Chloroquine : itinéraire d’un traitement qui suscite espoir et controverse
En Chine, aux États-Unis, comme en France, la chloroquine est au cœur de la recherche de traitements contre le Covid-19. Mais les données manquent encore pour savoir si c’est la molécule qui permettra de combattre le nouveau coronavirus SARS-CoV-2. Un article de Mediapart offert aux abonnés de Marsactu.
Annoncée officiellement par les autorités chinoises début janvier, l’épidémie de Covid-19 déclenchée par le virus SARS-CoV-2 ne cesse de se propager. On compte aujourd’hui plus 409 000 cas et 18 000 morts dans 169 pays. Les chercheurs s’activent pour trouver des vaccins et, dans un délai plus court, des traitements. « La science peut finir par faire des promesses trop ambitieuses sur ce qui peut être livré en réponse au Covid-19. » Dans son édito du 23 mars, Holden Thorp, rédacteur en chef de la prestigieuse revue Science, exprime son inquiétude au sujet des faux espoirs que peuvent susciter les chercheurs, mais aussi certains médicaments, risquant la rupture de stock pour ceux qui en ont déjà besoin.
Car dans l’urgence épidémique, on commence souvent par la stratégie de repositionnement de médicaments qui ont déjà fait leurs preuves dans d’autres pathologies. Comme la chloroquine, sur toutes les lèvres en Chine, aux États-Unis et en France, depuis les annonces du professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Marseille et membre du comité scientifique Covid-19, comité dont il s'est mis en retrait mardi.
La chloroquine a fait ses preuves comme traitement préventif et curatif contre le paludisme. Utilisée depuis 70 ans, elle est à présent jugée inefficace dans certaines régions du monde pour cause de résistance du parasite. Aujourd’hui, elle est aussi utilisée pour le traitement de maladies auto-immunes (dysfonctionnement du système immunitaire), telles que la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus et en préventif pour les allergies au soleil (lucites).
Rajoutée dans l'essai national
Dans un premier temps, cette molécule ne figurait pas dans les recommandations de traitements prioritaires de l’OMS, ni de l’essai clinique national Discovery en France. Ceci en raison de ses effets secondaires (elle est aussi contre-indiquée en cas de grossesse et d’allaitement) et des potentielles interactions médicamenteuses pour les patients en réanimation.
La chloroquine est connue comme antiviral à large spectre, qui peut empêcher le cycle viral de s’effectuer normalement en modifiant le pH. Déj . . .
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Merci pour cet article !
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Cet article devrait être diffusé largement pour casser les thèses du complot qui prolifèrent sur la toile. On comprend bien qu’aucun remède a ce jour n’existe et que le doute est la base de la science pour avancer contre le covid-19
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Comme je le disais dans l’autre article. La vrai question c’est: est-ce que l’on prends le risque d’attendre l’étude parfaite ? Chaque jour, il y a des centaines de morts.
Il faut prendre en compte la balance risque/bénéfice. Le risque est parfaitement contrôlé: molécule ancienne prise par des millions de personnes et effets secondaires connus. Le bénéfice est potentiellement énorme si le traitement est réellement efficace.
Et c’est d’ailleurs dit par plusieurs médecins. Donc le débat n’est pas au bon endroit…
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