Repris par la Ville, des salariés de la Sodexo dénoncent « un couteau sous la gorge »
Une vingtaine de salariés doivent quitter la Sodexo pour intégrer les services municipaux dans le cadre de la fin de la délégation de service public. Ces employés qui travaillent à la facturation, à l'encaissement ou à la maintenance dénoncent un transfert contraint.
Repris par la Ville, des salariés de la Sodexo dénoncent « un couteau sous la gorge »
Ils n'ont pas signé. Aucun salarié de la Sodexo n'a renvoyé sa fiche d'impact à son futur employeur, la Ville de Marseille. Pourtant, le courrier prévoyait une remise effective, ce lundi, auprès de la direction des ressources humaines, avec deux cases à cocher : j'accepte ou je refuse "les conditions statutaires et financières" de la reprise par la Ville de Marseille du contrat de travail. Cette proposition intervient dans le cadre de la fin de la délégation de service public (DSP) historique qui lie la Ville à la multinationale de restauration collective depuis plusieurs décennies. La fin du monopole de la Sodexo était une promesse du Printemps marseillais avant son accession au pouvoir en 2020.
Il y a quelques semaines, cette promesse a accouché d'un résultat concret mi-figue, mi-raisin : la transformation du contrat de DSP en trois marchés publics, dont le plus gros a été emporté... par la Sodexo. Son concurrent Elior fait son entrée sur un marché plus petit, dans les 15e et 16e arrondissements, le deuxième marché, dans les 6e et 8e, étant également attribué à une filiale de la Sodexo. Quant au retour en régie, il ne concerne qu'une toute petite partie du service, essentiellement centrée sur la facturation et l'encaissement, la maintenance des équipements, les animations et le suivi qualité. C'est dans ces services que les transferts de personnel doivent avoir lieu d . . .
oh ben oui, devenir fonctionnaire titulaire à la ville de Marseille, quel déclassement ! Notons la discretion de Sodexo, qui littéralement abandonne ses employés.
Fait amusant : FO briseur de grève.
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Comme quoi , en réalité on cherche encore les immenses avantages des fonctionnaires…
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Le choix de mettre ce sujet en tête de une, de préférence à celui de l’industrie et de la mise en examen d’ArcelorMittal, m’interpelle… : puisqu’on parle d’impact…
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Cet article mériterait un point de droit. Sans cela, j’ai peine à comprendre…
A priori, ce sont les salariés de la Sodexo en CDI avec la sodexo. S’ils ne partent pas à la Ville, pourquoi leur CDI est rompu? Et s’il l’est, quel serait le motif de licenciement de la Sodexo?
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Comme quoi le fonctionnariat ne fait plus rêver…. 🙂
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Pierre Robin est décidément très soucieux de la santé juridique de la Mairie de Marseille : il « saisit » l’inspection du travail pour prendre son avis quand à un risque juridique couru par sa municipalité. Étonnant de prévoyance et de solidarité, pour un élu d’opposition … A moins qu’il s’agisse tout bonnement d’une dénonciation !
Décidément, il le dégaine vite, son six-coups procédurier, ce noble pourfendeur des fautes de gestion.
L’essentiel c’est l’avenir professionnel du personnel concerné à la SODEXO. Laquelle est bien silencieuse dans cette affaire. A croire qu’elle aurait intérêt à ce que le climat social se détériore dans les cantines marseillaise !
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Et voir un élu LR solliciter l’inspection du Travail alors que LR ne cesse d’agir pour couper les moyens légaux et financiers de cet organisme, c’est un peu fort de café.
Et le pompon, c’est Rué qui s’en mêle, l’homme qui avait donné une carte d' »honneur » FO à Gaudin.
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On n’y comprend rien :;
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C’est que le PM n’a, en fait, pas créé de régie publique sous forme d’EPIC pour gérer ce périmètre. Dans ce cas, l’intégralité du statut des employés de SODEXO leur aurait bénéficié pendant 18 mois. Ils auraient eu le droit soit d’accepter ce transfert sous contrat privé maintenu, soit de se retourner vers SODEXO pour exiger la poursuite de l’exercice de leur contrat de travail.
Il apparaît plutôt que la solution trouvée l’année dernière n’avait pour objectif que de (mal) masquer un recul important sur le programme du PM concernant la construction d’une régie pour la totalité de la restauration scolaire.
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