Risque inondation : la bataille de l’Huveaune
Approuvé par le préfet fin février, le plan de prévention du risque inondation de l'Huveaune a donné lieu à une négociation serrée entre la Ville et les services de l'État. Ces derniers sont loin d'avoir donné raison à l'ensemble des demandes municipales. Remontée du fleuve à la rencontre des points chauds.
Un sentier improvisé sur les rives du fleuve côtier. Photo : B.G.
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“En clair, le haut fonctionnaire reproche au PPRI de ne pas prendre en compte la nécessité de renouvellement de l’est et du sud marseillais”.
Ben oui. Il s’agit d’un PPRI, pas du énième projet immobilier du clan Gaudin-affairistes.
Cet article illustre toute la médiocrité de cette municipalité, qui ne sait que bétonner encore et toujours pour engraisser ses amis promoteurs et acteurs du BTP.
L’Agam fait un bon travail de son côté, malgré les contraintes de son donneur d’ordre. Si ses travaux étaient suivis, Marseille aurait une autre allure.
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Depuis l’acte II des lois de décentralisation, les services de l’Etat sont constamment confrontés aux pressions des élus et notamment à Marseille. Comme sur les fonctionnaires municipaux, qui sont aux ordres depuis longtemps, les élus,— le plus souvent ignorants de toutes les règles de l’art et aveuglés par le bon sens — exigent des dérogations aux règlements nationaux en vigueur pour satisfaire leur électorat. La sécurité des biens et des personnes est reléguée au second plan. Quant à la sécurité publique,elle est ressortie seulement après chaque catastrophe naturelle; alors les élus, la main sur le cœur, accusent l’incurie de l’Etat… Les contraintes, sur les enjeux définis par les techniciens qui dressent le PPRI, touchent forcément aux enjeux privés et économiques des particuliers et des promoteurs. Aussi,les élus devraient être neutres et passifs lors de l’élaboration de ces documents. Alors, aujourd’hui la plus grande qualité demandée à ces fonctionnaires de l’Etat demeure l’aptitude à résister, surtout côté de la Canebière.
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C’est désolant de constater qu’une tragédie comme celle de La Faute-sur-Mer ne sert pas de leçon. Que cherchent ces élus et leurs services qui ne voient que des contraintes “dogmatiques” et “inapplicables” là où il est d’abord question d’intérêt général ?
La ville de Marseille ne manque pas de place pour se renouveler et se développer. Mais peut-être faudra-t-il admettre que ce renouvellement et ce développement doivent désormais moins passer par le bétonnage de tout terrain libre que par une densification de la ville existante, où il y a de quoi faire…
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