À la Pomme, les jardins ouvriers Coder assument leur grand âge
Entre l'Huveaune et l'autoroute d'Aubagne, près d'une centaine de passionnés entretiennent les anciens jardins ouvriers de l'usine Coder. En novembre, une crue de l'Huveaune a emporté une partie du seul chemin carrossable. Un vrai problème, car la plupart des jardiniers sont retraités et beaucoup flirtent avec les 80 ans.
À la Pomme, les jardins ouvriers Coder assument leur grand âge
Dans le jardin de Michel Viperai, des plaques de verre protègent les salades. Contre le froid ? "Non, non c'est contre les ragondins, ils n'en font qu'une bouchée !" Le reste des nombreuses cultures n'est pas protégé, à croire que les rongeurs n'ont d'yeux que pour les feuilles tendres des laitues. Mais ce n'est pas le plus gros souci du président de l'association des jardins ouvriers Coder. Depuis mi-novembre, l'accès en voiture aux quelques 92 parcelles est coupé après une crue de l'Huveaune. L'eau a emporté une partie de la voie, la seule carrossable pour parvenir aux 1,7 hectares des jardins coincés entre le fleuve côtier, la voie de chemin de fer et l'autoroute est.
Aujourd'hui propriété de la Ville, le terrain avait été mis à disposition de ses ouvriers par le patron de l'usine Coder, en 1941. L'entreprise de fabrication de wagons de train s'étendait alors jusqu'à Saint-Marcel, bien avant que l'autoroute ne coupe en deux cette partie de Marseille. L'usine a complètement cessé son activité en 1974, les jardins éponymes lui ont survécu. Leur particularité : la centaine de jardiniers assidus sont presque tous retraités et le doyen a plus de 90 ans. "Il vient encore de temps en temps mais avec cette histoire d'accès, ça devient compliqué", regrette Michel Viperai, un jeunot de 78 ans. Désormais le parking situé à l'intérieur de l'enclos est vide. Les jardiniers doivent marcher 500 mètres avec leurs outils depuis une avenue où, en plus, ils ne trouvent guère de place pour leurs véhicules.
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L'affaire est d . . .
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