Un rapport sénatorial pointe les incertitudes financières du plan écoles à Marseille

Décryptage
le 26 Juin 2024
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Le Sénat a passé au crible le volet du plan Marseille en grand consacré au bâti scolaire. Il pointe les incohérences de calendrier, les flous du financement étatique et questionne la capacité de la Ville à soutenir sur le chantier sur la durée.

La cour de l
La cour de l'école de Malpassé - Les Oliviers. (Photo : B.G.)

La cour de l'école de Malpassé - Les Oliviers. (Photo : B.G.)

Dans les contes, les bonnes fées entourent le berceau du nouveau-né. En matière de comptabilité publique, ce sont plutôt les contrôleurs qui inspectent les projets, calculettes en main. Après les magistrats de la Cour des comptes, c’est au tour du Sénat de scruter les contours du plan Marseille en grand et, en particulier, du volet […]
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Commentaires

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  1. Andre Andre

    Je crains que Ville, dans l’état actuel de son fonctionnement, soit malheureusement incapable d’absorber ce plan.
    Car ce n’est pas qu’une question de finances.
    Les services sont déstructurés. On remplace les fonctionnaires par des contractuels , on entretient depuis le début une défiance envers les gens alors en place comme s’ils avaient tous été estampillés Gaudin sur le front (une centaine de cadres A seraient en attente de poste selon une indiscrétion de la direction du personnel), on instaure une instabilité au niveau des hauts fonctionnaires (pourquoi le premier directeur général a-t-il donc été viréau bout de 6 mois, un homme pourtant expérimenté qui venait de la Courly lyonnaise?) alors qu’on garde dans des placards dorés du côté de la rue Fauchier (urbanisme) ou à des postes de responsabilité du côté de Borély de vrais protégés du gaudinisme. Le climat est délétère, les gens les plus sérieux complètement dégoûtés… Comment voulez vous avancer avec ça? Je suggérerais aux journalistes de Marsactu une enquête sur le sujet comme ils savent si bien les faire.

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    • Alceste. Alceste.

      “Mala malus mala mala dat”

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    • Andre Andre

      Et oui, que des pommes pourries d’un pommier bien mal planté….

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  2. MarsKaa MarsKaa

    Ce rapport laisse entendre que les grandes annonces et les grands discours des macronistes et associés, sur ce plan “Marseille en grand”, ne sont que de l’enfumade, puisque plan mal chiffré et non contractualisé avec les collectivités locales…
    Tout ça pour des raisons électoralistes ? Faire croire que l’on (le gouvernement, l’état, la métropole…) se soucie de l’état de Marseille et que l’on agit pour les écoles marseillaises, en soutenant la politique de la municipalité, alors que dans les faits, rien n’est consolidé, ce plan ne serait que de la comm’ ? Étonnant, n’est il pas ?

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    • Zumbi Zumbi

      Nulle part il n’est dit que ce plan n’est que de la com’, les constats sont analytiques et chiffrés – et de ce point de vue méritent d’être débattus point par point : ni un rapport de la Cour des Comptes (qui parfois dit des conneries énormes, je l’ai vu jadis dans un domaine que je connais, celui de l’enseignement…) ni un rapport du Sénat ne sont parole d’Évangile, mais des documents de travail soumis à l’appréciation de l’administration, des politiques et des citoyens.
      Ici il s’agit de dire que ce qui a été engagé n’est pas totalement calibré financièrement, ce qui est à peu près toujours le cas des grands investissements publics. Pour ne pas parler de ceux qui sont sciemment sous-évalués, au hasard l’EPR ou Iter (mais pas touche, on peut faire n’importe quoi en agitant le chiffon bleu-blanc-rouge de l'”indépendance énergétique” du pays !), ou du grand n’importe quoi des colossaux gaspillages sur la base de devis mensongers dans le cas des Jeux Zolympiques.
      Rien dans l’un ou l’autre rapport ne dément le bilan qui a été à la source des engagements du Printemps Marseillais sur les écoles – à savoir le bilan d’un quart de siècle d’incurie totale de la Gaudinie dans ce domaine – ; rien dans ces rapports ne dit que ce qui a déjà été fait ne devait pas l’être ; rien dans ces rapports ne dit que la suite des travaux prévus ne doivent pas être exécutés. En revanche l’alerte porte sur l’insuffisance de financements, ça mérite d’être sérieusement pris en considération, et sur les délais qui ne seront pas intégralement tenus.
      J’ajoute un autre problème : à ma connaissance l’administration municipale, qui veut faire travailler le plus d’entreprises locales possible, se heurte plus d’une fois à l’insuffisance en nombre et en compétences du tissu économique marseillais. Curieusement le Medef local, la Chambre de Commerce et autres organismes patronaux locaux (où sont surreprésentés les gens de l’immobilier) préfère faire campagne pour Macron et Vassal plutôt que d’envisager comment on pourrait reconstituer un écosystème robuste et qualifié dans le domaine du bâtiment, rénovation et construction, et de la décroissance de la consommation d’énergie. Apparemment le fait que mon gamin ait passé pendant plusieurs années des mois de juin avec des après-midi où il faisait plus de 35° dans plusieurs salles de classe de notre école de quartier n’émouvait personne jusqu’à ce que le PM mette les pieds dans le plat.
      Je fais partie de ceux qui se contrefoutent des éventuels calculs politiciens de Macron, d’Agresti-Roubache ou de Vassal s’ils abondent réellement les efforts en cours, je suis pour que les organes de contrôle des dépenses publiques fassent leur travail et qu’à la suite d’un débat sérieux on puisse éventuellement redresser les erreurs commises, car je suis surtout pour que dans un délai raisonnable aucun journal n’ait de raison de titrer “Écoles de Marseille : la honte de la République”. Bon, pendant ce temps-là l’ex-dauphin de Gaudin, après avoir esquivé une condamnation en “plaidant coupable” dans l’affaire des procurations escroquées, loin de disparaître de notre horizon politique, annonce qu’il votera RN au deuxième tour. Qu’il continue à se vautrer dans l’abjection, je préfère décidément, quels que soient leurs défauts, celles et ceux qui construisent ou reconstruisent les écoles où iront un jour mes petits-enfants.

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    • Andre Andre

      Zumbi, commentaire intéressant.
      Il est vrai que sous les mandats Gaudin il n’y avait même pas de “plan école” de nature à répondre aux nouveaux besoins.
      Quelles que soient les insuffisances des financements, la désorganisation des services et les flottements dans la gouvernance, quelque chose s’est mis en place.
      Au passage, rien ne permet dans le code des marchés publics de privilégier les entreprises locales, ce qui est un problème. De très grosses entreprises soumissionnent sur des marchés modestes et ensuite en soutraitent la presque totalité, au détriment souvent du suivi et de la qualité des travaux.

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  3. julijo julijo

    tout à fait en accord avec les propos de zumbi.

    le flou et les doutes, sont vraiment directement imputables à l’état et à l’approximation du plan marseille en grand.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Je ne dis pas autre chose, Zumbi vous semblez me répondre mais je suis tout à fait d’accord avec vous. Là où je vois de la comm’ politicienne c’est dans l’emphase des discours de certains politiques sur ce plan, alors qu’ils n’ont pas fini de le ficeller pour qu’il soit effectif.

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