Procès en appel de la rue d’Aubagne : la marche pour le logement du 1ᵉʳ novembre en suspens
« La préfecture des Bouches-du-Rhône nous a informés hier par voie téléphonique de son intention d’interdire la marche pour la justice et le logement digne. » Par voie de communiqué, transmis à la presse ce jeudi 29 octobre, les organisateurs de cet événement prévu dimanche 1ᵉʳ novembre à Marseille, à la veille du procès en appel des effondrements de la rue d’Aubagne, dénoncent « une décision arbitraire [qui] intervient après l’interdiction des manifestations notamment contre la vie chère ». Une volonté d’interdiction que dément la préfecture. Selon nos informations, le débat avec les autorités préfectorales porte sur le tracé de la manifestation.
Une quarantaine d’organisations appelaient à se rassembler le 1ᵉʳ novembre, à 14 heures, à la station de métro Notre-Dame-du-Mont à Marseille, à quelques pas du lieu du drame survenu huit ans plus tôt, avant de rejoindre la place Halle-Delacroix. Le Collectif du 5 novembre et quatre autres organisations, dont Noailles en colère et la Ligue des droits de l’Homme, déplorent cette volonté d’interdiction qu’ils comprennent « comme une insulte faite à la mémoire des victimes des effondrements ».
Les associations se disent prêtes à contester devant le tribunal administratif si le refus du tracé venait à être confirmé. « Nous appelons dans tous les cas à être nombreux et nombreuses au point de rendez-vous [dimanche] », indiquent les organisateurs.

La préfecture precise-t-elle ce qu’elle trouve de problématique dans le tracé ? Et la préfecture propose quelle alternative ? Si ce n’est qu’un problème d’itinéraire…
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