Jean-Claude Gaudin sollicite Manuel Valls pour une zone franche en centre-ville

Dézoné
Bref
le 20 Avr 2016
8

L’idée revient régulièrement à la mairie : une zone franche urbaine (ZFU) en centre-ville pour booster le commerce et alléger les charges pesants sur les entreprises. « Le processus est lancé », annonce La Provence dans l’édition du jour, faisant état d’une lettre de Jean-Claude Gaudin à Manuel Valls en date du 18 mars. Le maire demande au Premier ministre de créer une ZFU, avec comme enjeu « la revitalisation du commerce » selon le maire des 6 et 8e arrondissements Yves Moraine. Pas de réponse du gouvernement pour le moment selon le quotidien.

Si après d’intenses débats sur son efficacité, l’État a prolongé le dispositif pour les ZFU déjà existantes – dont deux à Marseille, »Nord Littoral » et « 14/15e Sud » – il paraît peu probable que de nouvelles soient créées. Depuis janvier 2015, un système similaire d’exonérations de charges a été mis en place dans les « quartiers prioritaires de la politique de la ville » dont fait partie le centre-ville. L’idée d’une zone franche urbaine, défendue par les commerçants, vise à augmenter cette exonération pour bénéficier des conditions très attractives du précédent dispositif.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. eric scotto eric scotto

    « les commerçants » ne parlent pas tous d’une même voix, beaucoup demandent d’abord une restauration de l’attractivité commerciale (propreté, voirie, éclairage, accessibilité etc…) réclamée depuis des lustres. Si l’aumône vient ensuite pourquoi pas

    Signaler
    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Il est clair que la proposition faite aujourd’hui aux chalands est de choisir entre les allées de centres commerciaux, certes sans âme mais propres et adaptés aux piétons, et les rues d’un centre-ville crasseux, bruyant, livré à la bagnole et où aucune règle d’urbanisme n’est appliquée. C’est le résultat, non pas d’un problème fiscal, mais des choix d’aménagement de la municipalité : j’espère qu’elle ne s’étonne pas de leurs conséquences.

      Signaler
    • Trésorier Trésorier

      Tout a fait d’accord avec Electeur du 8eme (comme souvent), mais avec un bémol. Si la faute d’entretien et d’aménagement appartient aux collectivités locales, l’omniprésence d ela bagnole est due aussi aux demandes des commerçants eux mêmes de tolérer le stationnement anarchiques et de ne pas réduire le stationnement légal en surface.

      Quitte à acheter, je préfère un CC apaisé et sécurisé à un centre ville sale, dangereusement squatté par la bagnole.

      Signaler
  2. LaPlaine _ LaPlaine _

    Gaudin avait été catégorique lors du dernier conseil, ce n’était pas la peine d’en parler… Une fois de plus les élus ne sont-ils pas en train d’enfumer les pouvoirs publics afin de masquer les carences de gestion locale qui entraînent le centre ville dans cette mauvaise spirale?

    Signaler
  3. JL41 JL41

    Le développement du petit commerce à Marseille a été mal géré. C’était céder à la facilité que de laisser opérer tous ces investisseurs pour créer des centres commerciaux avec leurs galeries marchandes. On avait besoin d’investisseurs, les mêmes pourquoi pas, dans d’autres domaines créateurs d’emplois. On est maintenant en situation de suroffre commerciale, avec la difficulté de se moderniser pour les commerces traditionnels, maintenant que leur CA est en baisse. Certains disparaîtront. La justification officielle de cette débauche de centres commerciaux nouveaux était de réduire l’évasion commerciale, vers Plan-de-Campagne notamment, ce que devait déjà faire Grand Littoral. Mais cette justification n’est que l’alibi d’une politique mise en œuvre pour faire de Marseille une ville plus grande. Elle a eu ses ratés, comme la rue de la République, en même temps qu’on se demande si les emplois « développés » par Euroméditerranée donnent lieu à un solde positif entre les territoires nouvellement aménagés et ceux d’où se sont transférées ces entreprises ou d’où sont venues ces créations, avec quelques disparitions concomitantes. La lutte contre l’évasion commerciale vers Aubagne a engendré une thrombose des voies de communication avec La Valentine. Le « penser global » de la municipalité est absent de sa politique. C’est aussi un penser faux, parce qu’il n’y a pas qu’une évasion commerciale de la part des Marseillais qui travaillent en direction de l’Etang-de-Berre ou d’Aix, mais les Aixois qui travaillent à Marseille feront eux aussi une partie de leurs achats à Marseille. On ne changera rien à ces « évasions » qui se compensent.

    Il reste que l’idée d’une zone franche dans le centre de Marseille peut faciliter l’installation d’activités qui n’en ont pas l’habitude ou qui ont quitté le centre. Les TPI des domaines des nouvelles technologies, les entreprises de service à la personne, les professions libérales, tout ce qui touche à la convivialité d’un centre, comme les bars et les restaurants. Le centre est très bien desservi par les transports en commun. Il faut mettre en œuvre une politique d’exonérations sélectives en faveur de l’image que l’on veut donner du centre et pour retrouver les emplois perdus dans ce centre (voir l’étude de l’AGAM). Ou est-ce seulement pour croire rattraper les bêtises que l’on a faites avec le petit- commerce ?

    Signaler
    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Je penche plutôt pour la dernière phrase…
      « On » a fait comme si Marseille était une ville avec une attractivité telle qu’il fallait y répondre par une offre commerciale démesurée, or c’est loin d’être le cas, Marseille est toujours moins attractive que les autres grandes villes françaises, donc « on » a simplement déplacé les clients. C’est l’histoire de la charrue avant les bœufs, la conso avant les infrastructures et l’emploi…quand on a pas d’idées ni de vision…

      Signaler
  4. leravidemilo leravidemilo

    Je penche (bien) également du même coté. La « stratégie » du tout commerce aboutit à la mort du petit commerce, au festival des rideaux tirés, prolongé par les façades potemkine des futurs, et de plus en plus improbables, nouveaux commerces…Le bilan est accablant, les commerces ne « vont pas fermer », ils ferment! Concernant le centre ville, la propreté est au abonnés absents, la voirie souvent à vau l’eau, l’éclairage intermittent, et l’accessibilité ne progresse qu’à pas de fourmi, en se faufilant comme elle peut entre les bagnoles mal garées… Comme indiqué ci dessus, les commerçants ne demandent pas l’aumône pour commercer, mais il ne reste que: — Soit l’aumône, de l’état, à travers une zone franche qui ne fait, encore une fois que transférer le déficit sur les comptes publics et sociaux… — Soit l’aumône contrainte et organisée, versus le projet métropole : Puisque l’on continue de perdre des habitants et des contribuables (et dans le meilleur des cas de stagner) obligeons les voisins à contribuer, ils ne sont pas pour autant obligés de venir à Marseille, ils pourront/devront payer en restant chez eux!!! La gestion de l’équipe Gaudin fait, au quotidien, de cette ville un puits sans fond. Et il en coutera cher, très cher, au pays et, en tout premier lieu aux voisins, sans que pour autant, avec cette gestion là, la ville ne redresse sa vie économique et sociale, (faut il parler de la culture dans une telle capitale pouet pouet).

    Signaler
  5. Trésorier Trésorier

    Je trouve globalement scandaleux que les élus locaux, coupables avec les commerçants de la situation lamentable du commerce au centre ville se retourne en direction de ‘lEtat afin d’obtenir une zone franche, c’est à dire des subventions aux entreprises.

    Je fais des conneries, mais c’est à l’autre de payer.

    Un peu facile !!!

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire