Après trois jours de procès, l’ex-directeur de Sciences po Aix risque deux ans avec sursis
Depuis mercredi se tenait le procès de l'ancien directeur de l'institut d'études politiques d'Aix. Au côté d'anciens collègues, Christian Duval a maintenu que les formations externalisées qu'il avait mises en place au sein de l'école ne relevaient pas de l'escroquerie.
Le bâtiment historique de Science po Aix. (Photo : ML)
Au beau milieu de son procès, Christian Duval se met à pleurer. Le directeur n’a toujours pas digéré d’avoir dû quitter la direction de Sciences po Aix en décembre 2014. Avec le recul, assure-t-il, il n’aurait pas dû démissionner après la crise née des révélations de Mediapart et Marsactu sur l’externalisation massive des diplômes de l’institut d’études politiques (IEP) : c’était "une erreur" commise "par faiblesse". Jugé notamment pour escroquerie et détournement de fonds publics, il est accusé d'avoir trompé 765 étudiants à qui il aurait fait miroiter un diplôme de Sciences po Aix, alors qu'ils n'appartenaient pas au cursus officiel.
Durant trois jours, face au tribunal judiciaire d'Aix-en-Provence, Christian Duval a tenté de montrer qu'il n'avait jamais fauté durant son mandat. "Je me suis dévoué corps et âme à l’IEP", assure celui qui en a été le directeur à partir de 2006. "Pour moi, poursuit-il, la recherche de ressources supplémentaires, c’était essentiel." N’a-t-il pas aussi développé "136 partenariats internationaux", "une convention avec la CMA-CGM à hauteur de 100 000 euros" moyennant l’organisation de tables rondes, recruté Christine Lagarde comme présidente pour . . .
Dans ce dossier compliqué, un élément apparaît clairement : cet ex directeur a confondu service public et bidouillages commerciaux.
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Une cabale contre un directeur qui a voulu le rayonnement international de l’IEP d’Aix 🙂 !
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