Pour la justice, le patron de la CGT du port a porté « atteinte à la démocratie sociale »

Actualité
le 1 Juin 2026
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Le puissant leader de la CGT du Grand Port maritime de Marseille et l'ancien trésorier du comité d'entreprise sont reconnus coupables d'abus de confiance pour le détournement de quelque 264 000 euros au détriment du CE. Leur peine d'un an de prison avec sursis est assortie d'inéligibilité.

Pascal Galéoté et Bernard Cristalli (de dos) en compagnie de leur avocat Philippe Vouland, le 28 avril 2026 au tribunal. (Photo : C.By.)
Pascal Galéoté et Bernard Cristalli (de dos) en compagnie de leur avocat Philippe Vouland, le 28 avril 2026 au tribunal. (Photo : C.By.)

Pascal Galéoté et Bernard Cristalli (de dos) en compagnie de leur avocat Philippe Vouland, le 28 avril 2026 au tribunal. (Photo : C.By.)

"Une appropriation du budget de fonctionnement du CE (comité d'entreprise) par un petit nombre pour réaliser des paiements dans un intérêt autre que celui du fonctionnement et de la mission économique du CE". Il faut peu de mots à Margaux Kennedy, présidente de la sixième chambre du tribunal judiciaire de Marseille, ce lundi 1er juin, pour synthétiser ce qui fait pour le tribunal la culpabilité de Pascal Galéoté et Bernard Cristalli. Les deux élus CGT, respectivement secrétaire du comité d'entreprise (devenu comité social et économique) du Grand Port maritime de Marseille et ancien trésorier de l'instance, sont condamnés pour abus de confiance après le détournement, entre 2014 et 2018, de 264 000 euros au détriment du CSE portuaire.

Dans la salle d'audience bondée, le public composé de nombreux militants syndicaux de la CGT, les peines prononcées sont accueillies par un silence épais : douze mois de prison avec sursis pour les deux hommes, assortis de 5 000 euros d'amende pour Pascal Galéoté et de 3 000 euros pour Bernard Cristalli. Mais ce qui crispe la salle, ce sont ces trois ans d'inéligibilité annoncés par la présidente. Car les prochaines élections professionnelles auront lieu en décembre 2026. Les deux représentants syndicaux échappent toutefois à une exécution provisoire qui leur aurait fait perdre leurs mandats immédiatement. "Nous allons faire appel", pose . . .

Coralie Bonnefoy

Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    Je suis attaché à la CGT qui a un rôle essentiel, mais je ne soutiendrai pas ces personnes. Les faits sont graves et ce jugement ne peut être mis sur le compte de la « répression syndicale ». C’est offenser les camarades qui ont véritablement subi une réelle répression syndicale injustifiée et injuste. Là il y a des faits établis de détournement pour des frais personnels, et des « explications » qui ne tiennent pas la route. Et que dire de cette attitude scandaleuse envers les journalistes ? Impardonnable.

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    • Marc13016 Marc13016

      +1

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  2. PatSEMP PatSEMP

    Tout à fait d accord avec Marskaa.
    Cette attitude ne peut que desservir la CGT dans son ensemble.
    Les syndicats ont beau jeu de dénoncer l attitude de certains chefs d entreprise alors que certains militants appliquent les mêmes méthodes, tout en se cachant derrière leur étiquette syndicale.

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  3. petitvelo petitvelo

    On a failli entendre « le syndicalisme c’est moi ». Il n’y a pas que les patrons qui doivent respecter la loi.

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