"Avec des containers, on peut fabriquer un T2 en moins d'un mois"

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le 24 Oct 2014
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Si le groupe La Varappe évolue sur un marché traditionnel – le travail temporaire dans les métiers du BTP et de la prestation de services dans l'environnement – il le fait avec une vocation sociale, c'est à dire qu'une grande partie du personnel intérimaire est en insertion. Le directeur de ce groupe aubagnais, Pierre Laïk définit en quelques mots son secteur d'activités.

Notre finalité est exclusivement sociale, on recrute des personnes en difficulté d'emploi, avec des problèmes sociaux ou professionnels, et notre métier c'est de les faire travailler, de les professionnaliser, de faire de l'intermédiation sociale et de faire en sorte qu'au travers de nos marchés ils puissent trouver un emploi durable à terme, après le passage à la Varappe.

A côté de ces activités d'intérim et de services, La Varappe vient de lancer Home Blok, une nouvelle activité dans le logement social. Un projet qu'il a dévoilé la semaine dernière lors d'une rencontre avec le ministre de la jeunesse, des sports et de la ville Patrick Kanner. Avant d'inaugurer le vélodrome, il en a profité pour se faire présenter les projets locaux innovants dans l'économie sociale et solidaire. L'idée, qui existe déjà, est de transformer des containers en "fin de vie" en T2 ou en T3 puis de les louer ou de les vendre à des bailleurs sociaux, donc plutôt de les réserver à du relogement d'urgence, détaille Laurent Laïk.

On développe de l'habitat T2, T3 voire studio que l'on va commercialiser auprès de collectivités, auprès de bailleurs sociaux pour permettre un logement transitoire.

A ​côté de l'évident intérêt du recyclage de containers hors service, achetés à la société marseillaise container- Z , l'avantage est aussi économique avec des coûts hors foncier qui sont autour de 1000 euros le m2 contre 1400 dans le traditionnel. Des coûts que le dirigeant de La Varappe espère voire encore baisser grâce à des contraintes de construction de ce type de logements qui pourraient être allégées. Si ces 9 premiers Home Blok seront livrés en fin d'année à un bailleur social lyonnais, des contacts sont en cours, notamment avec la Préfète à l'égalité des chances Marie Lajus. Présente lors du rendez-vous avec Patrick Kanner, elle s'est déclarée très intéressée par le concept.  

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