À Marseille, les arrêtés ne mettent pas fin à l’insalubrité
Pour l'année 2017, les inspections du service communal d'hygiène et de sécurité de la Ville de Marseille ont débouché sur des arrêtés d'insalubrité dans seulement cinq immeubles. Une action « négligeable » au vu de la situation dégradée du logement à Marseille, déplore l'ARS dans une note interne qui a fuité dans la presse en novembre dernier… Marsactu a fait le tour d'immeubles frappés d’arrêtés et cités dans cette note : les travaux prescrits n'ont pas été réalisés, au mépris de la santé des occupants toujours présents.
Dans un appartement abandonné, de l'eau fuit depuis le plafond.
Malgré le soleil qui brille sur la rue de Versailles (3e), au numéro sept, il pleut dans les parties communes et certains appartements. En plus des tuyaux qui fuient, il y a les rats, sans doute attirés par le tas d'immondices qui s'accumulent dans la cour. Dans la cage d'escalier où la lumière ne fonctionne plus, des fils électriques pendent des murs, entourés d'une rubalise "danger de mort".
Depuis le mois de mars 2018, il est interdit de résider au 7, rue de Versailles. C'est ce que commande un "arrêté d'insalubrité à caractère remédiable", signé de la main de Marie-Emmanuelle Assidon, la préfète déléguée pour l'égalité des chances. À l’exception des balcons, l’immeuble ne menace pas de s’effondrer. Mais y vivre est dangereux pour la santé.
Plomb, moisissures, absence de toit sur la cage d'escalier...
La listes des anomalies pointées par les différents arrêtés, concernant les parties communes et quatre appartements est longue : présence de peinture au plomb, absence de ventilation réglementaire, moisissures sur les murs et plafonds, installation électrique dangereuse... Les propriétaires ont la charge de reloger les locataires titulaires d'un bail le temps des travaux, qui permettront de rendre à nouveau l’immeuble habitable.
Alors que les habitations auraient dû être évacuées et l’accès au bâtiment interdit, au moins trois appartements étaient habités lors de notre visite. Dans l'un d’eux vivent Salima et ses deux filles adolescentes. La mère de famille espère que la demande de logement social qu’elle vient de déposer aboutira rapidement. "Ce n'est pas normal de vivre dans ces conditions, je suis à deux doigts d'appeler le 115 [pour demander un hébergement d'urgence, ndlr]." Parfois, pour souffler, elle paie quelques nuits d'hôtel. "Mais à 70 euros, je ne peux pas me le permettre souvent."
Une longue série de visites
La situation de l'immeuble est connue depuis plusieurs années. Depuis 2009 au moins, des journalistes, s'y sont succédés pour faire des reportages. Les autorités se sont également emparées du dossier. Selon une note interne de l'agence régionale de santé [
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Rue Bel-Air, le propriétaire choisit de jouer le pourrissement pour ne pas avoir à reloger ses locataires et pouvoir relouer plus cher, plutôt que de respecter ses obligations et d’obéir aux injonctions.
Cet exemple montre bien que le problème du logement insalubre et indécent ne se limite pas aux marchands de sommeil, mais qu’il recouvre d’autres situations tout aussi illégales et scandaleuses.
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l’habitat insalubre et dangereux tout a été dit, lorsque l’on lit dans cette article le nbre de signalement , d’intervenants (2014 mise en péril on est en 2019) !!! mais il y a aussi un problème de locataires à la rue de Versailles comment peuvent ils laisser les tas d’immondices dans la cour ?
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Il y a effectivement un problème ancien d’ordures dans la cour et donc de comportements de ceux qui les déposent. En revanche, il est difficile de dire qui en est à l’origine, si une partie part des étages, il faut noter que l’immeuble est ouvert de jour comme de nuit et le théâtre récurrent de trafics divers. Cela peut contribuer à faire grossir le tas d’ordures. Il y a ensuite un problème lié au syndic de copropriétés, totalement inopérant.
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Quel est le rôle de France Horizon dans tout ce processus ?
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Bonjour France Horizon a repris l’accueil de la rue Bauveau, destiné à recevoir les locataires délogés suite à un arrêté de péril. Dans le cas d’insalubrité, les pompiers ne procèdent pas à l’évacuation. Les gens restent donc chez eux surtout si aucun service ne suit la mise en oeuvre de l’arrêté. France Horizon n’est pas concerné par ces cas puisqu’ils sont maintenus sur place.
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Suggestion pour un autre titre de l’article:
LA CAF SUBVENTIONNE LES MARCHANDS DE SOMMEIL
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ou « l’Etat se décharge du logement social sur le privé, feint d’être surpris que le privé soit guidé par l’intérêt économique sans pour autant chercher à saisir les immeubles en perdition »
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