Un nouveau policier mis en examen pour avoir fracassé le crâne d’Angelina en 2018
Un nouveau policier a été mis en examen pour avoir fracassé le crâne d’Angelina (anciennement connue sous le pseudonyme de Maria) le 8 décembre 2018 en marge d’une manifestation à Marseille, révèle notre partenaire Mediapart ce vendredi 24 avril. Alors qu’elle sortait du travail, elle a reçu un tir de LBD dans la cuisse et est tombée au sol, où deux policiers lui ont asséné des coups à la tête, dont elle garde encore de graves séquelles. Deux policiers ont été identifiés pour ces coups après une longue procédure avec de nombreux rebondissements. Le premier, Vincent R., de la brigade anticriminalité (BAC) Nord au moment des faits et depuis muté dans le Var, a été mis en examen en décembre 2025.
Le deuxième, le brigadier-chef Laurent A, a aussi été mis en examen le 23 avril pour “violences aggravées (par personne dépositaire de l’autorité publique, avec armes et en réunion), avec une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours”, et pour “non-assistance à personne en danger”, confirme le parquet de Marseille à Mediapart. Il a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés, avec interdiction d’exercer sur la voie publique et d’entrer en contact avec les autres mis en cause ainsi qu’avec la victime. Le procureur de la République avait requis sa détention provisoire. Laurent A., aussi à la BAC Nord à l’époque, a depuis rejoint le renseignement territorial (RT). Au total dans cette affaire, treize policiers ont été mis en examen pour “non-assistance à personne en danger” et avoir assisté aux violences sans intervenir. Ils sont tous présumés innocents.
Source : MediapartCommentaires
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Ce policier a été mis en examen mais le juge des libertés et de la détention a simplement décidé son placement sous contrôle judiciaire et il est sorti libre alors que le parquet demandait sa détention provisoire.
Ce régime de liberté pour ce policier criminel (l’atteinte à l’intégrité physique est bien constitutive d’un crime) préfigure plutôt une peine symbolique avec sursis ou une peine de prison de courte durée qui ne sera jamais à la hauteur du handicap à vie subi par Angelina. Il en est de même pour tous ses complices et pour sa hiérarchie.
En tous cas bravo a Angélina et a son avocat pour la persévérance dont ils font preuve et tous nos vœux de succès dans les poursuites et requêtes d’indemnisation qui cependant ne répareront jamais les dommages subis.
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