles, encore, le centre-ville, les piscines), faire des promesses, ou chercher des responsables ailleurs.

    Oui : que Gaudin démissionne et se taise, par respect pour les morts que sa “gestion” a provoquées et provoquera encore.

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  8. manu théronmanu théron

    Quel toupet ! Et aussi de la part de Castaner qui, avec Gaudin, pointe la responsabilité exclusive des “vendeurs de sommeil”. Marsactu, enquêtez sur les proprios du 65, ils sont connus, vous verrez qu’ils ne sont pas ce qu’on pourrait appeler des “vendeurs de sommeil” à proprement parler. Ils s’acquittaient des travaux à réaliser, faisaient les expertises requises et disposaient des permissions et avis nécessaires à l’entretien et à la jouissance de leurs biens. Qui leur donnait donc ces avis, qui donc réalisait ces expertises, et surtout qui s’inquiétait de savoir si les immeubles mitoyens ne représentaient pas un péril pour leur propre immeuble ? Trop facile de dire d’abord ” c’est pas moi, j’ai tout fait comme il fallait”, puis, quand on découvre que rien n’avait été fait, de relancer avec un “de toute façon c’est la faute aux autres! “. La puérilité arrogante de leur défense rappelle les discours des malfrats les plus stupides et les plus vaseux. Que leur incroyable médiocrité explose à la face de l’Europe n’est pas une mauvaise chose. Qu’elle ait coûté des vies humaines est déplorables, et nous portons aussi la responsabilité d’avoir laissé élire une équipe dont nous connaissions par avance l’incompétence. Essayons de faire inscrire ceux qui le devraient, travaillons à faire voter ceux qui le peuvent en tâchant de nous rapprocher de score de participations honnêtes et nous commencerons à nous en débarrasser. Nous avons deux ans.

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  9. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    Honteux !.
    Mais rassurez vous cela va vite lui passer , les promoteurs immobiliers habituels sont derrière lui, bien là et bien présents, en flairant la bonne affaire à venir : la reconstruction du quartier.
    Proprement honteux !

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  10. TaramaTarama

    Et Castaner ne fait pas mieux, commandant un énième audit, alors qu’il existe tous les documents utiles. ON LES TROUVE EN LIGNE.
    Ce que devrait faire un gouvernement, c’est ordonner des travaux, dégager des crédits, et, soyons fou, décider des politiques qui ne détruisent pas le tissu social (avant de finir par ensevelir de pauvres gens sous des décombres d’immeubles). Mais parait-il que ça couterait “un pognon de dingue”.

    Je suis très en colère contre tous ces gens. Oui, plus encore que d’habitude.

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  11. Félix WEYGANDFélix WEYGAND

    Le Monde 17h40:
    Syndic depuis des dizaines d’années de l’immeuble situé au 65, rue d’Aubagne, le seul des trois qui était occupé par des locataires, Valérie Marcos, gérante du cabinet Liautard, a affirmé au Monde que le « bâtiment était en bon état et entretenu. Ce n’était pas un immeuble de marchands de sommeil, il n’a jamais été insalubre, et les travaux ont toujours été réalisés par les onze copropriétaires ». Un an et demi après un premier arrêté de péril, un second avait, le 18 octobre, frappé un appartement du premier étage. Tous les occupants avaient, ce jour-là, été évacués dans une nacelle des marins-pompiers. Un mur de l’entrée présentait « une grosse fissure », selon la locataire du 5e étage. « Nous sommes intervenus, et trois jours plus tard les travaux préconisés étaient réalisés », assure Jean-François Valentin, gestionnaire de l’immeuble. « Ce qui est arrivé me navre mais, ajoute-t-il, j’avais demandé s’il fallait évacuer les occupants. Les experts et les responsables de la ville m’ont dit qu’il n’y avait pas de problème. »
    Les causes de l’effondrement « ne sont pas établies à ce stade »

    Selon le cabinet Liautard, c’est l’état de l’immeuble mitoyen, situé au 63 et racheté et muré par la ville de Marseille, qui serait à l’origine de la catastrophe. « Il manquait une partie de la toiture à l’arrière, et cet immeuble n’avait plus d’ossature, indique M. Valentin. Le sol était en terre battue et l’eau ruisselait vers le 65. » L’enquête devra vérifier ces éléments.

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  12. Félix WEYGANDFélix WEYGAND

    Suite du même article :
    « Le maillon faible, c’est la mairie »

    La polémique enfle au sujet de l’insalubrité d’une grande partie du parc privé marseillais, « des chiffres affolants » dénoncés par la Fondation Abbé-Pierre. « Dans la lutte contre l’habitat indigne à Marseille, le maillon faible, c’est la mairie, accuse la députée (LRM) Alexandra Louis. Aucun dispositif ne fonctionne. » Un même constat d’échec est dressé au palais de justice, où en 2011 le parquet avait mis en place un Groupement opérationnel de lutte contre l’habitat indigne (Golhi).

    Pourvoyeur d’outils, par exemple des fiches navettes destinées aux associations, ce dispositif permettait au procureur de multiplier les procédures sur l’habitat indigne et les marchands de sommeil. « La CAF, les services de sécurité étaient sensibilisés pour nous alerter », relève un magistrat. Le dispositif était même présenté aux futurs magistrats de l’Ecole nationale de la magistrature. « Mais, déplore-t-on au palais de justice, il n’a plus été alimenté par les services de la mairie, pourtant en première ligne dans la lutte contre l’habitat indigne. » Après un début prometteur, les signalements se sont raréfiés, jusqu’à un seul par mois, et le Golhi a fini par ne plus se réunir après février 2017.

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  13. ArtdevilleArtdeville

    Chers marseillais, n’attendez pas que votre maire démissionne : il ne le fera pas. Dégagez-le! Toutes étiquettes politiques confondues, on trouve dans la plupart des grandes villes de France des maires amoureux de leur territoire, mus par de grandes ambitions et prescripeurs de politiques publiques efficaces. A Marseille, ville que j’adore, le niveau des impôts locaux est inversement proportionnel à la qualité du service rendu (écoles, transports, ordures ménagères, équipements publics…) et les marseillais en redemandent. A leur décharge toutefois, l’offre politique était trop indigente pour constituer une alternative enviable à leurs yeux, la médiocrité intellectuelle n’épargnant aucun parti.

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  14. TaramaTarama

    Vu sur twitter :

    Monsieur Moraine, “dauphin” de Gaudin et administrateur de la SOLEAM et Madame Caradec, Adjointe au maire de Marseille déléguée à l’urbanisme, au projet métropolitain, au patrimoine municipal et foncier et au droit des sols,
    Présidente de l’Agence D’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise,
    Présidente de l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée,
    Administratrice de la SOLEAM.
    Présidente du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) des Bouches-du-Rhône,

    fêtaient hier soir le chocolat avec force petits fours à la mairie du 6-8, alors que les secours, dans des conditions très périlleuses, tentaient toujours au même moment, de sortir les corps des victimes ensevelies rue d’Aubagne.

    Indécence sans limite.

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    • Electeur du 8eElecteur du 8e

      Il n’y a pas que l’habitat qui soit insalubre et indigne dans certains quartiers de Marseille : c’est aussi le cas du contenu du crâne de certains élus de la majorité nullicipale.

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