Beauregard, un hôpital privé à la dérive
Faute de fusion avec Vert Coteau, avortée en 2021, l'hôpital du quartier Saint-Just est en crise, entre cadre décrépi et personnel épuisé. Jusqu'à inquiéter la médecine du travail.
L'entrée de l'hôpital Beauregard, situé quartier Saint-Just à Marseille. (Photo : ET)
Sous un beau et frais soleil d’hiver, s’offrent les bâtiments un peu décatis de l’hôpital privé Beauregard. Situé à la frontière entre le 4e et le 12e arrondissements, enclavé au bout d’une rue pentue, il compte 600 salariés. L'établissement est en particulier connu pour sa maternité, son service de cardiologie, ses urgences, dont les urgences de la main. Sur la terrasse, des pavés et une poubelle sont descellés, tandis que plusieurs pare-soleil manquent aux fenêtres. Dans le hall, une grande famille attend des nouvelles d’un proche. Sur les murs, des affiches un peu vieillottes promettent la construction d’un futur hôpital rutilant.
En se glissant dans les couloirs jusqu’à l’un des plus vieux édifices on trouve le service de médecine, particulièrement décrépi, qui vient d’être fermé et transféré ailleurs. "C’est en prévision de la visite de la Haute autorité de santé (HAS), qui doit renouveler la certification de l’hôpital", nous explique une soignante. Cette visite pousse aussi la direction à remettre à neuf le matériel défraîchi : dehors, le long d’une rampe automobile, s’entassent des mobiliers de chambres hospitalières qui viennent d'être réformés. Dans la salle d’attente du pôle imagerie, un vieux siège radio déchiré patiente lui aussi avant d’être débarrassé.
C'est ce pôle imagerie qui a défrayé la chronique, lorsque début octobre, dix manipulateurs radio se sont mis en grève – sur les 17 personnes composant le service. "Nous étions moins payés que les autres manipulateurs de Marseille et demandions un alignement", raconte Théo*, l’un des grévistes. Le mouvement dure deux mois, jusqu’en décembre. "Quand on a compris que rien ne bougerait, on a postulé ailleurs. Et on a tous trouvé, avec des salaires supérieurs. Mon seul regret, c’est de n’être pas parti avant !", ajoute le jeune homme. Déprogrammations d'interventions, urgences perturbées, le mouvement a bousculé l'hôpital marseillais et mis la lumi . . .
Quand on voit la grande compétence de la direction, on peut se demander pourquoi la majorité municipale précédente avait décidé de leur vendre (à un prix d’amis sans doute…) la possibilité de construire la plus grosse clinique d’Europe, en concurrence directe avec l’hôpital de la Timone et de la Conception.
Un bon point pour le Printemps Marseillais qui a permis d’éviter trois projets immobiliers (Friche Louis Armand, Beauregard et Vert Coteaux).
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le groupe ste marguerite a une dizaine d’établissements, de marseille à st tropez.
il n’a pas l’air en difficulté ! peut être parce qu’il accable son personnel.
sur le site : https://dirigeant.societe.com/dirigeant/Bruno.THIRE.02289661.html
on s’aperçoit que son directeur n’a pas trop de temps pour s’occuper de beauregard.
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Pour y avoir effectué des stages pendant mes études… C’était déjà dégradé au niveau humain en 2000… Ils ont raté le coche avec l’hôpital européen à l’époque quand Ambroise Paré et Paul Desbief voulaient faire un rachat des lits
Ça ne pouvait que couler.
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Quand ça pue, il y a toujours gaudin et ses sbires derrière. Un mépris à l’égard du personnel de Beauregard, de la part du directeur, le même mépris pour une frange de marseillais de la part de l’ancienne équipe municipale, CQFD
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ça fait plaisir d’entendre parler de Michèle Rubirola au détour d’un article dans la presse locale ! Au moins on apprend qu’elle travaille sur ses missions de base, la santé. Oufff … on la croyait plus là !
Ma foi, si c’est rester discrète pour rester efficace, tant mieux.
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