Ils ne veulent plus jamais être des Sodexo
Après des semaines de conflit qui ont abouti au licenciement des chauffeurs-livreurs de la Sodexo, la société de restauration collective vient de proposer la réintégration de ceux qui livrent les cantines marseillaises. Trois chauffeurs-livreurs refusent de reprendre leur poste au sein de l'entreprise. Ils racontent leur amertume et le divorce consommé.
"C'est le conflit le plus tordu, piégeux qui ait jamais existé à Marseille. C'est un océan de n'importe quoi". Dans les locaux de l'union locale CGT, rue saint-Ferréol, le flot de paroles de Christian Bakali ne tarit pas pour désigner le rocambolesque conflit social de la Sodexo, géant de la restauration collective. Licencié de l'entreprise après y avoir œuvré 38 ans comme chauffeur-livreur, il raconte posément son épreuve aux côtés de deux autres chauffeurs-livreurs également licenciés : Yvon Caprice, délégué syndical CGT et salarié depuis 21 ans et Lionel Hébreu, employé depuis cinq années.
Il y a près de deux mois, la direction de l’entreprise chargée d’assurer les repas des cantines scolaires marseillaises a mis à pied puis licencié 23 chauffeurs livreurs parce qu'ils avaient décidé de poursuivre leur mouvement de grève, malgré la signature d’un protocole d’accord. Leurs revendications : une augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail.
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