Transports : la métropole impose à la RTM de faire mieux avec moins
L'autorité organisatrice des transports revoit de fond en comble ses relations avec sa régie. Prévu pour huit ans, le nouveau contrat, qui sera voté lundi en séance métropolitaine, aligne plus de quatre milliards d'euros, mais surtout des dizaines de pages de clauses qui témoignent d'une négociation serrée. Marsactu le décrypte en cinq points.
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Il y a anguille sous roche. Pourquoi ce raidissement soudain de la Metropole envers la RTM ?
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Le niveau de qualité du service ne vous suffit pas comme réponse ?
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Déjà si cela permet l’éviction de la mère Pila, ce sera une bonne nouvelle!
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C’est le programme électoral Mme Vassal pour les municipales ?
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RTM = régie des transports de MARSEILLE ou je me trompe
La RTM doit être autonome avec ses propres budgets
Bon et puis je suis dégouté d’un projet emmené par des gens qui ne prennent pas les transports en commun, quelle connaissance ont il des réalités
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Vous vous trompez mais comme Marseille et métropole commence par M vous avez une excuse.
Depuis quelques années, RTM = régie des transports métropolitain
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et encore avant, c’était RATVM, régie autonome de transport de la ville de marseille….
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C’est comme un boiteux qui engueulerait sa patte folle dans un langage bureaucratique.
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Donc un contrat d’objectifs mais une élue à la tête ???
Comme toujours avec Vassal, ca sent la République Bananière …
C’est pas près de s’arranger pour l’usager…
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“un doublement des moyens”, soit 228 agents à temps plein — a été sèchement rejetée.
“on sera toujours sur 99 personnes au GAP [groupe d’assistance et protection, ndlr] et 311 à la direction de lutte contre la fraude”,
J’avoue ne pas comprendre ces chiffres. Quelles tâches remplissent les 311 personnes à cette direction ?
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Bonjour, il s’agit des 279 contrôleurs “classiques” (selon les derniers chiffres disponibles, et par opposition au GAP, qui est une nouvelle unité), ainsi que de l’encadrement.
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Et pas un seul contrôle automatique à la sortie !
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@ Bertand LAVILLE: le problème du contrôle automatique à la sortie c’est que si qqn n’a pas pris de ticket (ou qu’il ne sait plus ce qu’il en a fait), il va quand même devoir sortir donc il va passer avec qqn/forcer les portes battantes, etc et cela ralentit le flux des voyageurs à la sortie de la station. Je pense qu’on a tous vécu cette expérience — et probablement des 2 côtés. Donc cela aurait un impact NEGATIF sur le flux des voyageurs (je me demande d’ailleurs si en cas de crise ces portiques s’ouvrent automatiquement. J’imagine bien que oui, mais ce genre de goulet d’étranglement me paraît vraiment plus propice à créer des catastrophes qu’à régler le moindre problème.)
Par ailleurs, la question de la fraude au ticket de bus, c’est vraiment epsilon par rapport à l’enjeu des transports en commun métropolitains.
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Je vous remercie, Assedix, de m’aider à remettre à niveau ma connaissance de la langue grecque. Je n’aurais pas cru que vingt sept pour cent de fraudeurs à la montée (sondage RTM) puisse être “epsilon”.
Comme quoi tout le monde peut se tromper.
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@Bertrand Laville: apparemment, ce serait même 1/3 sur le réseau de bus.
https://www.laprovence.com/article/region/1860978170913215/transports-a-marseille-alors-que-la-fraude-reste-forte-la-metropole-va-lancer-une-enquete-en-2025
Je croirai à ce chiffre lorsque je verrai au moins une fois les contrôleurs faire descendre 1/3 du bus (même 1/4).
Mais pour revenir sur mon “epsilon” qui vous a déplu, j’aurais probablement dû écrire que lorsque les enjeux réels sont l’accessibilité, la fiabilité du service et son développement pour répondre aux besoins des usagers (amplitude horaire et parcours), l’idiot regarde le resquilleur.
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@habitant du 1er. Il y a certainement un flou dans cette nouvelle attitude, et quand c’est flou, y a un loup. Je crains une future privatisation à court ou moyen terme de cette structure ayant vocation de service public.
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Le niveau de qualité du service ne vous suffit pas comme réponse ?
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Le site web de la RTM ne sera pas une grosse perte
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Quelques commentaires techniques après lecture de cet article fondamental : le contrat à venir engage pour plusieurs années les transports quotidiens de centaines de milliers de personnes.
Il n’y a aucune différence fondamentale de contenu entre un contrat de délégation de service public (au profit d’un opérateur privé) et un contrat d’obligation de service public (au profit d’un opérateur public : ici, une régie EPIC). On trouve dans les deux cas un partage semblable des rôles et un certain nombre d’exigences de la collectivité assorties de sanctions financières.
La séparation entre l’organisateur (la collectivité, qui finance les biens du réseau) et l’exploitant (l’opérateur, qui ne possède rien mais est chargé d’exécuter le service) est le schéma habituel dans le transport urbain. Le contrat RTM qui s’achève à la fin de cette année est, de ce point de vue, atypique, puisqu’il met à la charge de l’exploitant un certain nombre d’investissements. De même, l’effacement de la “marque” de l’opérateur derrière l’identité du réseau voulue par la collectivité est un grand classique. A chaque changement de contrat, les syndicats de la RTM voient la menace d’une privatisation : on ne peut pas exclure cette hypothèse pour l’avenir, puisque la collectivité doit en décider à chaque renouvellement de contrat, mais ce ne sont pas ces évolutions qui en sont des indices probants.
En revanche, il y a tout de même une différence notable entre un délégataire privé et un opérateur public en ce qui concerne les conséquences d’une non-atteinte des engagements qu’ils prennent en matière de coût, de recettes et de qualité de service. Les sanctions financières qui en découlent sont prises en charge par les actionnaires dans le cas d’un délégataire privé ; mais elles tombent in fine dans la poche de la collectivité dans le cas d’un opérateur public, puisque ce dernier n’est qu’un outil de la première. Dire que la RTM devra “payer une partie de la différence” si elle n’atteint pas son objectif de recettes, c’est méconnaître que son déficit, le cas échéant, sera en réalité porté par la collectivité.
Il reste que les efforts financiers demandés à la régie sont notables si l’on en croit les chiffres exposés dans cet article. Dans un métier où plus de la moitié des charges sont des frais de personnel, il n’est pas difficile de deviner où on lui demande de faire des efforts de productivité. 7 % d’économies en 8 ans à offre constante, ce n’est pas rien dans ce secteur d’activité, et les représentants du personnel ont raison de s’en inquiéter : ça ne peut passer que par des remises en cause d’accords ou d’organisations du travail existants.
Le discours de la métropole pourrait être vertueux si, non contente d’être exsangue financièrement, elle n’accroissait pas elle-même ses difficultés en mettant en place des gratuités sans conditions de ressources pour des raisons uniquement électoralistes à courte vue. Et si elle évitait la mauvaise foi qui se voit : quand elle indique qu’elle consulte des parties prenantes “sur la refonte du réseau ou sur le niveau d’offre”, elle oublie de préciser qu’ensuite elle ne tient aucun compte de la consultation – comme dans le cas de la refonte du réseau des bus de Marseille.
Je note aussi que la métropole semble avoir des exigences en matière de “relation client”, ce qui n’était pas visible jusqu’à présent : on se souvient que la fermeture du métro le soir à 21h30 a été annoncée aux usagers moins d’un mois avant qu’elle se produise. D’une façon générale, la qualité de la communication de la métropole et de la régie vers les usagers est très discutable – mais ce n’est que l’un des aspects d’une qualité de service globalement médiocre. On ne peut qu’espérer que la suppression, exigée par la métropole, de l’appli de la RTM n’amplifiera pas cette défaillance.
Un dernier mot, sur l’automatisation du métro, qui devait notamment permettre un renforcement de l’offre. Sur le site de la métropole, il est toujours indiqué que l’automatisation complète doit avoir lieu en 2026 sur la ligne M2, puis en 2027 sur la ligne M1. Il n’est pas très étonnant qu’elle ne soit pas intégrée dans l’offre 2026 prévue au contrat : pas une seule porte de quai n’a été posée – or la fermeture des quais est une étape préalable indispensable. Encore un retard, pour ne pas changer ?
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Merci pour pour cet éclairage technique sur le renouvellement du contrat de délégation de service public de la RTM. Votre analyse apporte effectivement des éléments utiles pour mieux comprendre les enjeux, notamment sur les aspects de gouvernance, de performance et de maîtrise des coûts.
Le débat autour de la DSP gagne à intégrer ce type de points de vue, car il ne se limite pas à une question politique : il touche aussi à l’organisation concrète du réseau, à la qualité du service rendu et à la capacité de la métropole à planifier une mobilité cohérente à long terme.
Quoi qu’il en soit, il sera intéressant de suivre la manière dont ces aspects seront pris en compte dans la procédure en cours, et dans les futurs choix de la métropole concernant l’exploitation du réseau.
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@Electeur du 8e: merci pour cet éclairage très intéressant.
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Encore une fois, Vassal ridicule
dangereuse politique visant les pauvres et clientélisme avec les personnes agées…
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A quand une remuneration de tous les cadres de la RTM avec une partie importante dépendant d’objectifs individuels et contractuels ?
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Oh, je viens de retrouver une pépite !
https://www.latribune.fr/economie/2017-11-07/martine-vassal-miami-et-les-etats-unis-sont-un-exemple-pour-marseille-et-la-france-757028.html
C’est une interview de la présidente du département, alors vice-présidente de la métropole, qui déclarait, rentrant de Miami avec des étoiles dans les yeux : “Miami est un exemple pour Marseille”, précisant même qu’il fallait accélérer le changement en s’appuyant sur 2 leviers: “la fiscalité et les transports”
Alors, Madame Vassal, les transports urbains gratuits comme à Miami, c’est pour quand ?
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