À l’Estaque, une des dernières mises à l’eau publiques de Marseille menacée de privatisation

Actualité
le 8 Août 2026
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Le Grand Port maritime de Marseille confirme à Marsactu que des discussions sont en cours pour une occupation temporaire du quai de la Lave, à l'Estaque. Une possible privatisation des lieux, par un entrepreneur du secteur, fait planer l'incertitude sur l'avenir de la mise à l'eau publique.

Des plaisanciers se servent de la mise à l'eau pour mettre leur bateau à la mer (Photo P.C.)
Des plaisanciers se servent de la mise à l'eau pour mettre leur bateau à la mer (Photo P.C.)

Des plaisanciers se servent de la mise à l'eau pour mettre leur bateau à la mer (Photo P.C.)

Depuis les hauteurs du quartier des Riaux, à l'Estaque, on ne voit que lui. Un immense point d'interrogation, tracé à la peinture blanche, s'étale sur le bitume brûlant du quai de la Lave, dans le 16ᵉ arrondissement de Marseille. "C'est le fruit de notre mobilisation d'avril dernier. Le but, c'est interroger l'occupation de ce lieu", clame fièrement Pierre-Yves Gilles, président de l'Association Estaque Environnement (AEE). L'œuvre fait une dizaine de mètres de haut environ et donne au quai une aura énigmatique. L'entrée de ce dernier n'est guère plus ordinaire. On y accède par un trou percé dans le mur de béton qui l'encercle. "C'est le quatrième trou, mais celui-là n'a pas été rebouché", explique Pierre-Yves Gilles. À l'intérieur, des centaines de tessons de bouteilles et de détritus jonchent le sol, au pied des hangars désaffectés, dernier vestige de l'ancienne activité navale du lieu.

Le 27 avril dernier, le collectif Faites le grand Estaque avec nous réunit une trentaine d'associations du quartier pour une journée de mobilisation. L'objectif : réclamer un accès à la mer pour les habitants du quartier, loin du béton et des grillages installés par le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), actuel propriétaire des lieux. L'Association Estaque Environnement prend part à l'événement, son président participe même à l'organisation. "On a demandé au . . .

Paul Cayre

Commentaires

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9 commentaires


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  1. Marc13016

    Pourquoi donc est ce le GPMM qui décide de l’avenir de ce bout de territoire ?! Il y a 50 ans, on aurait compris : il y avait une activité portuaire à Corbières/ La Lave. ( Connectée au Rhône par le canal sous terrain du Rove, aujourd’hui ecroulé). Maintenant, cette zone n’a plus rien à voir avec un port de commerce, donc avec le GPMM. Qu’elle soit restituée aux collectivités compétentes ( Mairie, métropole ?). Elles en feront quelque chose de sympa, pour les riverains et les autres. Pas que du business pour faire raquer des propriétaires de bateaux, scotchés sur leur place au port et qui ne voient la mer que 4 fois par an.

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  2. Patafanari

    Sur la photo une voiture de marque Tesla trempouille son arrière-train dans la mer. « L’eau de mer qui pénètre ou baigne la batterie d’une Tesla provoque une corrosion rapide et un risque élevé de court-circuit interne pouvant déclencher un emballage thermique (incendie), l’eau salée étant hautement conductrice. Bien que les batteries soient scellées, une immersion en milieu marin endommage irrémédiablement le véhicule. »
    « Consignes de Sécurité : Ne pas tenter de démarrer : N’essayez jamais de rouler avec un véhicule dont la batterie a été touchée par l’eau de mer.Ne pas brancher : Évitez toute tentative de recharge.Isoler le véhicule : Si possible, éloignez la voiture des habitations en plein air et prévenez les secours ou un centre. »
    La navigation de plaisance est devenue un loisir à haut risque.

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    • Marc13016

      Et il pourrait même y avoir des raies électriques dans l’eau !

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    • Richard Mouren

      on peut aussi regarder le lune et non le doigt qui la désigne.

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  3. Marc13016

    Autre scandale : financier. Les propriétaires vont raquer à la société exploitant les étagères à bateau ( M. Patrick Rossi donc). Mais cette même société raque probablement au GPMM ( faut faire fructifier le patrimoine…). Et le GPMM raque à l’état, son actionnaire ( ou assimilé).
    La Mairie de Marseille, et la Métropole, voient passer cette ressource budgétaire sous son nez … ( Enfin, peut être qu’ils y voient rien, ou qu’ils veulent pas voir : trop risqué de demander justice aux gens du port ?!).

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  4. Richard Mouren

    La municipalité n’est-elle pas des représentants dans les instances du GPMM, qui pourraient s’opposer fermement à ces décisions purement commerciales? Encore faudrait-il que la municipalité ne cautionne pas ces décisions, même implicitement- facile de dire: nous n’y pouvons rien!

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    • Marc13016

      Effectivement, notre bon Maire B. Payant a sa chaise dans l’instance de gouvernance du GPMM. Et d’autres élus municipaux, ainsi que des élus Métropolitains, siègent dans d’autres instances.
      Faudrait quand que tout ce beau monde rende des comptes de leurs actions en tant que représantants des collectivités locales impactées par les orientations du Port de Marseille/ Fos

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  5. Marseillaisindigné

    Ça sent bon le parfum de la gentrification du domaine public maritime !

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  6. kukulkan

    cet espace du quai de la lave serait un espace de baignade nécessaire, bien mieux situé que Corbières (trop petites et éloignées), avec le quai de l’espace Mistral également. Stop la privatisation pro nautisme au détriment des habitants. Le nautisme ne rassemble qu’une infime minorité de marseillais

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