Agresseur et harceleur sexuel présumé, un chercheur de l’IHU révoqué de la fonction publique
Accusé de harcèlement et agression sexuelle un directeur de recherche de l'unité de recherche du professeur Raoult a été révoqué de la fonction publique par la commission disciplinaire du CNRS. Les syndicats dénoncent l'absence de signalement de sa hiérarchie et des menaces sur les victimes supposées. Le professeur Didier Raoult évoque "une histoire individuelle" et dénonce une cabale.
La sanction est lourde, exceptionnelle. E.G., chercheur au sein de l'Urmite, unité de recherche du professeur Didier Raoult a été révoqué de la fonction publique par la commission administrative paritaire du CNRS, réunie le 13 octobre dernier. La sanction administrative est à la hauteur des faits qui lui sont reprochés et qui font l'objet d'une plainte pénale et d'un signalement au procureur de la part du président de l'université d'Aix Marseille (lire notre article).
Ce directeur de recherche au sein d'un laboratoire rattaché à l'Institut hospitalo-universitaire d'infectiologie (IHU) est accusé d'avoir commis des actes de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle sur des personnes exerçant auprès de lui. Deux d'entre elles ont porté plainte à la suite de la visite des Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) au sein de l'Urmite, le 7 juillet dernier (lire notre article). Elles ont également témoigné lors de cette visite auprès de représentants de l'université et du syndicat CGT.
"Il est quatre heures..."
L'une d'elles, madame A, dit avoir subi ces faits de harcèlement sexuel pendant sept ans sous la forme de "propos à connotation sexuelle, blague à caractère sexuel, remarques sexistes". À titre d'exemple, et selon un autre agent de l'Urmite, E.G. aurait pour coutume de dire devant le personnel féminin de son laboratoire : "Il est 4 heures, c'est l'heure de ma pipe, qui est-ce qui s'y colle ?"
Selon le témoignage d'une ancienne collègue du chercheur mis en cause, celui-ci serait coutumier de ce type d'humour particulièrement déplacé dès ses premières années de recherche. Il lui . . .
Dans cette affaire, ce qui m’interpelle, c’est l’affirmation de D. RAOULT : » tout d’abord, j’ignorais tout des obligations de l’article 40* jusqu’à une époque récente… » (*Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République).
Stupeur! Ce fonctionnaire émérite, ce ponte de la médecine depuis des décennies ignorait ce que n’importe quel fonctionnaire, toutes catégorie confondues, sait…
Il oublie également de dire que le « harceleur » est présent dans son entourage proche (personne n’est parfait).
Ha « copinage », que de crimes commet on en ton nom…
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Ca doit être ça de faire de la recherche comme un « SPORT DE HAUT NIVEAU »
https://marsactu.fr/lunite-de-didier-raoult-paradis-de-la-recherche-pour-les-uns-enfer-pour-dautres/
Vivement que le rapport HCERES d’évaluation 2017 de l’Unité soit rendu public, qu’on rigole un peu.
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