Radioscopie des Rosiers, un quartier abandonné : retour sur un plan de sauvegarde pour rien

Actualité
le 26 Fév 2020
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Une nouvelle opération de réhabilitation des Rosiers est envisagée, dans le cadre du plan "Initiative Copropriétés", énième dispositif d'intervention des pouvoirs publics dans les copropriétés dégradées. Cette résidence a pourtant déjà fait l'objet d'un plan de sauvegarde de 2006 à 2008, avec 5 millions d'euros de travaux. Dix ans plus tard tout est à refaire.

Remis à neuf dan le cadre du plan de sauvegarde, le centre social des Rosiers est aujourd'hui à l'abandon.

Remis à neuf dan le cadre du plan de sauvegarde, le centre social des Rosiers est aujourd'hui à l'abandon.

L'enjeu

La cité des Rosiers est de nouveau une priorité des pouvoirs publics. Or, la copropriété dégradée a déjà fait l'objet d'un plan de sauvegarde de 2006 à 2008, sans redresser la situation.

Le contexte

Le gouvernement a fait des grandes copropriétés de Marseille, la priorité de son vaste plan de lutte contre le mal-logement. Les Rosiers ne sont pas classés en priorité nationale.

C’est la fête aux Rosiers. Ces journées « Architecture et environnement » de ce dernier week-end de novembre 2007 sont à marquer d’une croix. Pour son cinquantième anniversaire, la résidence s’est vu attribuer le label prestigieux de « Patrimoine du 20e siècle » par le ministère de la culture, avec une plaque posée en grande pompe en présence d’officiels. […]

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Commentaires

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  1. Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

    ok je veux bien tout entendre, argent détourné, ghettos mais lorsque je lis que les ouvriers du chantier sont caillassés, je ne comprends plus !! flûte pensez vs que les italiens, espagnols et portugais, fuyant par la misère dans leurs pays, qui sont arrivés pour travailler en France se retrouvait dans la même précarité et leurs enfants ne cassaient pas tout. Je pense que malheureusement (et je vais me faire traiter de racistes) certains habitants issus d’une immigration plus récentes laissent leurs enfants à la dérive !!

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    • Zumbi Zumbi

      Madame, je vous rappellerai un « petit detail » : au début des années 60, quand mes camarades de classe tournaient mal leurs parents, leurs instits leur disaient :  » si tu fiches rien à l’école on te mettra à l’usine ». Et je voyais mes voisins parqués à l’école communale en classe dite de « fin d’études » jusqu’à 14 ans (en cm2 le caïd qui copiait mes devoirs et me protégeait dans la cour avait 5 ans de plus que moi !) bientôt « devenir des hommes » parce qu’ils « ramenaient leur paie à la maison » chaque samedi et s’achetaient leur premier vrai blouson noir, plus tard leur première mob. Ce n’était pas le paradis des pseudo Trente Glorieuses, ils n’étaient toujoursiop pas des enfants de choeur mais ils avaient un de but de statut social identifiable.
      La sécheresse des statistiques de l’emploi ne dit pas tout, mais elle se traduit très brutalement dans la vie des familles, et dans les formes de la délinquance juvénile — passage de vie adolescente ou dérive sans retour.
      Ça, ce sont des souvenirs de vieux schnock, si vous en voulez une version sociologique et littéraire lisez Charlie Bauer.
      Denier « détail » : beaucoup de ces anciens blousons noirs, n’ayant pas ou peu connu le chômage, ont été les premiers occupants des barres d’HLM qui poussaient partout où il y avait des usines, ont acheté ensuite leur appart, l’ont ensuite revendu ou y ont mis des locataires… et habitent aujourd’hui des banlieues pavillonnaires ou des noyaux villageois. Et ont peur de ceux qui ont entamé après eux le même parcours social et urbain mais ont été arrêtés à la case chômage et ghetto.

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    • PromeneurIndigné PromeneurIndigné

      Rien n’est simple, il est facile de dire c’était mieux avant. Avant la guerre de 1940 puis à l’époque des 30 glorieuses à Marseille le grand banditisme prospérait. La ville avait acquis avec la French connexion, le surnom, peu enviable, de petit Chicago. Certains des animateurs, si l’on peut dire, du grand banditisme étaient des Français d’origine italienne , telle que SPIRITO ou Mathieu et Gaëtan ZAMPA. Pourtant à Marseille et dans toute la région ,à l’époque les emplois, qu’on apprenait sur le tas , sans avoir fait « de longues études » étaient nombreux dans les industries alimentaires, les constructions et la réparation navale, la marine marchande, le commerce, la pétrochimie etc.. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. En conséquence il est difficile pour des parents qui ont perdu leur emploi et ne parviennent pas à en trouver de servir d’exemple à leurs enfants. Quant aux parents qui ont un emploi, il ne leur est pas toujours possible de surveiller leurs enfants. Pensez par exemple à ces agents de sécurité qui travaillent la nuit ou à ses femmes qui nettoient également la nuit des locaux commerciaux, les bureaux etc. il faut lire sur ce sujet « le quai d’Ouistreham » par Florence Aubenas

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  2. Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

    réponse à PromeneurIndigné :
    que j’ai lu bien évidemment, car grand reporter, de gauche comme moi. Mais je reconnais ce que vs dites l’époque mafia, qui a commencé avec defferre etc.. Des familles dans la précarité avec beaucoup d’enfants, un salaire de misère qui ne permet pas de vivre. Mais car il y a un mais j’ai fait du soutien scolaire durant 7 ans dans des quartiers (Manosque 04) qui n’ont rien à voir avec ceux de Marseille. Et force a été pour moi de constater que beaucoup de parents ne travaillant pas (je ne dis pas qu’ils sont coupables de ne pas avoir de travail) mais ils sont chez eux et j’y ai vu leurs enfants en bas âge traîner jusqu’à très tard. Des enseignants désespérés de voir beaucoup de leurs élèves (ZEP à l’époque) absents de nombreuses fois, ils savaient très bien que les excuses n’étaient pas justifiées. On va pas refaire une politique de la ville maintenant mais je pense à mon âge (69 ans) qu’ils auraient fallu prendre ces familles en charge, les acccompagner, car venant de pays à la culture à mille lieux de la nôtre, des habitudes de vie qui n’avaient rien à voir avec l’immigration européenne du 20ème siècle, donc plus grandes difficultés à s’intégrer. (mais à l’époque je ne voulais pas le reconnaître), dédoubler les classes bien avant, ne pas créer de ghetto

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