En visite à Marseille, la ministre de la Santé “ne ferme pas la porte” à une HSA

Avis
Bref
le 20 Avr 2026
0
Stéphanie Rist, huitième ministre de la Santé du gouvernement d
Stéphanie Rist, huitième ministre de la Santé du gouvernement d'Emmanuel Macron, entourée de cardiologues de l'AP-HM. (Photo : VA)

Stéphanie Rist, huitième ministre de la Santé du gouvernement d'Emmanuel Macron, entourée de cardiologues de l'AP-HM. (Photo : VA)

Après une visite du chantier du nouveau bâtiment de cardiologie de l’hôpital Nord, Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, s’est exprimée sur l’agression au couteau survenu à l’hôpital Édouard-Toulouse et sur le projet de halte soins addictions (HSA) à Marseille. Sur ce projet en forme de serpent de mer, aussi appelé salle de consommation de drogues à moindre risque, la ministre a affirmé “ne rien fermer par principe”. “Il y a des études qui montrent que cela protège les toxicomanes et réduit le nombre de seringues dans la rue”, a-t-elle posé, avant de mettre des conditions à son agrément : “Si l’ensemble des élus se mettent d’accord, et qu’on a un endroit adapté qui convient à tout le monde. À mon sens, cela doit être près de l’hôpital.” Une position qui semble alignée sur l’avis du maire de Marseille, mais pas forcément sur celui des associations de terrain, lesquelles veulent privilégier les lieux fréquentés par les usagers de drogues.

Au sujet de l’attaque au couteau d’un infirmier par un patient à l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, sa réponse porte en revanche uniquement sur le volet répressif. “Il faut renforcer les peines pour les gens qui agressent les soignants. Mais aussi que l’employeur et les ordres puissent porter plainte”, réagit celle qui prépare un décret sur ce dernier point. Stéphanie Rist, qui a rencontré l’infirmier victime et les syndicats en milieu de journée, n’a pas évoqué les problématiques de recrutement de personnel. “Ce n’est pas forcément un manque de prise en charge. Il faut chercher dans l’aval”, a-t-elle justifié, précisant qu’une “analyse de l’ARS” pourrait déboucher sur la mise en place de nouvelles mesures de sécurité.

Dans un communiqué faisant suite à cette rencontre, le syndicat Sud Santé a pourtant spécifié avoir mentionné la demande d’une prime de travail “en territoire difficile pour tous les agents” de l’hôpital, mais aussi “des effectifs supplémentaires pour garantir la qualité des soins et la sécurité des agents”. Des demandes sur lesquelles “la ministre de la Santé s’est engagée à revenir”, sans prendre position ce lundi.

 

Violette Artaud

Commentaires

Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres


ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire