Le coup de pression d’un agriculteur contre des journalistes de France 2 jugé à Tarascon

Actualité
le 21 Déc 2021
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Important exploitant agricole de l'Ouest du département, Didier Cornille était jugé ce lundi pour une agression sur des journalistes travaillant pour Envoyé spécial. Il a foncé sur eux en 4X4 alors qu'ils enquêtaient sur la situation des travailleurs détachés.

L'avocat de Didier Cornille dans la salle d'audience du tribunal de Tarascon. (Photo : PID)
L'avocat de Didier Cornille dans la salle d'audience du tribunal de Tarascon. (Photo : PID)

L'avocat de Didier Cornille dans la salle d'audience du tribunal de Tarascon. (Photo : PID)

Un peu plus d'un an après, le caméraman Thomas Guéry porte encore les conséquences d'une agression qu'il a subie alors qu'il était en reportage pour l'émission Envoyé Spécial de France 2. "Il a encore aujourd'hui une forme de gêne dans le cadre de son travail", affirme son avocat, Marc Borten.

Ce 20 décembre, l'agriculteur Didier Cornille comparait devant le tribunal de police de Tarascon pour "violence n'ayant entrainée aucune interruption temporaire de travail (ITT)". Le patron agricole est propriétaire de plusieurs milliers d'hectares dans les Bouches-du-Rhône et le Gard en plus d'être à la tête d'une vingtaine de sociétés dans l'agro-alimentaire et l'immobilier. Il est le principal client de l'entreprise Terra Fecundis, renommée récemment Work for all. Il joue aussi le rôle d'intermédiaire pour fournir des lieux d'hébergement aux travailleurs détachés de la société d'intérim agricole espagnole. En juillet 2021, Terra Fecundis et plusieurs de ses dirigeants ont été lourdement . . .

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Pierre Isnard-Dupuy
Journaliste, membre du collectif Presse-papiers

Commentaires

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6 commentaires


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  1. Zumbi

    Il a donné des idées à Zemmour…

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  2. patrick bru

    Bonjour . Je n’ai pas de commentaire à proposer, mais deux questions:
    – Qu’est-ce qui, en cette affaire, demande un tel délai pour arrêter un jugement?
    – Qu’est-il advenu de la tenue du ou des procès prévus en novembre et au-delà au calendrier de l’affaire « Terre Fecundis », de ses clients et de l’URSSAF?

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  3. Happy

    Le titre de l’article parle d’un agriculteur, on pourrait s’attendre à l’histoire d’un homme accablé… En réalité, c’est plutôt un homme d’affaires, voire un affairiste qui ne supporte pas qu’on regarde de trop près ses affaires. Ou alors un exploiteur agricole…

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    • AlabArque

      Très pertinente, la formule EXPLOITEUR AGRICOLE pour désigner ce variant – pervers – du ‘politiquement correct’ EXPLOITANT AGRICOLE consacré pour remplacer le vieux PAYSAN.
      Puisque nous somme corseté.e.s par la ‘langue de bois’, autant faire ‘langue de TOUT bois’, à l’instar de Happy !-)

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  4. PromeneurIndigné

    Il aurait foncé comme ça sur une patrouille de police, les choses ne se seraient sans doute pas passées comme ça. Mais les journalistes n’ont que leur crayon Bic pour se défendre contre les furieux. « La justice » s’est montrée bienveillante à son égard

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  5. patrick bru

    A ce qu’il semble, les journalistes ne disposent pas de réseaux et de « groupes de pression » équivalents à ceux des « exploitants » et « affairistes », et susceptibles, eux, de booster la diligence de la Justice.

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