Des élus communistes veulent déposer un recours contre le tunnel Schloesing

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Bref
le 27 Nov 2017
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Le tunnel qui doit relier le boulevard Schloesing à l’entrée sud du tunnel Prado carénage et à l’autoroute A50, voulu par Jean-Claude Gaudin, va être contesté en justice. Deux élus communistes, le conseiller métropolitain Marc Poggiale et la conseillère des 6e et 8e arrondissements Marie-Françoise Palloix, annoncent dans La Provence vouloir déposer “un recours suspensif”. Pour respecter le délai de deux mois après le vote de la délibération de la métropole annonçant ce nouvel ouvrage souterrain, ils ont jusqu’au 19 décembre pour agir devant le tribunal administratif.

Les communistes s’étaient déjà opposés à une première décision de la métropole que le préfet Stéphane Bouillon avait fini par retoquer. Ils espèrent que le son successeur Pierre Dartout pourra à son tour intervenir. “Nous espérons qu’il prendra toute sa place. Pour nous, le contrôle de légalité du précédent préfet n’est pas respecté dans cette nouvelle décision”, estime Marie-Françoise Palloix.

La métropole n’a pas choisi de construire ce tunnel en passant un nouvel appel d’offres mais en s’arrangeant avec la société Tunnel Prado carénage qui le réalisera en échange d’une prolongation de sa concession [Lire notre décryptage].

Source : La Provence

Commentaires

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  1. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Heureusement qu’il y a encore, dans cette ville, quelques empêcheurs de creuser en rond pour essayer de stopper ce qui s’apparente fort à une magouille : deux argumentaires successivement différents pour exactement le même ouvrage, pas d’appel d’offres alors qu’on voudrait prolonger de 8 ans une concession – et, cerise sur le gâteau, un PDU révisé il y a peu où l’on ne trouve nulle trace de ce tunnel…

    Je suis personnellement favorable à ce que la bagnole paie, au moins en partie, pour l’utilisation des infrastructures qui lui sont dédiées. Mais je préférerais que les péages des tunnels marseillais alimentent une régie publique plutôt qu’Eiffage et Vinci : l’intérêt général n’a pas besoin de l’allongement des concessions actuelles.

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  2. Trésorier Trésorier

    Cette question des tunnels est symptomatique des investissements consacrés aux voitures aux dépends des modes actifs (marche à pied, vélo) et transports en commun. Le choix du tout bagnole est maintenu alors que nous avons la ville la plus embouteillée d’Europe après Istamboul et une espérance de vie réduite de plusieurs mois à cause de la pollution atmosphérique.

    J’essaye de comprendre pourquoi il faut un tunnel à cet endroit alors que le périphérique Rabatau – Jarret doit voir sa circulation réduite par l’ouverture du BUS et L 2.

    De même, la SMTPC doit revenir dans le giron public et enrichir les citoyens et non les actionnaires.

    Ma seule réserve serait que vu comment nos élus gèrent l’argent public, il ne serait pas impossible qu’elle finisse en faillite rapidement avec eux…..

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    • neomars neomars

      Si j’ai bien compris l’intérêt sur la circulation, ce serait de mettre dans le tunnel prado – carénage les voitures venant de sainte marguerite. Ces voitures pourraient aussi prendre dans le futur le boulevard urbain sud pour rejoindre la L2, périphérant ainsi du sud au nord par l’est.
      Mais quand on voit le trafic qui reste en surface malgré le tunnel prado sud, on se dit que tant que c’est payant, et que les feux ne donnent pas plus de temps aux piétons, les traverseurs continueront à bouchonner en surface.

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  3. Doc Boxk Doc Boxk

    A défaut de creuser un tunnel, le « barnum » municipal et territorial revient de mission à Miami où il a certainement entrevu la sortie du tunnel sur la situation sociale et économique qu’il creuse depuis deux décennies.

    Il convient de ne pas rater les deux pages de COMMUNIQUÉ insérées dans La Provence en date du mardi 21 novembre 2017 sous le titre Mission Miami : retour gagnant pour Marseille.
    Une mission internationale, dûment préparée, n’a rien de répréhensible. Encore faut il qu’elle se déroule en toute transparence quant à l’usage des fonds public. De plus on ne peut que s’étonner que l’argent de nos chers impôts paye la publication de deux pages de compte rendu de mission. La mention, fort discrète mais obligatoire, de COMMUNIQUÉ, risque d’être peu perçue par nombre de lecteurs.
    Mais surtout est il normal qu’un encadré intitulé « Aux esprits chagrins » ne mette en accusation un élu socialiste dont le désistement, je cite : « a eu pour conséquence d’avoir fait perdre à la collectivité la somme budgétée pour son déplacement et d’avoir privé un chef d’entreprise d’un développement stratégique à l’international. Un comportement peu responsable »

    Au-delà des arguments développés et quelle que soit la couleur politique, comment un COMMUNIQUÉ payé avec de l’argent public peut il se permettre une telle dénonciation ciblée et non pas se limiter au compte rendu des résultats de cette « chère » mission. Résultats d’ailleurs présentés de façon fort générale et avec le ton lénifiant, adéquat dans ce genre d’exercice.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Le mot “communiqué” était effectivement présent… en lettres microscopiques. C’était si clair que, le lendemain, La Provence s’est crue obligée de mettre les points sur les “i”…

      Sur Twitter, je me suis permis de lui faire une suggestion de présentation un peu moins trompeuse : https://pbs.twimg.com/media/DPO0EZ5VwAAbocB.jpg:large

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  4. Doc Boxk Doc Boxk

    Excellent !
    Et somme toute plus réaliste. Mais dans ce cas qui devait payer le fameux communiqué …pas nos impôts dont les écoles marseillaises ont un besoin pressant notamment pour garantir un vrai chauffage, etc.

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