Des toboggans sur l’Arc pour sauver les anguilles des Sargasses

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le 30 Avr 2016
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Venues de la mer des Sargasses où elles naissent, les anguilles européennes remontent les rivières pour passer une partie de leur vie en eau douce avant de faire le voyage retour. Depuis l'étang de Berre, elles tentent ainsi de remonter l'Arc où elles sont bloquées par des ouvrages hydrauliques. Des passes sont en cours d'aménagement pour faciliter la migration de cette espèce en "danger critique d'extinction".

Des toboggans sur l’Arc pour sauver les anguilles des Sargasses
Des toboggans sur l’Arc pour sauver les anguilles des Sargasses

Des toboggans sur l’Arc pour sauver les anguilles des Sargasses

Ours polaire, panda, éléphant des savanes, tortue luth... Si l'anguille européenne est bien moins médiatique que ces espèces, elle est en réalité plus menacée que ces dernières. L'anguilla anguilla est classée "en danger critique d'extinction" dans la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature, la case suivante étant "éteinte dans la nature". C'est la comparaison qu'utilise le Syndicat intercommunal d’aménagement du bassin de l’Arc (SABA) pour expliquer le travail qu'il réalise pour leur préservation. Thalassothoques, les anguilles grandissent dans l'eau douce et se reproduisent en mer. En somme, elles font l'inverse des saumons qui remontent les rivières pour frayer. En revanche, elles effectuent une des plus grandes migrations chez les poissons. Depuis peu et grâce à des balises Argos, on en sait un peu plus sur leur parcours. Nées dans la mer des Sargasses où les anguilles se reproduisent, dans l’Atlantique Nord, les larves se laissent dériver jusqu'en Méditerranée par le détroit de Gibraltar pendant six à huit mois.

Devenues civelles, elles cherchent des zones de croissance en eau douce. C'est ainsi qu'elles arrivent dans l'étang de Berre. Elles remontent ensuite les cours d'eau, à la recherche du paradis aquatique et les redescendent pour retourner dans l'Atlantique Nord . . .

Clémentine Vaysse
Ex-journaliste aujourd'hui agricultrice

Commentaires

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3 commentaires


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  1. LN

    Décidément, de nos jours, migrer est compliqué …. même chez les anguilles l’homme sait barrer la route !
    Merci pour ce bel article ; j’en découvre encore sur ma région

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  2. CAN Environnement

    Une communion d’actions sympathiques et consensuelles propre à sensibiliser concrètement à l’environnement et décrite avec force détails.
    Clémentine, merci pour votre article rafraichissant

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  3. Alexandre GUYOT

    Merci au Saba pour son travail sur le bassin de l’Arc. Merci aux riverains de prendre soin de ce cours d’eau en le laissant vivre sa vie de rivière et pas de canal…

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