Procès du triple narchomicide : confrontation tendue entre accusés et familles de victimes

Actualité
le 20 Oct 2026
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L'ouverture du procès du triple homicide qui s'est ouvert devant la cour assises des Bouches-du-Rhône, ce 19 octobre, a été marquée par une vive tension entre les proches des victimes — dont la famille d'Amine Kessaci — et les accusés.

Amine Kessaci et son avocat, Pierre-Olivier Sur, au sortir de l'audience, le 19 octobre 2026. (Photo : CBy)
Amine Kessaci et son avocat, Pierre-Olivier Sur, au sortir de l'audience, le 19 octobre 2026. (Photo : CBy)

Amine Kessaci et son avocat, Pierre-Olivier Sur, au sortir de l'audience, le 19 octobre 2026. (Photo : CBy)

C’est une mère qui tapote du côté de son cœur, puis — tendant légèrement les doigts — regarde avec intensité chacun des accusés. La scène, furtive, se passe lors d’une interruption d’audience, en fin de matinée ce lundi 19 octobre, dans la vaste salle du palais de justice Monclar, à Aix-en-Provence. Le geste n’est pas celui d’une menace, plutôt une manière de dire : je suis là avec ma douleur et je te vois. Car ce premier jour de procès est d’abord celui d’une confrontation tendue.

Là, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, Amine Oualane, présenté comme un haut cadre actuel de la DZ Mafia, Malik Kariba et Nadjim Ahamada Mbae doivent répondre de récidive d’assassinat. Ahmed Zakaria Bensaci comparaît, lui, pour assassinat et Karim Harrat, commanditaire supposé de ces trois morts, pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un assassinat.

Sur fond de guerre entre clans rivaux du narcotrafic marseillais, tous cinq sont accusés d’avoir volontairement donné la mort, avec préméditation et en bande organisée, à trois autres jeunes Marseillais : Brahim C., Réda K. et Nassim L. dont les trois corps calcinés ont été retrouvés en deux temps, dans deux voitures incendiées. Les deux premières dépouilles ont été découvertes à l’aube du 29 décembre 2020. Le troisième corps, celui de Nassim L. est retrouvé, lui, démembré et calciné, le 6 janvier 2021. 

Hélicoptère et silence épais

Il est 9 h 15 lorsque les accusés sont accompagnés dans leur long box vitré par une dizaine de policiers encagoulés. Quelques heures plus tôt, leurs escortes policières ont fendu le petit matin aixois, à vive allure . . .

Coralie Bonnefoy

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