Au ciné, l’affaire de la BAC Nord réécrite côté policiers

Décryptage
le 18 Août 2021
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Le film du réalisateur marseillais Cédric Jimenez sort en salles ce mercredi. Il est inspiré de la véritable affaire judiciaire révélée en 2012 et toujours en attente d’un second procès. Film d’action, BAC Nord prend une réelle distance avec les faits, quitte à épouser la version policière.

Alors qu'un second procès doit avoir lieu, le film livre sa version de la très médiatisée affaire de la BAC Nord. (Photo : affiche du film)

Alors qu'un second procès doit avoir lieu, le film livre sa version de la très médiatisée affaire de la BAC Nord. (Photo : affiche du film)

Dès le début du film, un message prévient le spectateur : l’œuvre qu’il s’apprête à voir s’inspire de faits réels, mais relève de la fiction. Une précision bienvenue, qu’il est conseillé de garder en tête du début à la fin de BAC Nord pour en saisir le paradoxe. D’un côté, puiser dans le réel permet au film d’exploiter à souhait tous les fantasmes liés aux quartiers Nord et à sa brigade anti-criminalité, première de France par son effectif. De l’autre, la mise à distance du réel, et donc de la vérité judiciaire, tronque les enjeux de cette affaire hors norme. Pour offrir sur un plateau tous les arguments de la défense policière.

La véritable affaire de la BAC Nord éclate en 2012 et mobilise rapidement le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, qui décidera alors de dissoudre l’unité. À ce moment, les fonctionnaires sont soupçonnés de racket et de trafic de drogue et sept d’entre eux sont placés en détention provisoire. Au fil des investigations, la thèse de l’enrichissement personnel, et donc du trafic de drogue, sera abandonnée par l’instruction. Pour beaucoup, il s’agit là d’un fiasco judiciaire, marqué d’abord par l’emballement médiatique puis par les errements d’une enquête basée sur des écoutes quasiment inexploitables. Le film réalisé par le marseillais Cédric Jimenez reprend le déroulé de l’affaire, mais en gomme toute la complexité. Et ces libertés scénaristiques s’avèrent problématiques au vu de la réalité du dossier, toujours en cours.

L’état d’esprit des vrais policiers de la BAC Nord est perceptible dans la mise en scène du film. (Photo de tournage : Jerôme Mace)

Des aveux trop faciles et des indics très utiles

Première surprise, les trois fonctionnaires interprétés par Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou adoptent une honnêteté sans failles lorsqu’ils sont confrontés à l’IGPN (Inspection générale de la police nationale, la police des polices). Tous avouent avoir détourné les procédures et volé des barrettes de cannabis et des cigarettes contrefaites. Pourtant, dans le dossier judiciaire, les premiers interrogatoires rapportent que la majorité des mis en examen n’ont d’abord pas reconnu ces saisies illégales. Ce n’est qu’une fois confrontés aux sonorisations de l’IGPN que certains fonctionnaires sont passés aux aveux.

Lors du procès qui s’est tenu en avril dernier au tribunal correctionnel de Marseille, plusieurs prévenus ont justifié ces saisies hors procédures comme servant à rémunérer des indicateurs informels. Régis D. par exemple, avait expliqué avoir gardé “des barrettes de shit” pour “les donner à un indic de la Castellane”. Cet argument s’est révélé invérifiable, mais il constitue le pilier de la défense policière. Et il est repris tel quel dans le film. Pour faciliter la compréhension, la multiplicité des indics est incarnée à l’écran par un seul personnage, joué par la jeune Kenza Fortas (héroïne du film Shéhérazade). Les informations dévoilées par cette habitante des quartiers Nord se révèlent décisives pour la lutte contre le trafic. En échange, c’est elle qui est rétribuée en cannabis volé.

Le sous-entendu : les vols réalisés par les policiers suivaient un objectif vertueux, puisqu’ils servaient à conserver une source précieuse. Mais dans le dossier réel, aucun mis en examen ne s’avance à attribuer de telles qualités à ses indics. Et même, lorsqu’ils ont été auditionnés, les prévenus n’ont pas été en mesure de livrer l’identité d’un seul informateur.

Vrai reportage

J’ai voulu comprendre leurs émotions et leurs actes, sans les juger.

Cédric Jimenez, réalisateur

Une fois placés en détention provisoire aux Baumettes, le trio de personnages découvre à la télévision un reportage, qui est lui, bien réel. On y voit le journaliste David Pujadas annoncer l’arrestation des fonctionnaires. S’ensuit une déclaration elle aussi authentique de Manuel Valls. Ce dernier accuse les mis en cause d’avoir “sali l’uniforme de la police” et promet  des sanctions d’une “grande sévérité”. Ce télescopage dans le réel a de quoi donner le vertige à tout connaisseur de l’affaire. En effet, les propos du ministre visaient des faits de racket et de trafic, finalement écartés par l’enquête. Ces accusations, toujours en travers de la gorge des prévenus, ne sont abordées à aucun moment dans le film de Cédric Jimenez : celui-ci ne met en scène que les délits qui ont été avoués par les vrais policiers.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 16 août à Marseille, le réalisateur a expliqué que cette empathie vis-à-vis des policiers était le fondement même de son film. “Lorsque l’affaire éclate en 2012, je suis marqué par son ampleur politique et médiatique. Et par le fait que les policiers n’ont pas eu de droit de réponse suite aux accusations”, explique-t-il. Quelques années plus tard, il est introduit auprès de plusieurs mis en cause, dont la plupart sont syndiqués chez Alliance, organisation classée à droite. Bruno Carrasco, doyen des prévenus et auteur du livre Sacrifié de la BAC Nord, est engagé avec d’autres comme conseiller sur le film. “J’ai voulu comprendre leurs émotions et leurs actes, sans les juger”, assure aujourd’hui Cédric Jimenez. Avant de conclure : “Le film reste le film, l’affaire reste l’affaire.”

“Bagdad, la jungle”

Le réalisateur reste néanmoins marqué par la polémique suscitée par le film lors de sa projection à Cannes hors compétition, le mois dernier. En ouverture de la conférence de presse, un journaliste irlandais, Fiachra Gibbons, s’était dit “vraiment gêné”, notamment par la représentation des habitants des cités, dépeints selon lui comme “des bêtes” vivant “hors civilisation”. Cédric Jimenez a juré ce mardi “être loin d’être pro-flic”.

Au cœur du film, une véritable scène de guerre fait monter l’adrénaline. Elle n’a jamais été évoquée au procès.

La séquence centrale du film peut pourtant laisser croire le contraire. Elle dépeint un affrontement totalement disproportionné entre une poignée de “baqueux” dépassés bien que sur-armés et une bonne centaine de dealers chauffés à blanc. Ces derniers, tous interchangeables, ne se laissent raisonner par rien, même lorsque les fonctionnaires pointent leurs armes à bout portant sur leurs tempes encagoulées. En clair, une véritable scène de guerre. “Bagdad… La jungle”, s’affole même une protagoniste. Car dans cette cité imaginée par les scénaristes, “il n’y a plus aucune règle”, poursuit le personnage : un petit vol de “barrette de shit”, et “ça rafale”. Une scène qui donne au film sa dose d’adrénaline, même si une telle opération n’a jamais été évoquée lors du procès. On retrouve en revanche la couleur des témoignages des policiers entendus au tribunal. Ils étaient en effet plusieurs à exprimer leur attirance pour le “prestige” de la BAC Nord, leur envie de “taper dans la gangrène” des trafics et de “traquer les voyous”.

Avec ses séquences filmées à l’épaule sur fond de chansons signées Jul ou Alonzo, BAC Nord se range sans conteste dans la catégorie des films d’action. Et au fil de l’intrigue, Cédric Jimenez semble vouloir renvoyer policiers et trafiquants dos à dos, les deux camps partageant les mêmes pratiques, insultes et armes de guerre. Quitte à oublier la complexité et la précarité de ces deux écosystèmes, qui s’entrechoquent au quotidien. Et à faire fi de l’actualité des enjeux : suite au premier procès qui a abouti sur des peines de sursis et sept relaxes, le parquet a fait appel. Une deuxième audience devra donc être fixée dans ce dossier presque vieux d’une décennie. À ce jour, la justice n’a pas fait toute la lumière sur l’affaire. Le cinéma, lui, a tranché.

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Commentaires

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  1. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Quelques commentaires sur ce film que je n’ai pas encore vu mais dont je réagi sur l’article de Clara Marot.
    1)-Le syndicat Alliance n’est pas un syndicat de droite mais de nombreux éléments professent des arguments d’extrême droite…
    cf article du 1 juillet 2017 sur Médiapart;
    …Les différentes législations d’exception (État d’urgence, loi sur la légitime défense…) et le large consensus de soutien inconditionnel qui émane de la classe politique conforte cette dynamique d’une autonomisation et radicalisation politique des forces de l’ordre, en particulier dans la Police Nationale.

    C’est cette autonomisation et radicalisation politique qui permet l’augmentation de la répression violente du mouvement social comme celle des quartiers populaires.

    Ce n’est donc plus seulement à l’aune de la couleur politique des pouvoirs en place que le comportement des forces de l’ordre doit se comprendre mais aussi à celui des dynamiques politiques internes de l’institution et de l’hégémonie de plus en assumée de la radicalité politique d’extrême droite au sein de la police. Ce simple constat doit permettre à chacun et chacune de se prémunir des dangers qui en découlent et des risques que nous courrons face à la radicalisation policière….
    C’est pourquoi je renvoie à la réforme proposée par LFI ou d’autres, sur le changement, la révision de l’IGPN et d’autres services…!
    2)-Faire manger le tonton avec des barrettes de shit me semble être des méthodes d’un autre age et cet argument est plus pour la défense que ce qui se passe dans la réalité de la B.A.C. Comme le fait que tonton n’a pas de nom, faut vraiment que les enquêteurs se soient fait rouler dans la farine pour que les juges gobent la non-info. Les flics ne sont pas des journalistes,y zont pas à protéger leurs sources…!
    3)-Négation vaut affirmation quand le réal. déclare qu’il est ”loin d’être pro-flic”.
    4)-Seul point à sauver dans cet article c’est que ”ça rafale” quand le dealer tombe et va au zonzon et qu’il à l’inconscience de reprendre son petit commerce. Mais pas dans une action sur le terrain.
    Le cinéma ou toute œuvre de fiction ne peut laisser pendante une affaire soi disant basées ”sur des faits vrais” sauf le Bureau des légendes pour des raisons de recrutement…Skusez mes fautes de français mais le cinéma vaut mieux que cet article.

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    • RML RML

      J ai rien compris .

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  2. Laurence5913 Laurence5913

    Le cinéma est politique. Ici, il perpétue une vision raciste ou néocoloniale largement diffusée au quotidien dans les médias, nationaux et locaux, et par les politiciens du coin, de droite comme d’extrême droite, tous blancs. Rien que l’affiche du film révèle beacoup. “Les mâles blancs, dominants” viennent karsheriser les sauvages alentours. L’ovation des spectateurs cannois à la fin de la projection est un remerciement total à ceux qui ont financé et réalisé cette interprétation exiguë du réel car elle conforte leur opinion et la nécessité de leur vote, à droite ou à l’extrême droite. On dirait un film de propagande, mal déguisé si bien que le réalisateur se doit de paramétrer notre cerveau à l’entrée

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    • Brallaisse Brallaisse

      Et oui , vous avez raison , en face de ces pouris de policiers néocolonialistes, racistes , nous n’avons que des petits garçons et petites filles traumatisés , et que l’on empêche de vendre de la drogue . Et puis ils ont raison face à ces méchants policiers d’avoir des mitrailleuses l’on ne sait jamais , les rues sont peu sûres..
      Allez voir plutôt des Tom &Jerry ou des Tex Avery , cela vous fera le plus grand bien . Mais non au final, vous allez penser qu’il y a maltraitance des animaux.

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Sûr, le cinéma est politique. Du temps de Godard, même pour lui un mouvement de caméra était ”politique”. De toute façon, les financements sont ”politiques” comme les producteurs.
      Y a qu’à voir le cinéma d’outre Atlantique ou l’industrie ”culturelle” comment il décrit le mode de vie américain d’une façon ou d’une autre. Pour ce commentaire, merci.

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  3. Brallaisse Brallaisse

    Mediapart comme référenciel ?
    Parlez nous un peu de la violence et de la violence sociale des quartiers populaires?.
    LFI , des troskystes comme référence démocratique, oui pourquoi pas , faut oser, mais bon , c’est votre droit le plus absolu.
    Aprés , le ministre de l’Intérieur de l’époque , Valls s’est offusqué, en disant que certains de la BAC Nord avaient salis l’uniforme. Facile.
    Facile quand les premiers flic de France ,de Sarko ( nous allons passer au karcher , vous connaissez la suite) et suivants n’ont pas le courage politique de passer à l’action.
    Je n’imagine pas une seconde que la Police ne sache pas qui fait quoi , avec qui et comment dans ce monde de la criminalité de la drogue. Quand des jeunes ou moins jeunes jouent au casino avec des liasses de billets épaisses comme la main, roulant en Audi ou autres, affublés de Rolex et sans revenus justifiés , il ne devrait pas être trés compliqué de mettre le coup de pied dans la fourmillière.
    Mais la paix sociale a un prix, les boutiques de luxe et concessionnaires auto aussi. Courage politique des politiques , où es tu ?
    Et puis un film est un film , rien de plus. Des policiers ont sûrement “déconnés” , je n’en sais rien , les juges ont tranché,point barre. Aprés , faire le “Flic” à la Castellane ou ailleurs, bon courage.

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    • julijo julijo

      Brallaisse, vos références à trotsky sont récurrentes. LFI, des trotskistes ???? bon ! comme vous dites pourquoi pas !
      En même temps, LFI un repère de trotskistes…comme vous y allez ! Vychinski est mort heureusement, non ?
      Cependant aujourd’hui quels groupuscules se réclamant réellement du trotskisme existent encore ? de nombreux journalistes, hommes d’état, intellectuels, et autres se sont réclamés de cette idéologie autour de 68…. Ils s’en défendent largement aujourd’hui, mais les faits sont têtus.

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  4. julijo julijo

    Il y a (et il y aura) des kilos de films tournés en s’inspirant de faits divers réels….et il est vrai qu’il y en a des bons. Il y a et il y aura également des tas de livres relatant des faits réels….pas tous mauvais non plus.
    Peut-être que le réalisateur en collant cet avis au début a été maladroit ? il a eu besoin d’une histoire et à « fictionné » celle de la bac nord. Bah pourquoi pas.
    C’est un film sur les flics, peut être romancé et s’arrangeant avec la réalité, donc peut être un peu gênant. Par les temps qui courent pas évident les “FDO” !
    Rien ne nous oblige à aller le voir au cinéma.

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Julijo, examinez le parcours politique des “têtes pensantes ” de ce mouvement politique et vous verrez. Santerre y a passé quelques années , l’on ne sort pas innocent de ce parcours.

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    • julijo julijo

      Mais non, je ne vais pas « examiner » !! et la tête pensante, pour ce qui me concerne, c’est moi.
      Résolument athée, moi je crois en l’homme et en son évolution.
      Même Chirac a milite au PC, jadis, pas longtemps, on peut difficilement le croire communiste révolutionnaire !… tant d’autres personnes ont, en prenant de la maturité, modifié, complété, parfois changé, leurs façons de penser et d’agir.
      Alors l’idéologie trotskiste, c’était peut-être une solution pour certains à une certaine époque, et puis…on réfléchit (le roseau « pensant ») De mon côté, très jeune et corse j’étais séduit par les bonapartistes qui sévissaient à la fac de droit d’Aix, c’est dire si mon “parcours politique” a été un peu bizarre !! Depuis ? j’ai grandi ! tout le monde le fait, la plupart en tout cas.
      Ce genre d’étiquette collée bêtement pour toujours, n’est-elle pas le signe d’un manque d’arguments sérieux ? genre : qui veut tuer son chien ?

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Julijo, le parcours des hommes et femmes politiques est toujours édifiant et surtout au début. Ainsi ,regardez la droite marseillaise beaucoup ont débuté à l’extrême droite et malgré le passage à la blanchisserie UDR,UDF ou LR ils le sont toujours, ainsi regardez LFI, Melanchon alias Santerre, troskyste puis socialiste,puis Mitterandiste ( faut le faire) revient à sa formation initiale,ainsi vont les politiques.Dans le cas de Melanchon, s’allier avec un vichyste ne l’a pas trop gêné. Tout cela pour dire que le fond reste le même, même Chirac était caractérisé de “à gauche” par certains membres de sa famille politique.
    Julijo, ce qui est sympa, c’est que nous avons en commun nos centres d’intérêts de jeunesse.
    Corse, étudiant à Aix , je me suis intéressé aussi aux associations insulaires, peut être sommes nous croisés, mais je vous avoue que le premier Consul m’intéressait moyennement, en revanche les étudiantes Corses étaient vraiment les plus charmantes,mais européen convaincu,je le suis très vite tourné vers l’institut Franco-Scandinave.😋

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Mélenchon plutôt que Mélanchon…Merci pour lui…!

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    • julijo julijo

      Non. Je pense que la « droite marseillaise » mais pas que, reste bien à droite, conservatrice et réactionnaire…je n’appelle pas ça une évolution, mais plutôt des opportunités saisies par ces hommes « politiques » afin de ne pas bloquer leurs accès au pouvoir, et leurs intérêts personnels. Du reste leur naturel revient au galop …UDR – UDF – LR voire LReM aujourd’hui… personne ne leur reproche aujourd’hui d’avoir milité à Ordre nouveau, ou autre groupuscule d’extrême droite
      Après tout, les trotskistes se situaient –à l’époque- plutôt à l’extrême gauche. Quelques-uns sont donc restés à gauche. De là à appliquer aujourd’hui ces thèses ?? il y a un gouffre, un canyon, que je ne franchirai pas.
      Moi, la seule chose qui me préoccupe, c’est quel programme proposent-ils ? que ce soient Besancenot, poutou, Laguillier ou Arthaud, Jospin , Filoche…..et donc MélEnchon peut être…(tous accusés un jour ou l’autre d’être trotskistes) je me fiche de ce qu’ils faisaient « avant », mais je me passionne pour ce qu’ils disent et proposent aujourd’hui et j’adhère souvent à leur programme.
      Enfin, vu l’UE aujourd’hui, je suis loin d’être un européen convaincu. Convaincu surtout qu’il y a un sacré ménage à faire pour que ça fonctionne.

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  7. Brallaisse Brallaisse

    L’épuration peut être ?,chassez le naturel, il revient au galop!

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  8. l'hirondelle attend toujours le Printemps l'hirondelle attend toujours le Printemps

    ça ne donne vraiment pas envie d’aller claquer 10 balles pour une ode à des ripoux membres d’un syndicat d’extrême droite

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    • Antigone Antigone

      L’hirondelle a le printemps marseillais! Mais enfin il n’y a plus de saisons 🤣

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  9. philippesanmartin philippesanmartin

    Je pense que Marsactu aurait pu se passer de cet article, digne d’un fanzine d’extrême gauche ou d’un blog Mediapart.
    Qu’est ce que vous ne comprenez pas dans fiction inspirée de faits réels ? ce n’est pas un documentaire ni une chronique judiciaire.
    Quant à la description des cités bien sur que la scène centrale est rocambolesque : qui croit qu’un assemblage d’équipages de la Bac va taper dans une cité en pleine journée sans renfort de CRS et de forces d’intervention ? redisons le : c’est une fiction !
    Vraiment c’est un article hallucinant…

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    • Lecteur Electeur Lecteur Electeur

      Ce film est une fiction d’extrême droite digne de Valeurs actuelles ou autres journaux du même genre, fiction sans talents particuliers qui pour s’assurer un bonne audience de presse se calque sur des faits réels

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  10. kukulkan kukulkan

    merci pour cet article !

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  11. Laurence5913 Laurence5913

    Budget du film ; 13,2 millions d’euros. Faut sauver l’investissement. Je comprends mieux l’offensive publicitaire et telations presse en cours

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