Sur le quai de la Lave, le Grand port vire les associations sans concertation

Info Marsactu
le 13 Oct 2021
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Alors qu'il organise une concertation pour une plus grande ouverture du littoral au public, le Grand port maritime de Marseille vient d'annoncer à trois associations du quai de la Lave qu'elles doivent plier bagage.

Sur le quai de la Lave, plusieurs associations sont hébergées dans des containers accueillent des associations. (Photo : Violette Artaud)

Sur le quai de la Lave, plusieurs associations sont hébergées dans des containers accueillent des associations. (Photo : Violette Artaud)

C’est un drôle d’endroit. Le quai de la Lave, situé juste après les cabanes de chichi frégis de l’Estaque et juste avant les racks à bateaux de Corbières est difficilement définissable. En ce début de semaine, le lieu est quasiment désert. Sur un parking, deux jeunes attendent que le temps passe. Un peu plus loin […]

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Commentaires

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  1. Tarama Tarama

    La nouvelle majorité dit ne pas avoir encore pris ce dossier à bras le corps. “Mais par définition, un tiers-lieu n’a pas vocation à se pérenniser”, s’avance Hervé Menchon, élu au littoral.

    Prenez votre temps les gars…
    Et ne défendez pas ce qui existe. C’est beau comme du Gaudin.

    Quant à l’Inga des Riaux, qui fait du business en crachant sur les autres, on se demande quel passe-droit ou qui il connaît à la direction du port pour jouir de ces privilèges.

    Rien ne change à Marseille.

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    • Jean-Charles MATHIEU Jean-Charles MATHIEU

      Bonjour Tamara,

      Merci pour votre avis.

      Inga des Riaux et l’association Music’cale respectent simplement la convention d’occupation conclue avec le propriétaire (c’est peut-être un détail pour vous…)

      Et ce ne sont évidemment ni le GPMM, ni la mairie ni leur voisin qui ont contraint Thalassanté International (car en réalité Thalassanté n’a déjà plus d’activité sur place depuis des années pour des raisons assez singulières) à ne pas respecter les termes de leur AOT.

      C’est justement pour que ça change que nous en sommes là.

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  2. Lecteur Electeur Lecteur Electeur

    Avant d’affirmer que “ par définition, un tiers-lieu n’a pas vocation à se pérenniser”, Hervé Menchon, ferait bien de se renseigner sur la définition de ce concept mis au point par les sociologues.

    Tiers-lieu est un terme traduit de l’anglais The Third Place (à ne pas traduire par « troisième place » mais éventuellement par « troisième lieu »1) faisant référence aux environnements sociaux [ ou culturel ] qui viennent après la maison et le travail ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers-lieu ).

    Le Tiers lieu est donc un lieu où l’on passe régulièrement du temps en dehors de chez soi et en dehors du travail. Le bistrot est un tiers lieu, les médiathèques publiques s’affirment aujourd’hui comme des tiers lieux. Malheureusement aujourd’hui, les tiers lieux les plus fréquentés sont les centres commerciaux (même si on y achète rien).

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  3. Pascal L Pascal L

    Pour être un usager assez régulier du lieu, je dois dire que j’ai toujours eu l’impression que ces associations étaient un moyen rampant de privatiser ces lieux. Qu’il y avait des privilégiés et les autres.
    Alors si c’est pour aller vers une plus grande ouverture à tous les publics, un peu comme l’espace Mistral en sortie nord de l’Estaque, j’en serais très satisfait.

    Si on pouvait avoir un espace ouvert, propre et accueillant de l’espace Mistral à la cale de mise à l’eau ce serait l’idéal. Et si les parkings à bateau prenaient moins de place et que cette place soit rendue au public, ce serait excellent.

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    • Pascal L Pascal L

      Et j’ajoute que la mairie devrait aussi demander à l’état l’expulsion du GPMM des zones où il n’a rien à y faire et de redéfinir son périmètre là où c’est vraiment nécessaire.

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  4. Andre Andre

    Je dois reconnaître que, sur le quai de la Lave, on a un peu de mal à considérer ce bric à brac “inclusif”.
    Il y a une quinzaine d’années, la Ville avait pour projet d’y construire un dédoublement de la base nautique de Corbières. De nombreuses associations s’y sont alors opposées, considérant qu’un lieu éducatif, un vrai, pour les gosses du quartier représentait une “privatisation du littoral” . Il est sûr que les barraquements actuels sont bien mieux! On disait alors que ces assos étaient manipulées par un certain Henri Jibrayel, conseiller départemental (le père du Jibrayel actuel qui a repris la place de son père). La mairie de secteur d’alors, qui était encore communiste, ayant une peur bleue de cet élu très actif (faut le reconnaître) avait même demandé au chargé de projet de la Ville si on pouvait installer la base nautique…plus haut dans la colline, pour dégager le littoral!
    Exit la base nautique municipale pour les gamins du secteur.
    Alors aujourd’hui, l’extension de l’espace Mistral ne serait pas la pire chose à réaliser sur ces quais abandonnés avant qu’ils ne soient commercialisés par le Port.
    La Mairie actuelle ferait d’ailleurs bien de s’intéresser au développement des espaces verts qui font tant défaut dans cette ville et qui sont une de ses compétences directes, si toutefois elle s’en est aperçue…

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  5. Nadia Vella Nadia Vella

    J’avais été très étonnée cet été à plus d’une heure du matin que les containers de ces assos servent de discothèque techno à ciel ouvert. Si après ils font les étonnés… 🤦🏼‍♀️
    Vous avez qu’à regarder leur page Facebook association à but non lucrative 🤣🤣🤣 : “OyeZ oyez : Réservez votre dimanche 10 octobre après-midi, on vous prépare un programme de fou qui fêtera le dernier jour de l’été indien et la clôture de la saison des « mises à l’Ô » !!! Stay tuned !!!”
    😴😴😴

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  6. barbapapa barbapapa

    JE VEUX POUVOIR ACCEDER A PIED OU A VELO A LA GRANDE JETEE !!! COMME TOUJOURS AVANT !!! 7 KILOMETRES D’ACCES A LA MER BARRES A LA POPULATION, C’EST LIBERTICIDE ET INDECENT !!! LE GPPM QUI SE NOMME GRAND TANT IL RAPETISSE A BEAU FAIRE DE LA “CONCERTATION” C’EST DE L’ENFUMAGE, CHEZ MOI IL N’A QUE DE LA HAINE !!!

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  7. TINO TINO

    j’ai l’impression que chez nous, en France, l’on n’aime pas les lieux de vie marginaux et autonomes. Ces lieux de vie sont donc obligés de s’arranger avec la loi qui ne leur est pas trop favorable. Et d’une manière peut-être pas toujours défendable ou acceptée par le voisinage. L’hostilité ressentie est toujours mauvaise conseillère. Alors on les vire pour qu’ils n’empêchent plus les entreprises proprettes de bien prospérer.

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    • Pascal L Pascal L

      Non, on n’aime pas l’entre soi, surtout si il s’habille des oripeaux de la “marginalité”

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  8. Marc13016 Marc13016

    Pour aller au cœur du sujet : le GPMM est il vraiment “propriétaire” de ces lieux ? Le GPMM est une institution à qui l’état a confié, dans les années 50, un territoire où il y avaient des activités portuaires. Les choses changent. Le périmètre aussi.
    Il me semble que ce territoire, où il n’y a plus de trafic portuaire, doit revenir sous administration municipale. Et la mairie y fera ce qu’elle entend y faire, selon des orientations validées par la démocratie, et pour le bien de tous (associations, entreprises, restaurateurs, commerçants, riverains, promeneurs, baigneurs, bronzeurs, voileux … qu’ils soient “tiers” ou pas).
    Un bon sujet à aborder avec notre président de la république peut être, dans 2 jours ? Qu’il dise un peu à son ministre de la Mer de revoir le périmètre de la concession du GPMM …
    PS : je n’ai absolument rien contre le personnel du GPMM, ni contre les travailleurs du port.

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    • Assedix Assedix

      Bonjour,

      Oui le GPMM est pleinement propriétaire de son emprise. Il n’y a pas de concession.

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  9. Marc13016 Marc13016

    Il faut donc changer l’emprise alors.

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    • Assedix Assedix

      Ce n’est pas possible. Le GPMM est propriétaire du sol.

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    • Assedix Assedix

      En fait, je comprends votre propos et il y a surement des choses à changer dans les statuts du port ( et des EPIC) en général, mais ce que je veux dire, c’est que ces changements, s’ils doivent avoir lieu, n’arriveront probablement pas demain et certainement pas parce qu’ils ont viré un locataire qui ne respectait pas la convention d’occupation.

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    • Pascal L Pascal L

      Ce que l’état a fait, l’état peut le défaire, me semble-t-il.

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    • Assedix Assedix

      @Pascal L: Ce n’est pas un principe de droit et c’est faux. Par exemple, lorsqu’un nouveau droit a été créé, il est difficilement envisageable de le retirer. Lorsqu’une personne morale a été créée, il est anticonstitutionnel de la dépouiller.

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  10. Marc13016 Marc13016

    Je mesure également les difficultés. Mais elles sont d’ordre administratives. Sur le fond, le constat me semble clair : un EPIC, ou toute structure publique créée pour l’exploitation d’une activité portuaire, n’a pas vocation à se substituer à une gouvernance démocratique en dehors de sa mission. Or, ces zones ne sont plus des zones portuaires. Il y a des institutions pour décider de les ré-affecter à un usage “civil”. Et ces institutions obéissent à des décideurs : les politiques. ( Les élus Nationaux en l’occurrence, mais les politiques locaux peuvent les motiver !).

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    • Pascal L Pascal L

      D’accord à 100 % !

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