À la Busserine, les noms des rues rendent sa mémoire au quartier

Échappée
Julie Le Mest
13 Avr 2019 2

Sur l'initiative du Comité Mam'Ega, la Ville a accepté d'inaugurer trois rues portant les noms de personnalités emblématiques du quartier. Immersion en images sur les traces du passé militant et associatif de la cité de la Busserine.

Une plaque de rue à la Busserine Image MD

Une plaque de rue à la Busserine Image MD

Après Mahboubi Tir en 2004, c’est au tour de Françoise Ega, Odette Taragonnet et Jacques Marty de donner leur nom à des rues de la Busserine (14e arrondissement). Méconnus du grand public, leur engagement a permis de tisser des liens associatifs et militants forts au sein de l’ancienne zone d’urbanisation prioritaire. Pour casser l’image trop souvent négative de son quartier, le Comité Mam’Ega s’est battu pour que les noms de ceux qui ont œuvré pour la cité fassent partie du quotidien. Le 12 avril, en présence notamment de la maire de secteur RN Sandrine D’Angio et du député LREM Saïd Ahamada, une petite centaine d’habitants du quartier et de personnalités du milieu associatif leur ont rendu hommage.

Parmi eux, Jean-Pierre Ega, un des enfants de Françoise Ega. “Il nous faut transmettre l’histoire de ce quartier aux nouvelles générations, pour qu’elles s’en emparent”, revendique-t-il avec ferveur, avant de citer sa mère : “L’oubli dans certains cas est une trahison”. “Baptiser ces nouvelles rues du nom de ceux qui ont milité pour le bien de tous, permet de pérenniser leurs actions”, s’est réjoui Anne-Marie Tagawa, figure emblématique du centre social de l’Agora, niché au cœur de la Busserine. “C’est un lien avec une nouvelle forme d’expression politique, portée par les jeunes à travers la culture de rue” complète sa collègue Karima Berriche. Odette Taragonnet, Jacques Marty, et tant d’autres, c’est “la petite histoire de Marseille dans la grande”. “On souhaite aujourd’hui poursuivre cette initiative dans d’autres quartiers“, explique Karima Berriche. Elle promet qu’un jour, dans la cité voisine des Flamants, une rue portera le nom de Lahouari Ben Mohammed, abattu par un policier lors d’un contrôle d’identité, le 18 octobre 1980.

Pour découvrir les histoires dernières les plaques inaugurées ce vendredi, parcourez le diaporama ci-dessous.

Texte introductif : Marie Dédéban / Diaporama : Julie Le Mest

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