À l’Estaque, la pollution des sols explose les seuils de risques sanitaires
Selon les informations de Marsactu, les analyses des sols du quartier ouvrier des Riaux, à l'Estaque, obtenus par les services de l'État, sont bien au-delà des seuils de risques sanitaires. Ils concernent des métaux lourds mais aussi des polluants organiques persistants et toxiques.
C'est sur cette parcelle des Riaux que les taux les plus importants d'Arsenic, plomb, dioxines et furanes ont été mesurés. (Photo : VA)
A force je commence à être un peu agacé par le discours tenu autour des sites pollués, que ce soit à Samena ou à l’Estaque.
L’Etat “admet” qu’il y a des pollutions ? Comme s’il fallait lui tirer les vers du nez ? Comme si l’ARS en était responsable ? Alors qu’à chaque fois c’est un industriel pollueur en faillite qui a mis la clef sous la porte et est parti sans dépolluer, contrairement ) ce que la loi lui imposait.
Cette petite musique presque complotiste devient fatigante et le ton de vos articles la relaye un peu trop bien. Comme si l’Etat était dans la défausse permanente…
Le moins qu’on puisse dire est que les “néo-voisins” de ce quartier “anciennement ouvrier” (gentrification ?) ont fait preuve de beaucoup de naiveté. Il y a 25 ans qu’on sait que Metaleurop a pourri toute la zone ! Ca ne les a pas étonné de pouvoir se loger pas cher sur les hauteurs de Marseille avec vue sur la mer ? Et les ouvriers qui habitaient là, où sont-ils partis ? A moins qu’ils ne soient déjà morts de maladies professionnellets ? Celui qui reste en tout cas, certes devenu lanceur d’alerte, ne peut en tout cas pas dire qu’il ne savait pas. Arsenic et plomb, ce ne sont pas des “nouveaux polluants” que je sache…
La solution va forcément être la même qu’aux Calanques : excaver, enlever ou enfouir sous du béton,, réhabiliter… Ca va coûter des millions d’argent public et à ce titre il n’est pas anormal que l’Etat, qui ne les a pas d’une part, et n’est pas à l’origine de la pollution d’autre part, cherche à établir si des seuils réglementaires sont bien dépassés avant de passer à l’action (et si quelqu’un d’autre ne pourrait pas payer ou l’aider à payer…). Pardon mais c’est notre argent à toustes ! Il serait temps de commencer à présenter les choses sous cet angle plus honnête..
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Bonjour,
Tout d’abord, merci de nous lire et de prendre le temps de réagir à nos articles.
Quelques mots sur les “coulisses” de la réalisation de cet article : pour obtenir les chiffres ici présentés, il a fallu les demander à plusieurs reprises et faire preuve de patience. De son côté, l’ARS n’a pu accorder que 10 minutes d’entretien à Marsactu. L’emploi du verbe admettre n’a pas été choisi au hasard.
Nous avons bien tenté de joindre l’industriel, sans que cela ne puisse aboutir et nous le regrettons.
Comme vous le dites, la question de la pollution à l’Estaque n’est pas nouvelle, et connue des autorités depuis longtemps, notamment en ce qui concerne les métaux lourds. Ce qui n’est pas le cas des dioxines et furanes, mesurés pour la première fois sur le secteur.
Plus généralement, en cas de défaillance des acteurs privés, les pouvoirs publics sont censés prendre le relais, afin de protéger les administrés. Au sud de Marseille, c’est bien l’État qui a fini par être condamné par la justice pour entreprendre la dépollution.
En espérant que ces quelques précisions puissent participer à nuancer ce commentaire.
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Bonjour, merci pour ces précisions. Je comprends mieux le sentiment de mauvaise volonté des pouvoirs publics…
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En fait cette pollution est connue depuis toujours, c’est à dire depuis que les premières usines ont été “délocalisées” dans ces bouts du monde qu’étaient les extrémités sud et nord de la rade. On parlait alors plus des fumées nocives qui pouvaient incommoder les habitants que des rejets physiques négligemment poussés vers la mer. Or des habitants, il n’y en avait pas beaucoup: c’est justement l’arrivée de ces usines qui a déclenché le développement de ces zones littorales. Ce quartier devait être à l’origine prévu par l’usine pour y loger ses ouvriers. Si toute la partie du site entre l’usine et la mer a été décapée (ce qu’on peut voir de la route vers Corbières), la partie habitée ne l’a pas été car trop compliqué. Bien sûr les héritiers de ces maisons n’y peuvent pas grand-chose, mais je me pose la question des acheteurs plus tardifs qui n’auraient pas vu les étranges amoncellements de matériaux suspects à proximité immédiate des maisons? D’aussi loin que je me souvienne (peut-être 72, 73 ans), j’ai toujours entendu mes parents me mettre en garde sur les dangers de la baignade entre la Pointe Rouge et la calanque de Marseilleveyre. Toutes ces pollutions étaient bien connues des habitants.
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Des recherches chimiques plus poussées feront certainement apparaître d’autres polluants (quid des PFAS?). Si on cherche, on trouvera……
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